Je suis la galette, la galeee-teuh (comtoise)

« Ce weekend c’est la galette, YOUPI! » se disent certainement les personnes qui n’ont pas le foie graisseux en ce début d’année (qui sont-ils?). Si tu es comme moi,  l’idée d’ingurgiter de la frangipane après les orgies des fêtes te donne juste envie de vomir  en différé les 2kgs de Ferreros que tu as mangés pendant les fêtes. Tu n’as aucune envie de remettre ne serait-ce qu’un orteil en cuisine, et en plus, les galettes du commerce sont tout bonnement dégueulasses (sorry Pasquier et autres, mais c’est vrai). Mais les lardons seront si contents d’aller se planquer sous la table en se disant naïvement qu’ils ont quand même un sacré bol de trouver la fève à tous les coups.

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Alors je vais te proposer un compromis qui rendra tout le monde à peu près content : les lardons, ton foie et toi (mais pas Pasquier). Ici en Franche-Comté figure toi qu’on a une galette bien à nous. Ne crains rien, il n’y a ni fromage ni saucisse là dedans : ressemblant à un flan pâtissier, elle est toute de suite beaucoup moins bourrative qu’une galette à la frangipane si tôt après les fêtes. En plus d’être super facile et rapide à faire, elle est toute fine : tu pourras donc sentir en tâtant un peu où sont les fèves. Trop pratique pour le coupage et l’enfumage de lardon.

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Toute fine!

Je ne vais pas prétendre te sortir une recette familiale que l’on se lègue depuis 5 générations : je tiens ma recette de tonton Marmiton. Par contre, je peux te montrer à quoi c’est censé ressembler :

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On met le lait, le beurre et le sucre sur le feu

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On jette la farine d’un coup et on touille tout vite hors du feu pour avoir une boule comme ça

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Le secret des anciens de nos campagnes : faire bénir la préparation par un pokémon.

La recette que j’utilise est celle-ci. Traditionnellement, elle est parfumée à la fleur d’oranger. Comme je trouve toujours que ça sent les chiottes (sorry pour les fans), je fais la mienne à la vanille ou à la cannelle.

Voilà, c’est tout pour ce premier article de l’année! Je vous laisse avec le roi Dupe XIV, et en profite au passage pour vous souhaiter une excellente année 2017!

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L’hiver arrive, la peau de croco aussi. Youpi.

Ah l’hiver, mon grand ami. Le froid constant, l’humidité qui te glace les os, la peau qui tire, les lèvres qui craquent. La maison qui se transforme en succursale de laboratoire pharmaceutique. Un pur bonheur. Et cette année, j’ai l’impression que dermatologiquement parlant, personne n’est épargné dans la famille. L’Homme se gratte comme un pouilleux, le Niminus a les poignets aussi doux que de la pierre ponce, et le lardon se mue progressivement en lézard, en commençant par le haut des fesses que je dois lui crémer tous les soirs. Ils n’ont rien à m’envier : dès que je sors de la douche, j’ai la peau du visage tellement tendue que j’ai l’impression d’avoir fait un lifting aussi réussi que celui des frères Bogdanov.

Habituellement, les produits dermatos que nous utilisons sont assez limités : j’utilise la crème Hydrance Optimale d’Avène sur mon visage (légère pour l’été, riche pour l’hiver), j’enduis mon lardon atopique d’un baume peau-du-cul bien gras pour qu’ils garde sa jolie peau de bébé et j’utilise au besoin un lait hydratant plus classique sur sa soeur.  L’Homme se démerde en finissant les fins de flacon par-ci par-là, généralement des restes de crèmes pour bébé (sachant que le lardon a 4 ans, imaginez un peu la tronche des flacons). Mais l’hiver, quand tout le monde a recours à diverses onctions plus ou moins efficaces pour hydrater les différentes parties de son corps, imaginez un peu la tronche de ma salle de bain. Ajoutez à cela les shampoings spécifiques à chacun (ici aussi, l’Homme termine les flacons de shampoing volumateur alors qu’il a 3 poils sur le caillou), les savons et autres joyeusetés saisonnières type sprays nasaux, et je vous jure qu’une vache n’y retrouverait pas son veau.

