Un homme improbable

Une fois n’est pas coutume, je ne vais pas vous parler des lardons, de nos dernières sorties ni même de ma petite personne ou de mon entrejambe qui ne faisait pas le fier il y a 8 ans tout pile (trending topic sur ma page facebook depuis samedi). Parce qu’aujourd’hui, c’est une journée spéciale. On a sorti la vaisselle des grands jours et on a même mis des petites serviettes dedans. Parce qu’aujourd’hui, c’est l’anniversaire d’un protagoniste secondaire de ce blog mais qui tient pourtant le premier rôle dans mon coeur depuis tant d’années.

… Je précise qu’il faut lire cette dernière phrase en ricanant sous cape. L’homme a en effet une petite tendance à la mièvrerie. Pas de bol pour lui : moi pas du tout. Par contre, je m’en amuse énormément. Pas de « mon coeur mon amoûûr » pour lui, je l’affuble plutôt de sobriquets ridicules que les enfants commencent d’ailleurs à reprendre : il y a quelques jours, le lardon a été surpris de me voir rentrer sans saluer son père dans la seconde. Il s’est exclamé : « Ben! Tu fais pas de bisous à Bibiche? » – rires hilares de l’assemblée (moi)

3

Se geler les oreilles ou porter le bonnet de sa femme? Bibiche a tranché.

Comme vous l’aurez compris, le romantisme (auquel je suis à son grand regret hermétique) n’est pas l’atout séduction de L’Homme. Moi ce que j’aime, c’est rire. Et ce qui est formidable avec cet homme, c’est qu’il est drôle malgré lui : that’s the best kind!

C’est en effet un homme assez improbable. Un homme qui m’offre la même paire de boucles d’oreilles en double par ce que sur le site il avait renseigné un 2 dans la case « quantité » puisqu’il souhaitait acheter deux boucles d’oreilles.

Un homme qui mesure le mur et calcule savamment qu’il faudra poser neuf laies et demi de papier peint, et qui en achète donc dix rouleaux en se disant que quand même, la facture est rudement salée pour un mur de six mètres de long (tu m’étonnes).

2

Se faire tremper ou utiliser le parapluie à paillettes? Bibiche a tranché.

Un homme qui rentre de courses tout fier de s’être acheté des tongs tout seul, se flattant du modèle choisi avec goût et expertise, puis qui déchante en voulant me faire un défilé de mode car il se rend compte qu’il a pris deux pieds droits.

Un homme qui a un peu trop tendance à s’emballer et qui cède vite à la panique quand il ne m’entend plus, parce qu’il a toujours peur que je « calanche dans un coin », particulièrement lorsque je suis dans le bain : il vient régulièrement vérifier que je suis encore à la surface. Même chose quand je me relève la nuit, il rapplique systématiquement à la manière d’un fidèle petit caniche pour vérifier que je puisse bien maintenir la position verticale. A sa défense, il m’a déjà rattrapée deux fois en pleine chute : fortiche Bibiche!

1

Poule de luxe

C’est un Homme qui est à mes petits soins donc, qui se porte volontaire pour m’aider à me mettre des gouttes dans les yeux, puis qui m’enfile l’embout en plastique sous la paupière, persuadé de la précision de son geste médical, me rayant la cornée au passage et m’obligeant à me mettre de la pommade cicatrisante en plus des gouttes dans les yeux pendant plusieurs jours (j’ai kiffé)

Bref, j’ai à la maison un homme qui se mord les doigts quand il mange un sandwich, qui hurle de terreur au saut du lit quand il croit voir un serpent par terre alors que c’est une ceinture, ou qui fait n’importe quoi quand il téléphone pour s’occuper les mains, genre mettre un coup de ciseau dans un drap ou faire tournoyer la ficelle des stores et se coller l’embout en plastique dans l’oeil. Bref, un Homme improbable.

Improbable, mais formidable.

(zéro sarcasme)

4

#BibicheForever

Photos issues de mon instadinde

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

(2298)

Rendez-vous sur Hellocoton !

Des pompons pour encourager les bons comportements {éducation}

« Attention, si vous ne vous dépêchez pas de vous habiller vous n’aurez pas de dessin animé ce soir! »

Franchement, qui n’a jamais prononcé cette phrase pour tenter de faire s’activer les lardons qui sont encore en pyjama à 8h10 alors qu’il faut partir à l’école à 8h20? Et si par malheur l’enfant met les deux pieds dans le même sabot, le parent s’énerve tout seul, monte dans les tours, punit à tour de bras et finalement regrette de s’être emporté sitôt les enfants déposés à l’école. Et pour couronner le tout, le soir venu, le parent ne veut pas se démonter en revenant sur sa punition et les gamins se retrouvent privés d’écran même s’ils sont adorables tout le reste de la journée : c’est un système perdant-perdant. En tout cas, je me suis retrouvée dans cette situation de nombreuses fois et je me couchais toujours le soir en me disant que je n’avais pas super bien géré mon coup.

Puis en avril dernier, je suis tombée par hasard sur un site américain détaillant un système de « reward jar » (un bocal à récompenses) que nous expérimentons depuis avec les lardons.

[Attention : réflexion pédagogique] J’ai souvent lu qu’il ne fallait pas récompenser les enfants pour leurs bons comportements, ni pour leurs bons résultats scolaires. L’envie de bien se comporter, ou de bien travailler, ne doit pas être motivée extrinsèquement par la récompense (paye ton jargon de l’EN). On doit le faire pour le plaisir de s’améliorer et de tendre vers le mieux. C’est sûr que ce serait l’idéal, mais au quotidien, que ce soit à la maison ou au travail (où je donne des gommettes et des tampons smiley à mes élèves), je ne vois que des avantages à mettre les enfants dans une spirale de réussite, même s’il y a la carotte au bout.