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J’ai reçu avec grand bonheur la nouvelle gamme TriXéra Nutrition d’Avène début décembre. J’adore les produits Avène, je ne suis jamais déçue de la qualité (dixit la personne qui change généralement de crème hydratante tous les mois pensant que l’herbe est forcément plus verte ailleurs). Et le concept de la gamme m’a franchement emballée : 1 formule unique élaborée pour répondre aux besoins de toute la famille. La même crème pour tout le monde. 1 seul flacon pour tous et pour toutes les parties du corps. Gel douche, lait hydratant, la totale.

Comme les sécheresses cutanées des lardons ne sont pas encore bien méchantes en ce mois de décembre, nous testons depuis une quinzaine de jours le lait hydratant. Pour l’instant, il fait le job en redonnant de la douceur et de la souplesse à la peau des enfants.

Là où j’avais des réticences, c’était dans l’utilisation de ce lait sur mon visage. J’avais peur qu’il soit trop riche, donc qu’il m’encombre les pores et fasse fleurir les pustules. Mais vu que je venais d’éventrer mon tube d’Hydrance pour en racler les parois, je me suis retrouvée au pied du mur un beau soir après la douche, le visage tendu comme un drap-housse qui a rétréci au lave-linge. J’ai donc osé l’impensable en m’appliquant ce lait hydratant sur le visage, et finalement, tout se passe bien. Pas de pustule en vue, ni de film gras. Ce qui est un gros point positif : je m’en suis mis sur les jambes post rasage et j’ai réussi à enfiler un collant dans la foulée, et sans poisser. Vous pouvez applaudir la performance.

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Je n’ai pas encore ouvert les deux autres flacons, pour ne pas ajouter à la file d’attente déjà débordante de l’Homme. Je dois dire que je suis quand même curieuse et presque pas apeurée de tester le nettoyant multi-fluide visage et corps. Je n’accepterais de me collerais du gel douche sur le visage pour rien au monde, entendons-nous bien. Mais comme c’est Avène, je vais relever le défi. Je nous garde le baume sous le coude pour les situations critiques de plaques d’eczéma et démangeaisons que janvier ne manquera pas de nous apporter.

Je reviendrai donc vers toi dans un mois ou deux avec un compte rendu plus complet de cette nouvelle gamme TriXéra Nutrition, mais je me suis dit que j’allais te la présenter dès maintenant, si jamais toi aussi tu en es au point critique de couper tes tubes en deux pour ne pas en perdre une goutte et que tu ne sais pas vers quel produit te tourner.

Je remercie en tout cas la belle Roseline de chez Pierre Fabre qui m’envoie régulièrement des petits colis surprises avec les nouveautés de ma marque dermato préférée, et je te ferai un retour plus détaillé sur cette nouvelle gamme très vite (janvier approche à grands pas). Peut-être même que la prochaine fois, je te proposerai de la tester avec moi?

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Pustule-free 😉

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Les joies du calendrier de l’Avent

Comme tu le sais, je suis une fille qui aime se casser la nénette en se lançant dans des projets dont l’issue est toujours plus ou moins hasardeuse. Comme par exemple, fabriquer des trucs pour mes (nombreux) calendriers de l’Avent. Souviens toi, je t’avais dit que j’avais envie cette année de faire un calendrier un peu différent, en bricolant quelques petits cadeaux, ou en proposant des activités au lieu des éternels chocolats, tout ça.

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Récup d’une cagette de l’Eau Vive pour ce calendrier-là!

L’Avent touche à sa fin, et voici mon premier bilan des courses :

  • Tout d’abord, ne pas remplir le calendrier à l’avance si ton lardon n’est clairement pas capable de se contenir et ouvre toutes les cases dès le premier jour, et avant ton propre réveil.
  • Ne JAMAIS oublier le chocolat. Même quand il y a une chasse au trésor qui mène à une peluche Pikachu avec laquelle ils se battront pour dormir, ne pas inclure de chocolat est un sacrilège. Le lardon le gobera en ôtant tout juste le papier. Le Niminus le gardera toute la journée durant, en le paradant sournoisement sous le nez de son frère de temps à autres.
  • Les briffer sur les-dites chasses au trésor. Même si le butin est un présent commun (cf. le Pikachu sus-mentionné), celui qui ne l’aura pas découvert EN PREMIER va se jeter par terre en affirmant que sa vie est foutue.
  • Toujours leur offrir exactement la même chose. Si tu places 4 M&Ms au hasard dans la case du jour, tu déclenches sans le savoir des négociations féroces, possiblement suivies d’une guerre civile si les deux parties n’arrivent pas à se mettre d’accord sur l’attribution des divers coloris.
  • Si tu optes pour des petits billets proposant des activités, prépares toi à devoir les réaliser dans la minute. Ils ont crié à l’arnaque lorsque je leur ai appris qu’il fallait attendre que la pâte à gâteau repose au frigo avant de pouvoir découper nos bonhommes en pain d’épices.

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Mug d’amour offert par Marcel & Lily et le bonhomme en pain d’épices du Niminus (le lardon a pété la jambe du sien, j’ai du lui faire un bikini en chocolat pour le rafistoler…)

  • N’hésite pas à t’octroyer des petits plaisirs en remplissant les cases de choses un peu incongrues. Par exemple, les miens ont découvert il y a 3 jours des billets de concert : leurs têtes à ce moment là illustraient à la perfection l’expression « comme une poule qui a trouvé un couteau ». Puis lorsque je leur ai expliqué le concept, le lardon s’attendait à voir Aldebert surgir de dessous la table sur l’instant. La journée fut particulièrement longue. J’ai également placé hier des carottes dans leurs chaussettes, juste pour voir leur réaction. Le lardon a été bizarrement emballé. Le Niminus, bonne aînée avide de justice, a demandé pourquoi son frère avait une carotte plus grosse que la sienne.

Puis parfois, il y avait des énigmes mystères dans le calendrier. Des énigmes que je n’avais pas rédigées. Des énigmes qui n’étaient pas destinées aux les lardons…

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Le photoshoot maison {+ giveaway Popcarte}

J’ai toujours envié les gens qui envoyaient des cartes de voeux. Non pas que le message soit toujours follement original ou que la carte en elle-même soit une oeuvre d’art, mais parce que ces gens là avaient grave anticipé le coup. Bien entendu, je n’ai jamais réussi à en envoyer dans les temps, étant plutôt du genre à toujours bricoler un truc à la dernière minute (par exemple, à l’heure où je vous parle, la case du calendrier de l’Avent de demain est encore vide). L’an dernier, j’avais d’ailleurs créé mes cartes à partir d’une séance photo improvisée au pied du sapin. Les lardons avaient même des tatouages de dentifrice sur les bras, souviens toi.

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Mais cette année, cela me tenait vraiment à coeur de tenter le coup de la carte pensée en amont. Alors il y a deux semaines, j’ai viré les meubles de la chambre du Niminus, sorti des tenues pour toute la famille et préparé un petit studio photo maison dans lequel mes enfants seraient heureux de m’offrir leurs plus beaux sourires – in theory.

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Laisse moi te donner quelques astuces si toi aussi tu veux tenter le coup.

Choisir le lieu :

L’arrière plan est extrêmement important. Il doit être le plus neutre et uni possible, et la pièce doit être lumineuse sans être directement au soleil. J’ai choisi la chambre du Niminus à 11h du matin, il y a une grande fenêtre très bien orientée, mais l’hiver le soleil n’est quasi pas direct. J’ai viré son lit (ce qui fut une très bonne occasion pour passer un coup d’aspi en dessous…) et recyclé la moustiquaire de son lit en rideau pour l’arrière plan!

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Décorer le décor :

La première chose que j’ai faite fut de brancher des guirlandes lumineuses : si tu peux en accrocher au mur, c’est encore mieux! j’ai ensuite ajouté plusieurs objets qui serviront de déco mais aussi de jeux : des guirlandes, des peluches « hivernales » (pas d’anaconda rose et jaune d’1m20 par exemple. Le lardon a pourtant bien tenté d’inclure notre spécimen sur les photo.)

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Décorer les modèles

Les photos sont tout de suite plus harmonieuses lorsque les modèles sont assortis. J’avais misé sur le classique noir et blanc pour tout le monde, le tout relevé par une petite touche de rouge pour chacun : le serre-tête du Niminus, le bonnet du lardon, la chemise de l’Homme et pour moi, le rouge à lèvres, la barrette et les chaussures.