1

Les objectifs quotidiens

Pour commencer, nous leur avons présenté le système en leur demandant de trouver 3 objectifs chacun, facilement réalisables. Des petits trucs sur lesquels travailler pour que la vie de famille soit la plus sereine possible. En gros : de nous dire quels types de comportement nous faisaient généralement péter les plombs. Sans surprise, le lardon nous a dit qu’il pouvait s’engager à mettre ses chaussures tout seul (ce qu’il refusait de faire à l’époque à la maison et qui me faisait hurler tous les matins), à ne pas se relever le soir (ce qui nous faisait hurler tous les soirs) et à ne pas nous faire répéter les consignes 10 fois.

2Au bout d’un mois le problème « chaussures » avait été totalement réglé et nous sommes passés à la vitesse au dessus…

Le Niminus a quant à elle bien ciblé qu’on se fâchait bien souvent sur les devoirs qu’elle faisait en trainant la patte. Elle a eu plus d’objectifs différents que son frère au cours de l’année, en fonction de certaines mauvaises habitudes qui commençaient à s’installer, comme couper la parole ou sauter dans la maison (à longueur de journée, cela tape grandement sur le système)

Une fois les trois objectifs définis et notés sur les bocaux joliment décorés, nous avons pris l’habitude chaque soir avant le coucher de faire un petit bilan de la journée. Chaque enfant énonce les objectifs de sa journée et nous décidons ensemble s’ils ont été atteints. Ils gagnent donc un pompon à chaque réussite.

4

Les pompons bonus

Les lardons participent à leur niveau aux tâches ménagères, en débarrassant la table et en vidant le lave vaisselle par exemple. Ils ne peuvent pas gagner de pompon pour cela car ce n’est pas une fleur qu’ils nous font mais un comportement normal. Mais lorsqu’ils décident d’eux-mêmes de faire un petit quelque chose de plus, l’Homme ou moi pouvons décider de leur attribuer un pompon bonus. Un rangement de chambre sans sommation de notre part, de placard à chaussures, aller se doucher en autonomie ou tout simplement lorsqu’il n’y a pas eu de conflit entre eux de la journée (autant vous dire que ce pompon est rarement attribué pendant les vacances!)

Les pompons… malus

Il est rare que nous reprenions les pompons durement gagnés, mais il y a une circonstance dans laquelle nous le faisons : la violence verbale ou physique. Là dessus j’avoue que je suis très chiante (et voilà, j’ai perdu 1 pompon pour le gros mot!)

Mais alors, à quoi ça sert ces pompons?

Les pompons gagnés deviennent alors leur monnaie d’échange. Bien souvent, cela nous permet de réguler le temps d’écran des lardons. Un dessin animé (environ 20 minutes) leur coûtera 4 pompons (2 chacun), alors qu’une vingtaine de minutes de jeu sur la tablette leur en coûtera 3. Nous avons aussi convenu avec eux d’autres récompenses plus onéreuses, comme des « sorties pokémon » (= jouer à Pokémon Go dans la rue) à 10 pompons ou un McDo à 30 pompons (ça régule également le Mc Do car en bientôt 1 an nous n’y sommes allés qu’une fois). L’Homme a également accepté de mettre un hamster sur la liste des récompenses, mais à ce jour il reste fort onéreux : 200 pompons. Sans la cage. L’Homme préfère ne prendre aucun risque.

5

L’Homme dans le rôle du percepteur récupérant la taxe « dessin animé »

Je leur propose aussi parfois de contribuer en pompons lorsqu’ils me tannent pour acheter quelque chose : par exemple le Niminus a déjà perdu 3 élastiques (pour sauter à l’élastique), donc la dernière fois elle m’a donné des pompons pour que je lui en rachète un nouveau. Je trouve que cela contribue à lui apprendre la valeur de l’argent, et à prendre encore davantage soin de son matériel.

Le sujet épineux de la triche

Nous avons mis un point d’honneur à leur expliquer que ce système se basait sur la confiance et l’honnêteté, donc la réserve à pompons est dans un tiroir libre d’accès. A ce jour, je ne les ai jamais surpris à se servir dedans, ou dans le bocal de l’autre. Nous avons également été souvent surpris de la solidarité fraternelle qui se mettait en place lorsque l’un des enfants était à court de pompons pour un dessin animé : l’autre lui donnait de bon coeur l’un de ses pompons (en disant : allez, je te paye un dessin animé!)

6

La sortie pokémon à 10 pompons faisant travailler les maths…

Le bilan

Bien entendu ce n’est pas une formule magique ou un remède miracle : à l’heure qu’il est le lardon est toujours en train de faire le bazar dans sa chambre et est déjà allé maintes fois dans le lit de sa soeur. Mais en mettant des mots avec eux sur les comportements qui généralement créent une situation tendue, nous arrivons globalement à travailler dessus et à les dépasser. En tout cas au bout d’un an, ils ne sont pas lassés du système qui a déjà subit de nombreuses évolutions. L’Homme est lui aussi convaincu, il aimerait d’ailleurs que j’accepte d’avoir mon propre bocal à objectifs (ranger ma chambre, ne pas laisser trainer mes boucles d’oreilles partout… la liste serait longue)

Bien sûr, ce système peut prendre de nombreuses formes, le bocal peut devenir boîte, les pompons (que vous trouverez dans tous les magasins de loisirs créatifs) peuvent être remplacés par d’autres petits objets comme des boutons, des coquillages… L’important étant qu’il y ait quand même de la diversité car les lardons adorent choisir les couleurs au gré de leurs envies.

3

Enfin, je vous rappelle que mon souhait ici était uniquement de vous présenter une méthode qui fonctionne plutôt pas mal dans notre famille et à laquelle j’ai trouvé de nombreux bénéfices, notamment celui de beaucoup moins crier (il n’y a pas que les enfants qui s’améliorent 😉 ). Si vous pensez que cette méthode peut fonctionner avec vos enfants, je vous rappelle juste qu’il est important d’en établir les règles avec eux, en décidant ensemble de quelques objectifs simples à réaliser et des récompenses, et de toujours garder de la souplesse pour ne pas vous enfermer dans un système trop rigide.

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

(2048)

Rendez-vous sur Hellocoton !

Le ballon militantiste

Hier matin, alors qu’un rayon de soleil faisait une furtive apparition et malgré un vent qui a véritablement fait décoller le Niminus sur quelques centimètres (cette enfant est en carton), nous sommes partis direction le centre-bourg pour prendre l’air et chasser le Pokémon.

Comme tu le sais, je ne suis pas sportive, mais je t’assure que cette activité fait travailler le cardio : il faut en effet être hyper alerte quand l’enfant en charge du Pokédex (= ton portable affublé d’une odieuse dragonne de cou) chasse le Pikachu sans regarder où il met les pieds et celui dont ce n’est pas encore le tour galope jusqu’à la prochaine intersection.

Hier était un jour de chasse semblable à tous les autres, sauf qu’au moment où ils débattent généralement pour savoir qui fera tourner le Pokéstop, le lardon a repéré d’un oeil ébahi le Saint Graal de tous les lardons du monde : un arbre à ballons. Tu sais, un arbre à ballons! Ce vil mât semblable à un porte-manteau que l’on trouve à l’entrée de tous les restaurants gastronomiques des familles (genre Flunch) et orné de mille ballons aux couleurs criardes au bout d’une mirifique tige en plastique. L’objet de toutes les convoitises, quoi!

ball-1786430_960_720

Je me suis d’abord demandé ce que faisait un tel présentoir devant la pharmacie de mon patelin. Sans mes lunettes, je ne pouvais pas lire le texte qui y était inscrit, mais les couleurs plutôt sérieuses des ballons et la police pas très funky collaient bien avec une pub pour un médoc pas très olé-olé, genre crème anti-hémorroïdes.

Les lardons ont voulu s’approcher, mais j’ai tout de suite opposé mon véto en avançant l’argument massue suivant : nous avions visité un restaurant étoilé l’avant-veille, donc en matière de tige à ballons qui traînent partout dans la baraque, nous étions déjà bien assez équipés.

Et puis, il y avait deux mecs un peu chelous à côté des ballons, et je n’avais en aucun cas envie qu’il me mettent le grappin dessus pour me sonder sur mes besoins en matière de crème à trou de balle (même s’il parait que ça marche du tonnerre contre les poches sous les yeux).

Eh bien figurez-vous que ces ballons n’étaient aucunement pharmaceutiques. Mais ils avaient quand même bien un lien avec les trous de balle, puisqu’ils étaient… politiques. En effet,  au moment même où mes yeux de taupiqueur (ceci est tout à fait un nom de Pokémon) ont réussi à faire la mise au point sur le texte des ballons,  le mec qui était en train de les arranger en algorithme bleu-blanc-rouge s’est mis à hurler « Filloooon! Tu vas te ramasser aux électioooons! » (ou autre éclat vocal à teneur philosophiquement semblable et qui rime avec -on)

Et le texte des ballons? Je vous le donne en mille :

Votez Macron!

balloons-1835902_960_720

Bref. Nous passâmes prestement notre chemin pour nous rendre à notre destination initiale : le monument aux morts (qui est également un Pokéstop).

Et depuis, je repense beaucoup à ces militants 2017 et à la stratégie électorale de cette équipe de communication en imprimant des ballons-Macron, en les plaçant au bout de tiges en plastique puis en demandant à de jeunes militants d’aller les distribuer devant des pharmacies de campagne un samedi matin. J’ai plusieurs pistes, plus ou moins plausibles :

  • Ils pensent que les 3/6 ans ont le droit de vote et tentent de les soudoyer. Ils avaient bien pensé aux bonbons-Macron mais avaient peur du scandale politique lorsque le grand public apprendrait que des militants appâtaient les enfants dans les rues franc-comtoises en leur filant des bonbecs.
  • Le ballon offert à l’enfant n’est qu’un prétexte pour harponner les jeunes parents si dépourvus de sommeil qu’ils en deviennent un peu mous du neurone  – et donc fort manipulables.
  • Ils ont repris l’équipe de com’ qui avait persuadé Raffarin de devenir le disciple idéologique de Lorie et sa positive attitude. Grand moment de la vie politique française.
  • Ils vivent dans le monde de Charlotte aux Fraises (c’est à dire encore plus cul-cul la praloche que les Bisounous) et pensent réellement qu’un adulte lambda qui va chercher ses médocs pour sa sinusite chronique ou ses verrues plantaires un samedi matin serait tout bonnement enthousiasmé à l’idée de rentrer chez lui avec son petit sachet papier sous le bras et un ballon-Macron fièrement hissé au dessus de la tête.
  • Ils se disent que la jeune mère débordée qui passe devant ce troupeau de moutards se battant pour avoir le dernier ballon bleu se souviendra soudain qu’elle ne doit surtout pas oublier d’aller racheter sa pilule, et qu’elle leur offrira un vote de reconnaissance.
  • Ils pensent tout simplement que leur électorat cible est constitué principalement de gens malades. C’est vrai, peut-être que ce n’est pas la gastro saisonnière qui file la gerbe à toute la population, mais le climat politique actuel. Et ça ne va pas aller en s’arrangeant, regardez : l’électeur, non réjouit de se faire entuber de tous les côtés, ne peut désormais même plus aller acheter sa vaseline en paix.

balloons-892806_960_720

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

(691)

Rendez-vous sur Hellocoton !

Celle qui n’aimait pas se promener.

L’hiver commence enfin à faire moins le malin et a laisser le soleil réchauffer nos petits corps un peu trop engraissés par les nombreuses déclinaisons des plats aux excellents fromages Franc-Comtois (raclette au Morbier = life). Ayant toujours une âme de cul-terreux croisé avec un lézard flemmard, j’éprouve le besoin d’être au grand air dès que j’entrevois un petit coin de ciel bleu, au grand dam de l’Homme qui se contente tout à fait de baisser les volets pour mieux voir l’écran de la console.