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Quel enthousiasme!

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Vérifier les derniers détails…

Pour les enfants, je trouve aussi les pieds nus toujours trop craquants. L’Homme a tenu à porter ses chaussettes de Noël avec des pingouins dessus… (j’avais déjà dit non à l’anaconda, je ne voulais pas passer pour la pisse-vinaigre de service)

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Faire coopérer les enfants

Un lardon lambda se lasse vite, et quand on sait que la séance a duré plus d’une heure pour près de 600 photos, il a fallu ruser pour qu’ils ne tirent pas la tronche trop vite! Voici quelques pistes…

  • varie les poses, en leur proposant des trucs rigolos : tirer la langue, loucher, faire la grimace… Ces photos là sont cools, mais entre deux grimaces ils vont se marrer comme des baleines et ce sont ces photos là qui sont intéressantes.

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  • File leur des accessoires : le traditionnel bonnet de Noël, des guirlandes, des peluches… Ils vont vite entrer dans le jeu et ne penseront même plus à vous qui êtes en train de les mitrailler!

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  • Propose différentes mises en scènes : papa et sa fille, le lardon et sa maman, puis rien que les enfants… Lorsqu’ils verront que les parents font les idiots avec le retardateur, ils viendront les rejoindre sans se faire prier!

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  • Utiliser le retardateur en rafale : avec le lardon, ça marche d’enfer pour avoir de beaux sourires. beaucoup mieux que quand je suis derrière l’objectif et qu’il fait exprès de loucher…

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  • Laisse-les proposer des poses : parfois on se retrouve à shooter le doudou à dos de pingouin, mais quand ils sont dans le jeu nous finalement, on a ce qu’on veut.

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L’après

C’est un peu dur mais, je te conseille de ne pas regarder tes photos tout de suite : pour ma part, j’étais déçue. Pas la luminosité que je cherchais, le lardon ne regarde pas, ah puis cette fois c’est le Niminus qui est floue… Rien n’allait. Puis finalement la semaine d’après je les ai reprises et vues avec un oeil nouveau… et là je les ai trouvées géniales!

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Bon, pas celle là

Regarde-les avec tes enfants, pour qu’ils voient que leur coopération a payé et que vous êtes tous trop beaux. Ne manque pas de les remercier d’avoir joué le jeu, ils kifferont la reconnaissance et seront fiers de leur travail de pro.

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Sélectionne les 50 meilleures : sur 600, y’a forcément moyen. Ne garde que le top du top. Voilà venu le moment d’éditer tout cela! Si tu es une buse en photoshop, pas de panique : il y a des sites qui vont t’aider à recadrer, retravailler la luminosité ou même ajouter des filtres pour un effet flou sur les bords par exemple. j’utilise pour ma part PicMonkey (en anglais), mais il y en a désormais de nombreux en ligne.

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Comme l’an dernier, j’ai réalisé mes cartes de voeux sur l’excellent site Popcarte.com. qui a eu la gentillesse de m’offrir mes cartes… et peut-être les tiennes! Nous t’offrons en effet la possibilité de gagner un pack de 16 tirages pour envoyer à tes proches de très chics voeux pour 2017. Comment faire?

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Me laisser simplement un petit message ici même, accompagné d’une adresse mail valide. Easy, right?

Tu peux aussi suivre ma page facebook  et mon Instagram, mais ce n’est pas obligatoire (mais vivement conseillé pour des shoots quotidiens de marrade). Et pour une chance supplémentaire, tu peux aussi partager ce concours : sur ta page facebook, sur insta (tag me!), sur hellocoton and co. Il te faudra par contre venir poster un second commentaire avec le lien du partage. 1 commentaire = 1 chance de plus!

Résultats du tirage au sort mercredi 21 décembre dans la soirée (= quand je serai lardon-free). Merci encore à Popcarte pour ce chouette partenariat renouvelé!

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EDIT (très en retard, excusez-moi j’avais empiffrage de chocolat…). C’est Zandou qui gagne le code pour créer ses jolies cartes, bravo!

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Quand on sera derrière l’église.

Parce que je vois mes lardons grandir sous mes yeux impuissants et le temps me filer entre les doigts, je me dis que c’est maintenant ou jamais, que je dois tout donner, nous créer des souvenirs, leur offrir une enfance à chérir. Expérimenter ensemble les joies des saisons et des traditions, mais aussi les plaisirs simples du quotidien. Les jeux, les dessins, les promenades, les sorties.

Parce que je veux aussi pouvoir leur faire découvrir des paysages différents et vivre des expériences nouvelles, désormais je travaille plus, dans l’espoir de gagner plus, pour qu’on puisse partir un peu plus.

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Et donc maintenant je rentre à la maison de nuit…

Parce que je suis aussi exigeante avec moi-même dans mon rôle de prof que dans mon rôle de mère, et que j’ai désormais 6 classes au lieu de 4, je passe beaucoup de temps sur mon boulot, mes préparations, mes corrections. Et comme je pense que les voyages forment non seulement la jeunesse mais également de futurs adultes ouverts et tolérants, je m’oblige à offrir cette opportunité à mes élèves, ce qui n’est pas sans son lot d’emmerdes et de soucis.

Parce qu’en plus d’être une mère et une enseignante, je suis aussi une épouse, j’essaie toujours de trouver un petit créneau pour mettre une bonne raclée à mon mari. Je sais qu’il n’attend que ça, et il faut bien l’avouer : même si je suis crevée ces derniers temps, moi aussi j’adore ça. (Pour les non-initiés : je parle de jeux de société, pas de violence domestique)

Parce que par dessus tout cela je ne veux pas oublier d’être ma propre personne et de vivre pour moi, j’essaie de dégager un peu de temps pour les sorties et les copines, de temps en temps. De moins en moins souvent, à vrai dire. Maintenir une vie sociale n’est pas chose facile quand on est épuisée.

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Parenthèse enchantée de la semaine : Le spot des Efluents pour voir les copines blogueuses.

Parce que quand je repense à la semaine qui vient de s’écouler, à tous les réveils qui ont sonné à des heures indécentes, aux tartines englouties dans la précipitation le matin, aux conseils de classe qui s’éternisent le soir, au voyage éclair à Paris, aux heures de cours à rattraper et aux calendriers de l’Avent à terminer dans l’urgence, ça me donne un peu le tournis.

J’ai l’impression d’être en roues libres. De dévaler une montagne à vélo et de me rendre compte que mes freins ne fonctionnent plus. Au lieu de céder à la panique, j’essaie de me sortir le nez du guidon et de me dire que je suis très certainement dans la période la plus éreintante de ma vie. Qu’il faut juste prendre les jours les uns après les autres sans trop réfléchir, n’en garder que le meilleur, et que le répit arrivera bientôt. Et en attendant, comme disait ma grand-mère, il faut se dire qu’on se reposera quand on sera derrière l’église.

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Remplir son calendrier de l’Avent

Vous savez quel est le comble pour une dinde? C’est d’attendre Noël avec impatience. Et c’est pourtant mon cas. J’aime Noël. La magie, le sapin, les lumières, le chocolat et surtout : réfléchir au cadeau parfait pour les personnes qui me sont chères. Et donc bien évidemment, je suis tombée dans la folie du calendrier de l’Avent homemade, depuis maintenant 5 ans (revois ici celui que j’avais fait pour mon filleul). Je trouve cela assez chouette d’ouvrir sa petite case tous les jours sans savoir ce qu’on va y trouver. Tellement chouette que cette année, j’en confectionne même 4, de calendriers, masochiste que je suis. Mais pour tout vous dire, je crois que je prends autant de plaisir à les créer que mes lardons à les ouvrir. Seulement, même si le calendrier que nous avons depuis 5 ans déjà reste assez joli, il a un problème de taille : sa taille, justement.

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Ou plutôt la taille de ses compartiments. Car à part 2 schokobons limite pré-mâchés, il ne peut pas contenir bien grand chose. Mais cette année, je crois avoir trouvé la solution.