Hier donc, écoutant l’appel des pâturages et des chemins boueux, j’ai proposé aux lardons d’aller donner du pain sec aux quelques chevaux que nous avions croisés quelques jours plus tôt dans un champ assez proche. Emballés à l’idée d’aller sauter dans les flaques, ils ont tout de suite enfilé leurs bottes et leurs bonnets, et en route mauvaise croute! (copyright lardon 2015)

17036091_1852988838276425_764355500_o

J’ai vraiment découvert ce qu’était une promenade quand j’ai eu le Niminus. Il faut dire qu’à part les vieux qui errent traditionnellement dans les rues du village le dimanche après-midi entre 14 et 15h, qui se promène encore de nos jours? Certainement pas moi, à part entre les allées du Séphora.

Mais ça, c’était avant d’avoir des gosses à aérer quotidiennement.

Les premiers mois de maternité, les promenades en poussette ne sont pas franchement interactives (c’est un peu comme pousser un caddie autour d’un lac quoi), mais pas franchement désagréables non plus. Le problème, c’est que très vite, l’enfant cherche à se barrer de son carrosse, voire, kiffance ultime : à le pousser lui-même (relouterie maximale). Mais le plus souvent, tu te retrouves à porter ton gamin d’un bras, à manœuvrer la poussette de l’autre, et à te demander ce que tu as fait au bon Dieu pour en arriver là.

17016621_1852988821609760_65492400_o

Ou là.

Puis vient l’ère des tricycles, draisiennes et autres vélos à roulettes qui amusent l’enfant environ 2 minutes 30 et que le parent finit systématiquement par se coltiner pendant que le gamin court gaiement 20 mètres devant, libre comme l’air (contrairement à toi qui porte sa trottinette, son casque, son écharpe, et le doudou encombrant à souhait qu’il a tenu à emmener. Un vrai mulet de pâture quoi.)

Mes enfants ayant désormais 4 et bientôt 8 ans, tout cela devrait être derrière moi. Ils ne devraient pas trop traîner la patte, me supplier pour que je les porte ou s’arrêter tout net au milieu d’un passage piéton en déclarant qu’ils ne feraient pas un pas de plus (grand classique).

Mais non. Laissez moi donc vous raconter notre promenade de ce matin.

Pour atteindre le champ béni où broutaient les chevaux encore inconscients de la visite de haut standing qui les attendait, nous avions une quinzaine de minutes de marche. En montée. Cela n’a pas du tout plu au lardon qui traînait sa misère en geignant 10 mètres derrière moi, alors que le Niminus, montée sur ressorts, faisait des sauts de cabri 15 mètres devant en narguant son frère le mou-du-genou. Enorgueilli, celui-ci a voulu refaire son retard en piquant un sprint et en se croutant à mes pieds dans un concert de cris perçants.

Pour calmer les esprits, j’ai proposé une petite chansonnette à trois voix (je vous rappelle que nous étions au milieu des champs, pas en centre-ville) mais là encore, le choix de la chanson faisait débat. J’ai donc suggéré d’arrêter tout bonnement de parler si c’était pour se dire des méchancetés (paye ton sang froid) ce qui n’a pas rencontré un franc succès. Dieu merci un chat errant a eu la bonne idée de venir se rouler devant eux, leur faisant oublier temporairement leur guerre des tranchées.

17015273_1852988701609772_1789982903_o

Chemin faisant nous avons découvert des tonnes de choses plus incroyables les unes que les autres, comme un bâton creux, un caillou qui brille ou un vieux bout de plastique à la provenance suspecte. Qu’à cela ne tienne, le lardon l’aura bourré dans sa poche quand même. Notons cependant qu’il refusera tout net d’y ranger le mouchoir qui venait de collecter sa propre morve.

Pas de vélo ou de trottinette pour nous cette fois, mais à mi-chemin, j’avais repris mes fonctions d’âne-de-bât en portant donc les mouchoirs usagés de mes gosses, le pain pour les chevaux, et les divers artifices dont mes lardons s’étaient délestés alors que j’étais moi-même gelée et avais entrepris de me couvrir la tête avec mon écharpe, façon bédouin des campagnes. Je vous le rappelle : nous étions au milieu des champs. Seuls. On peut donc bien chanter qui qu’a du caca kaki à tue-tête avec un plaid à franges autour de la tête si on veut.

Puis nous somme arrivés au paradis du péquenaud : les chemins terreux après un jour de pluie, pétris par les roues des tracteurs et recouverts d’une boue bien grasse dans laquelle les bottes s’enfoncent délicieusement. C’est presque aussi bien que de tremper ses pieds dans la mer l’été et de sentir le sable chaud entre ses orteils (presque).

Évidemment, je me suis rendue compte à ce moment là que le Niminus était en collants blancs, dont je vous laisse imaginer l’état à notre retour. Elle a même réussi à se coller de la terre au fond des bottes et à faire le flamand rose au milieu d’une flaque pour essayer de l’enlever, le tout en laissant son écharpe tremper dans l’eau. Mais estimons nous heureux : personne ne s’est retrouvé le cul par terre.

17036808_1852991038276205_1440343512_o

Une fois les chevaux rencontrés et nourris, le retour à la maison fut bien laborieux, sans autre objectif en vue que le passage à table alors même que des épinards étaient au menu. Là encore j’ai proposé la chansonnette pour enjouer les foules, mais le coeur n’y était pas, et le lardon, certainement alourdi par les 5 centimètres de boue collés sous ses bottes, a geint tout du long en manquant de s’asseoir dans des crottes de chien lors de ses élans contestataires. Sa soeur n’était pas en reste non plus : galopant comme une génisse au printemps 20 mètres devant, je devais lui beugler toutes les 2 minutes de s’arrêter à l’intersection.

16990069_1852988718276437_1179758841_o

Bon, ça valait quand même le coup.