Après avoir passé tout mon mois de Novembre à glaner ci et là des petits présents pour mes divers calendriers de l’Avent, voici ce que j’ai trouvé pour mes lardons et qui rentre dans des mini cases :

  • Des petits chocolats Kinder. Ils les font tous en mini, et ils sont tous trop bons.
  • Des boucles d’oreilles de chez HEMA. J’ai la chance d’avoir une fille qui supporte très bien le toc. Et à 4€ les 5 paires, j’ai de quoi remplir mon calendrier sans me ruiner.
  • Des billes. Grande folie de la récré dans l’école des lardons.
  • Des figurines des mini tub’s PAPO : les chevaliers. 4cm la figurine, c’est le top.
  • Des accessoires pour cheveux : élastiques et barrettes de chez Claire’s ou H&M.
  • Des autocollants de Noël (HEMA) : oui, je me suis amusée à découper les planches pour que ça rentre…
  • Des tatouages temporaires (également pré-découpés) de toute beauté (…)
  • des petits animaux playmo minuscules et leur pitance (les lardons risquent d’être médusés en trouvant la salade en plastique du cochon d’inde playmobil au 4 décembre…)

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L’an dernier. Les enveloppes collées aux escaliers? Le calendrier de l’Homme!

J’aurais pu m’arrêter là. Mais cette année, j’avais envie d’essayer de mettre davantage l’accent sur les vraies valeurs de Noël, sur l’envie de faire plaisir, en leur montrant que le plus beau des cadeau n’est pas celui que l’on achète, mais celui qui vient du coeur. J’avais envie de cadeaux faits maison. Mais comme cela reste assez incompatible avec le fait de croire au Père Noël (à qui le Niminus a commandé une maison…), j’ai pensé me servir du calendrier pour leur offrir des petits cadeaux sur lesquels j’avais passé du temps. Voilà les idées que j’ai trouvées jusque là et qui sont dans mes cordes :

  • Des bracelets en coton, que je confectionne le soir en regardant des séries d’ados. J’ai l’impression d’avoir 14 ans à nouveau. Je kiffe.
  • Des guirlandes en papier scrap aux couleurs de leurs chambres.
  • Un marque-page pour le lardon qui commence à vouloir lire de longues histoires.
  • Des boucles d’oreilles (rien de très élaboré, juste une perle au bout d’un fermoir hein…)
  • Des polaroïds : pas vraiment homemade, mais j’ai trouvé cette très chouette idée sur photobox. Je leur ai donc personnalisé une ou deux cartes avec des photos de nos vacances et un petit commentaire pour qu’ils puissent les accrocher dans leurs chambres.
  • Des débardeurs personnalisés : ils avaient besoins de maillots de corps. Je les ai pris blancs, et je me suis munie de feutres pour tissu et de papier transfert. Je ne me suis pas encore lancée…la peur de tout flinguer est bien réelle…

Mais le premier problème avec le fait maison, c’est que cela prend du temps. Temps que je n’aurai pas en décembre à part la nuit. Et le second : cela ne tiendra jamais dans les 4cm3 de mes petites cases. Heureusement, Les Griottes sont là et m’ont apporté LA solution : les chaussettes à accrocher au sapin!

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Les Griottes m’ont offert ces jolies chaussettes de Noël, et j’ai choisi le motif vintage. J’espère que les lardons vont aimer autant que moi!

Regardez donc comme elles sont jolies! Je les ai personnalisées à leurs prénoms en un clic (c’est presque du homemade, non?) et quelques jours plus tard elles m’attendaient dans ma boîte. Le 1er décembre, ils trouveront donc une énigme dans leur petit compartiment les menant jusqu’à ces jolies petites chaussettes. Et les jours suivants, je les garnirai à nouveau de tout ce qui ne rentrent pas dans le calendrier. Merci à vous, Les Griottes : vous me sauvez la mise!

N’hésitez pas à me donner d’autres idées de petits cadeaux à cacher dans le calendrier. En attendant, je retourne à mes bracelets (et à Gossip Girl…)

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Très sainte mère

Comment aller à Paris et ne pas visiter Notre Dame? Même si le caractère sacré du lieu échappait un peu à certains membres de notre fine équipe (le lardon a passé la visite à demander où elle était, la dame), je suis d’avis que la majesté de l’édifice s’admire dès le plus jeune âge. C’est pourquoi nous avions décidé de nous y rendre, comme le font 30 000 touristes lambdas chaque jour. Et, comme le font 30 000 touristes lambdas chaque jour, il nous a fallu faire la queue. Ce fut là l’occasion de contempler (longuement) les impressionnantes sculptures ornant la façade de la cathédrale. L’occasion également de passer pour une inculte devant sa fille posant mille questions sur l’identité des personnes représentées, questions auxquelles je ne savais évidemment pas répondre. Je me suis donc fiée à ma logique redoutable en lui disant que nous avions très certainement face à nous des statues de Saints.