Je suis rentrée psychiquement vidée. Je rentre souvent des promenades relativement tendue, ce qui est fort agaçant quand on se dit que le but de l’opération est justement de se détendre.

Mais niveau tension, je n’avais encore rien vu : aujourd’hui, on a emmené les vélos…

Le long du Doubs!

Enregistrer

(928)

Rendez-vous sur Hellocoton !

Moisie.

En bientôt 5 ans de blog, j’ai souvent eu des petits passages à vide, mais depuis le début d’année je suis particulièrement mauvaise. Disons le : mon blog sent le moisi. Alors ce soir, je viens juste ouvrir un coup les fenêtres pour faire entrer un peu d’air frais.

Cette période a été particulièrement difficile. Sans vouloir geindre et me faire plaindre (on le sait bien que les profs sont des feignants) je me suis noyée sous un tsunami de boulot en donnant 22 heures de cours par semaine au lieu des 18 qui correspondent au temps plein des profs (des vraies feignasses je vous dit). Sachant que j’essaie au maximum de ne pas bosser quand les lardons sont dans les parages, j’ai souvent été obligée de remplacer mes plages de blogging par des plages de travailling.

Et puis, une fois la journée de boulot abattue et les lardons couchés, il me restait tout juste deux neurones à connecter pour suivre une série d’un oeil (l’autre en profitant pour micro-siester) avant de m’écrouler au lit à des heures indécentes (donc vers 21h13).

1

Si vous voulez vraiment trouver un coupable : blame Netflix.

Il ne faut pas le prendre pour vous, vraiment. Je n’ai pas fait la dinde cet hiver mais l’ours. Parfaitement asociale et d’une humeur tout aussi engageante, je n’avais qu’un but dans la vie : dormir. Qu’une aspiration : qu’on me foute la paix. Mais je compte bien sortir de mon hibernation ces prochains jours, avec l’arrivée des vacances tant attendues.

Il ne me reste donc plus qu’à refermer la fenêtre, et à vous dire à très bientôt 😉

 

(681)

Rendez-vous sur Hellocoton !

Mon ticket d’or

« la vie c’est comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber« .

Il est attendrissant, ce Forrest, mais avouons-le : ce n’est pas lui le couteau le plus pointu du tiroir. Moi je sais tout à fait sur quoi je vais tomber quand j’ouvre une boîte de chocolats, et pas parce qu’il y a un petit livret explicatif. Ca se voit, si un chocolat est au lait ou s’il y a une noisette dedans. On sait d’ailleurs tous très bien qu’il faut éviter les chocolats entourés d’un alu rouge ou bleu parce qu’ils contiennent de la liqueur dégueulasse, non?

Non, quand on a un enfant, c’est bien moins prévisible que cela, surtout qu’il peut muter, avec le temps. Passer du petit caramel mou de la première année à un chocolat noir 90% de cacao qui envoie du bois sans que personne n’ait vu le coup venir.

C’est un peu ce qui s’est passé, avec toi, mon lardon.

1

La première année, tu étais un bébé parfaitement patapouf, une sortie de petit Basset qui se marche sur les oreilles dans la joie et l’allégresse. Tu étais content de tout, on te posait à un endroit et tu y restais sans broncher, heureux de faire la conversation à ta propre main. Tu étais tellement relax max qu’on a même du t’emmener faire une contre-visite chez le docteur parce qu’à 10 mois, tu ne tenais toujours pas assis. Mais il n’y avait pas de souci particulier, juste une zenitude extrême.

Un osthéo à l’époque m’avait dit que tu étais un bébé bien cool, mais que tu avais une bonne réserve d’énergie sous le pied. Et que le moment venu, tu saurais t’en servir.

Lui, il t’avait parfaitement cerné.

Parce qu’une fois que tu as compris que tu pouvais mettre un coude devant l’autre et devenir mobile, tu nous a mis la misère pendant 1 an et demi. Tu nous a retourné la maison en faisant toutes les conneries possibles avec ton petit sourire charmeur et tes yeux plein de malice. Les gens avaient limite la trouille de nous inviter parce que nous faisions entrer tremblement de terre dans leur maison, tsunami inclus.

2

Ta soeur a vraiment eu toute la patience du monde avec toi, et tu pourras vraiment l’en remercier plus tard. Parce que tu lui as mis de jolies taugnées pour un oui ou pour un non et qu’elle ne s’est que rarement retournée. Tu lui as arraché des poignées entières de cheveux. Tu ne peux pas vraiment lui en vouloir de te faire des prises de judo maintenant, pour une fois qu’elle peut se mesurer à un plus petit gabarit.

Pour cela, je redoutais ton entrée à l’école. Tu avais en effet la main légère, dans ta troisième année. En rétrospective, je pense que c’était une manière pour toi de t’exprimer et d’extérioriser tes sentiments, parce qu’une fois que tu as bien réussi à parler, tout cela s’est arrêté. Ta soeur et toi vous frittez toujours à l’occasion, mais rien de plus sanglant qu’une fratrie ordinaire.

Contre toute attente, ta maîtresse trouve même que tu es un petit garçon plutôt calme. Si l’on m’avait dit cela il y a deux ans, je n’y aurais jamais cru. Mais tu passes désormais de longs moments à faire des perles à repasser ou à colorier, en frôlant la crise de nerfs si tu as dépassé. Nous avons même interdiction de parler pour ne pas te déconcentrer (oui, la graine de tyran refait parfois une apparition caméo). Tu commences aussi à bien aimer les jeux de société également, mais ce sont toujours des moments houleux : tu n’as en effet pas la défaite gracieuse. Tu tiens malheureusement de ta mère à ce niveau là.

3

Lardon Potter

Voilà le portrait que je peux faire de toi, à 4 ans tout juste, mais il y a de grandes chances pour que d’ici quelques semaines il ne soit déjà plus très réaliste. Tu es un petit garçon plein de surprises, un peu comme les Kinder. Sauf que dans ces oeufs il n’y a qu’un jouet de pacotille, alors que toi tu es rempli d’or massif. Et que tu sois dans ta période extra fondante ou dans une phase plutôt noir corsé, je crois qu’on s’est bien trouvés. Parce que moi, qu’ils soient crémeux ou intenses, les chocolats, je les aime tous. Et parce qu’avec toi, j’ai vraiment l’impression d’avoir trouvé les 5 tickets d’or à la fois.

I love you bacon boy <3

 

 

Enregistrer

(1083)

Rendez-vous sur Hellocoton !

Je suis la galette, la galeee-teuh (comtoise)

« Ce weekend c’est la galette, YOUPI! » se disent certainement les personnes qui n’ont pas le foie graisseux en ce début d’année (qui sont-ils?). Si tu es comme moi,  l’idée d’ingurgiter de la frangipane après les orgies des fêtes te donne juste envie de vomir  en différé les 2kgs de Ferreros que tu as mangés pendant les fêtes. Tu n’as aucune envie de remettre ne serait-ce qu’un orteil en cuisine, et en plus, les galettes du commerce sont tout bonnement dégueulasses (sorry Pasquier et autres, mais c’est vrai). Mais les lardons seront si contents d’aller se planquer sous la table en se disant naïvement qu’ils ont quand même un sacré bol de trouver la fève à tous les coups.

4

Alors je vais te proposer un compromis qui rendra tout le monde à peu près content : les lardons, ton foie et toi (mais pas Pasquier). Ici en Franche-Comté figure toi qu’on a une galette bien à nous. Ne crains rien, il n’y a ni fromage ni saucisse là dedans : ressemblant à un flan pâtissier, elle est toute de suite beaucoup moins bourrative qu’une galette à la frangipane si tôt après les fêtes. En plus d’être super facile et rapide à faire, elle est toute fine : tu pourras donc sentir en tâtant un peu où sont les fèves. Trop pratique pour le coupage et l’enfumage de lardon.

5

Toute fine!

Je ne vais pas prétendre te sortir une recette familiale que l’on se lègue depuis 5 générations : je tiens ma recette de tonton Marmiton. Par contre, je peux te montrer à quoi c’est censé ressembler :

1

On met le lait, le beurre et le sucre sur le feu

2

On jette la farine d’un coup et on touille tout vite hors du feu pour avoir une boule comme ça

3

Le secret des anciens de nos campagnes : faire bénir la préparation par un pokémon.

La recette que j’utilise est celle-ci. Traditionnellement, elle est parfumée à la fleur d’oranger. Comme je trouve toujours que ça sent les chiottes (sorry pour les fans), je fais la mienne à la vanille ou à la cannelle.

Voilà, c’est tout pour ce premier article de l’année! Je vous laisse avec le roi Dupe XIV, et en profite au passage pour vous souhaiter une excellente année 2017!

6

(396)

Rendez-vous sur Hellocoton !

L’hiver arrive, la peau de croco aussi. Youpi.

Ah l’hiver, mon grand ami. Le froid constant, l’humidité qui te glace les os, la peau qui tire, les lèvres qui craquent. La maison qui se transforme en succursale de laboratoire pharmaceutique. Un pur bonheur. Et cette année, j’ai l’impression que dermatologiquement parlant, personne n’est épargné dans la famille. L’Homme se gratte comme un pouilleux, le Niminus a les poignets aussi doux que de la pierre ponce, et le lardon se mue progressivement en lézard, en commençant par le haut des fesses que je dois lui crémer tous les soirs. Ils n’ont rien à m’envier : dès que je sors de la douche, j’ai la peau du visage tellement tendue que j’ai l’impression d’avoir fait un lifting aussi réussi que celui des frères Bogdanov.

Habituellement, les produits dermatos que nous utilisons sont assez limités : j’utilise la crème Hydrance Optimale d’Avène sur mon visage (légère pour l’été, riche pour l’hiver), j’enduis mon lardon atopique d’un baume peau-du-cul bien gras pour qu’ils garde sa jolie peau de bébé et j’utilise au besoin un lait hydratant plus classique sur sa soeur.  L’Homme se démerde en finissant les fins de flacon par-ci par-là, généralement des restes de crèmes pour bébé (sachant que le lardon a 4 ans, imaginez un peu la tronche des flacons). Mais l’hiver, quand tout le monde a recours à diverses onctions plus ou moins efficaces pour hydrater les différentes parties de son corps, imaginez un peu la tronche de ma salle de bain. Ajoutez à cela les shampoings spécifiques à chacun (ici aussi, l’Homme termine les flacons de shampoing volumateur alors qu’il a 3 poils sur le caillou), les savons et autres joyeusetés saisonnières type sprays nasaux, et je vous jure qu’une vache n’y retrouverait pas son veau.

15748776_1823028957939080_1454299943_o

J’ai reçu avec grand bonheur la nouvelle gamme TriXéra Nutrition d’Avène début décembre. J’adore les produits Avène, je ne suis jamais déçue de la qualité (dixit la personne qui change généralement de crème hydratante tous les mois pensant que l’herbe est forcément plus verte ailleurs). Et le concept de la gamme m’a franchement emballée : 1 formule unique élaborée pour répondre aux besoins de toute la famille. La même crème pour tout le monde. 1 seul flacon pour tous et pour toutes les parties du corps. Gel douche, lait hydratant, la totale.

Comme les sécheresses cutanées des lardons ne sont pas encore bien méchantes en ce mois de décembre, nous testons depuis une quinzaine de jours le lait hydratant. Pour l’instant, il fait le job en redonnant de la douceur et de la souplesse à la peau des enfants.

Là où j’avais des réticences, c’était dans l’utilisation de ce lait sur mon visage. J’avais peur qu’il soit trop riche, donc qu’il m’encombre les pores et fasse fleurir les pustules. Mais vu que je venais d’éventrer mon tube d’Hydrance pour en racler les parois, je me suis retrouvée au pied du mur un beau soir après la douche, le visage tendu comme un drap-housse qui a rétréci au lave-linge. J’ai donc osé l’impensable en m’appliquant ce lait hydratant sur le visage, et finalement, tout se passe bien. Pas de pustule en vue, ni de film gras. Ce qui est un gros point positif : je m’en suis mis sur les jambes post rasage et j’ai réussi à enfiler un collant dans la foulée, et sans poisser. Vous pouvez applaudir la performance.

15778429_1823028674605775_579060954_o

Je n’ai pas encore ouvert les deux autres flacons, pour ne pas ajouter à la file d’attente déjà débordante de l’Homme. Je dois dire que je suis quand même curieuse et presque pas apeurée de tester le nettoyant multi-fluide visage et corps. Je n’accepterais de me collerais du gel douche sur le visage pour rien au monde, entendons-nous bien. Mais comme c’est Avène, je vais relever le défi. Je nous garde le baume sous le coude pour les situations critiques de plaques d’eczéma et démangeaisons que janvier ne manquera pas de nous apporter.

Je reviendrai donc vers toi dans un mois ou deux avec un compte rendu plus complet de cette nouvelle gamme TriXéra Nutrition, mais je me suis dit que j’allais te la présenter dès maintenant, si jamais toi aussi tu en es au point critique de couper tes tubes en deux pour ne pas en perdre une goutte et que tu ne sais pas vers quel produit te tourner.

Je remercie en tout cas la belle Roseline de chez Pierre Fabre qui m’envoie régulièrement des petits colis surprises avec les nouveautés de ma marque dermato préférée, et je te ferai un retour plus détaillé sur cette nouvelle gamme très vite (janvier approche à grands pas). Peut-être même que la prochaine fois, je te proposerai de la tester avec moi?

3

Pustule-free 😉

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

(557)

Rendez-vous sur Hellocoton !

Les joies du calendrier de l’Avent

Comme tu le sais, je suis une fille qui aime se casser la nénette en se lançant dans des projets dont l’issue est toujours plus ou moins hasardeuse. Comme par exemple, fabriquer des trucs pour mes (nombreux) calendriers de l’Avent. Souviens toi, je t’avais dit que j’avais envie cette année de faire un calendrier un peu différent, en bricolant quelques petits cadeaux, ou en proposant des activités au lieu des éternels chocolats, tout ça.

3

Récup d’une cagette de l’Eau Vive pour ce calendrier-là!

L’Avent touche à sa fin, et voici mon premier bilan des courses :

  • Tout d’abord, ne pas remplir le calendrier à l’avance si ton lardon n’est clairement pas capable de se contenir et ouvre toutes les cases dès le premier jour, et avant ton propre réveil.
  • Ne JAMAIS oublier le chocolat. Même quand il y a une chasse au trésor qui mène à une peluche Pikachu avec laquelle ils se battront pour dormir, ne pas inclure de chocolat est un sacrilège. Le lardon le gobera en ôtant tout juste le papier. Le Niminus le gardera toute la journée durant, en le paradant sournoisement sous le nez de son frère de temps à autres.
  • Les briffer sur les-dites chasses au trésor. Même si le butin est un présent commun (cf. le Pikachu sus-mentionné), celui qui ne l’aura pas découvert EN PREMIER va se jeter par terre en affirmant que sa vie est foutue.
  • Toujours leur offrir exactement la même chose. Si tu places 4 M&Ms au hasard dans la case du jour, tu déclenches sans le savoir des négociations féroces, possiblement suivies d’une guerre civile si les deux parties n’arrivent pas à se mettre d’accord sur l’attribution des divers coloris.
  • Si tu optes pour des petits billets proposant des activités, prépares toi à devoir les réaliser dans la minute. Ils ont crié à l’arnaque lorsque je leur ai appris qu’il fallait attendre que la pâte à gâteau repose au frigo avant de pouvoir découper nos bonhommes en pain d’épices.

1

Mug d’amour offert par Marcel & Lily et le bonhomme en pain d’épices du Niminus (le lardon a pété la jambe du sien, j’ai du lui faire un bikini en chocolat pour le rafistoler…)

  • N’hésite pas à t’octroyer des petits plaisirs en remplissant les cases de choses un peu incongrues. Par exemple, les miens ont découvert il y a 3 jours des billets de concert : leurs têtes à ce moment là illustraient à la perfection l’expression « comme une poule qui a trouvé un couteau ». Puis lorsque je leur ai expliqué le concept, le lardon s’attendait à voir Aldebert surgir de dessous la table sur l’instant. La journée fut particulièrement longue. J’ai également placé hier des carottes dans leurs chaussettes, juste pour voir leur réaction. Le lardon a été bizarrement emballé. Le Niminus, bonne aînée avide de justice, a demandé pourquoi son frère avait une carotte plus grosse que la sienne.

Puis parfois, il y avait des énigmes mystères dans le calendrier. Des énigmes que je n’avais pas rédigées. Des énigmes qui n’étaient pas destinées aux les lardons…

2

(104)

Rendez-vous sur Hellocoton !

Le photoshoot maison {+ giveaway Popcarte}

J’ai toujours envié les gens qui envoyaient des cartes de voeux. Non pas que le message soit toujours follement original ou que la carte en elle-même soit une oeuvre d’art, mais parce que ces gens là avaient grave anticipé le coup. Bien entendu, je n’ai jamais réussi à en envoyer dans les temps, étant plutôt du genre à toujours bricoler un truc à la dernière minute (par exemple, à l’heure où je vous parle, la case du calendrier de l’Avent de demain est encore vide). L’an dernier, j’avais d’ailleurs créé mes cartes à partir d’une séance photo improvisée au pied du sapin. Les lardons avaient même des tatouages de dentifrice sur les bras, souviens toi.

img_3401

Mais cette année, cela me tenait vraiment à coeur de tenter le coup de la carte pensée en amont. Alors il y a deux semaines, j’ai viré les meubles de la chambre du Niminus, sorti des tenues pour toute la famille et préparé un petit studio photo maison dans lequel mes enfants seraient heureux de m’offrir leurs plus beaux sourires – in theory.

img_2933

Laisse moi te donner quelques astuces si toi aussi tu veux tenter le coup.

Choisir le lieu :

L’arrière plan est extrêmement important. Il doit être le plus neutre et uni possible, et la pièce doit être lumineuse sans être directement au soleil. J’ai choisi la chambre du Niminus à 11h du matin, il y a une grande fenêtre très bien orientée, mais l’hiver le soleil n’est quasi pas direct. J’ai viré son lit (ce qui fut une très bonne occasion pour passer un coup d’aspi en dessous…) et recyclé la moustiquaire de son lit en rideau pour l’arrière plan!

img_2927

Décorer le décor :

La première chose que j’ai faite fut de brancher des guirlandes lumineuses : si tu peux en accrocher au mur, c’est encore mieux! j’ai ensuite ajouté plusieurs objets qui serviront de déco mais aussi de jeux : des guirlandes, des peluches « hivernales » (pas d’anaconda rose et jaune d’1m20 par exemple. Le lardon a pourtant bien tenté d’inclure notre spécimen sur les photo.)

img_3335

Décorer les modèles

Les photos sont tout de suite plus harmonieuses lorsque les modèles sont assortis. J’avais misé sur le classique noir et blanc pour tout le monde, le tout relevé par une petite touche de rouge pour chacun : le serre-tête du Niminus, le bonnet du lardon, la chemise de l’Homme et pour moi, le rouge à lèvres, la barrette et les chaussures.

img_3049

Quel enthousiasme!

img_2941

Vérifier les derniers détails…

Pour les enfants, je trouve aussi les pieds nus toujours trop craquants. L’Homme a tenu à porter ses chaussettes de Noël avec des pingouins dessus… (j’avais déjà dit non à l’anaconda, je ne voulais pas passer pour la pisse-vinaigre de service)

img_3329

img_3309

Faire coopérer les enfants

Un lardon lambda se lasse vite, et quand on sait que la séance a duré plus d’une heure pour près de 600 photos, il a fallu ruser pour qu’ils ne tirent pas la tronche trop vite! Voici quelques pistes…

  • varie les poses, en leur proposant des trucs rigolos : tirer la langue, loucher, faire la grimace… Ces photos là sont cools, mais entre deux grimaces ils vont se marrer comme des baleines et ce sont ces photos là qui sont intéressantes.

img_3092

  • File leur des accessoires : le traditionnel bonnet de Noël, des guirlandes, des peluches… Ils vont vite entrer dans le jeu et ne penseront même plus à vous qui êtes en train de les mitrailler!

img_2964

  • Propose différentes mises en scènes : papa et sa fille, le lardon et sa maman, puis rien que les enfants… Lorsqu’ils verront que les parents font les idiots avec le retardateur, ils viendront les rejoindre sans se faire prier!

img_3078

  • Utiliser le retardateur en rafale : avec le lardon, ça marche d’enfer pour avoir de beaux sourires. beaucoup mieux que quand je suis derrière l’objectif et qu’il fait exprès de loucher…

img_3235

  • Laisse-les proposer des poses : parfois on se retrouve à shooter le doudou à dos de pingouin, mais quand ils sont dans le jeu nous finalement, on a ce qu’on veut.

img_3453

L’après

C’est un peu dur mais, je te conseille de ne pas regarder tes photos tout de suite : pour ma part, j’étais déçue. Pas la luminosité que je cherchais, le lardon ne regarde pas, ah puis cette fois c’est le Niminus qui est floue… Rien n’allait. Puis finalement la semaine d’après je les ai reprises et vues avec un oeil nouveau… et là je les ai trouvées géniales!

img_2983

Bon, pas celle là

Regarde-les avec tes enfants, pour qu’ils voient que leur coopération a payé et que vous êtes tous trop beaux. Ne manque pas de les remercier d’avoir joué le jeu, ils kifferont la reconnaissance et seront fiers de leur travail de pro.

img_3288

img_3155

Sélectionne les 50 meilleures : sur 600, y’a forcément moyen. Ne garde que le top du top. Voilà venu le moment d’éditer tout cela! Si tu es une buse en photoshop, pas de panique : il y a des sites qui vont t’aider à recadrer, retravailler la luminosité ou même ajouter des filtres pour un effet flou sur les bords par exemple. j’utilise pour ma part PicMonkey (en anglais), mais il y en a désormais de nombreux en ligne.

img_3336

img_3444

img_3379

img_3478

Comme l’an dernier, j’ai réalisé mes cartes de voeux sur l’excellent site Popcarte.com. qui a eu la gentillesse de m’offrir mes cartes… et peut-être les tiennes! Nous t’offrons en effet la possibilité de gagner un pack de 16 tirages pour envoyer à tes proches de très chics voeux pour 2017. Comment faire?

img_3166

Me laisser simplement un petit message ici même, accompagné d’une adresse mail valide. Easy, right?

Tu peux aussi suivre ma page facebook  et mon Instagram, mais ce n’est pas obligatoire (mais vivement conseillé pour des shoots quotidiens de marrade). Et pour une chance supplémentaire, tu peux aussi partager ce concours : sur ta page facebook, sur insta (tag me!), sur hellocoton and co. Il te faudra par contre venir poster un second commentaire avec le lien du partage. 1 commentaire = 1 chance de plus!

Résultats du tirage au sort mercredi 21 décembre dans la soirée (= quand je serai lardon-free). Merci encore à Popcarte pour ce chouette partenariat renouvelé!

img_3270

EDIT (très en retard, excusez-moi j’avais empiffrage de chocolat…). C’est Zandou qui gagne le code pour créer ses jolies cartes, bravo!

sans-titre

Enregistrer

(529)

Rendez-vous sur Hellocoton !