Mais qu’est-ce qu’un Saint? Me demandera-t-elle. Moi qui croyait m’être extirpée de l’interrogatoire avec la mention passable, j’étais à nouveau sur le grill. Je ne me souviens plus de mes mots exacts, mais je lui ai expliqué qu’un Saint était une personne qui avait accompli énormément de bonnes choses dans sa vie, qui avait fait le bien, qui avait aidé les autres. Cette réponse sembla la satisfaire et clore le débat.

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Lundi dernier était une journée parfaitement banale. Les lardons venaient de rentrer de l’école et prenaient leur goûter pendant que je vidais le lave-vaisselle. Le Niminus, songeuse, me regardait faire en croquant dans un quartier de pomme que je lui avais tendrement épluché. Soudain, elle déclara : « Toi maman c’est sûr, tu vas avoir ta statue sur Notre Dame de Paris ». Ne voyant pas où elle voulait en venir, je lui demandai d’élaborer. « Ben tu m’as dit que c’était les gens qui faisaient beaucoup de choses pour les autres qui étaient en statue. Alors toi c’est sûr, tu y seras quand tu seras morte! »

Le secret de la canonisation en 2016 : vider le lave-vaisselle. Ou éplucher des pommes pour autrui, à choix.

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La vie, ce n’est pas que ce qu’on vous montre sur Instagram. [Part. 2]

Previously, on Mamanfaitladinde.com…

J’ai relevé mes cheveux, relevé mes manches, et sans penser aux germes, aux bactéries, aux miasmes, aux staphylocoques et aux poils pubiens, je me suis mise à genoux dans des chiottes publiques. (relire la première partie)

Un léger écartement de l’élastique du pantalon du lardon confirma le diagnostic, et j’ai tout de suite compris que le pronostic vital du vêtement était franchement engagé. J’ai aussitôt appelé l’Homme, lui demandant de partir sans plus tarder en quête d’un nouveau falzar.

J’ai raccroché. L’heure de mettre les mains dans le cambouis avait sonné.

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J’ai commencé par fébrilement enlever ses chaussures au lardon, et mon soulagement de découvrir qu’elles n’étaient pas souillées fut considérable. J’ai continué ma progression de bas en haut mais je ne suis pas allée bien loin. J’ai en effet vite repris mon téléphone pour demander à l’Homme d’ajouter des chaussettes à la liste de courses.

Du bout des doigts, j’ai délivré mon lardon de ses vêtements cochonnés. Par bonheur, j’avais dans mon sac un paquet de débarbouillettes, que j’ai intégralement vidé pour laver au mieux mon enfant des pieds aux fesses. Il se trouve que nettoyer de la matière fécale dans cet état plutôt crémeux était particulièrement difficile, encore plus avec des lingettes de la taille de ma paume et sans point d’eau.

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Mais il me fallait pourtant me montrer calme et rassurante envers mon enfant, comme si la situation dans laquelle nous étions ne m’affectait pas du tout. Comme si cette scène ne me dégoûtait pas le moins du monde. Comme si je n’étais pas un petit peu en train de me vomir dans la bouche. Être à genoux dans les toilettes des hommes avec de la merde jusqu’aux coudes? Quoi de plus banal, mon canard!

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Eh ouais, j’étais en collants…

Alors que je cajolais tout en torchant et que je torchais tout en cajolant, des visiteurs blasés de n’avoir plus qu’un toilette à disposition (les pauvres biquets) s’acharnaient sur la poignée de la porte, se demandant probablement ce que nous pouvions bien faire de si extraordinaire dans ce chiotte pendant si longtemps. Laissez moi vous dire que je ne me suis pas montrée aussi cajolante avec eux.

Une fois le lardon à peu près lavé et la cuvette des chiotte remplie ras la gueule de lingettes et de PQ, je fis le sacrifice ultime en nouant mon foulard préféré autour de la taille du lardon, lui fabriquant ainsi un paréo cache-zizi qui lui permettrait de sortir des cabinets sans froisser sa dignité de mâle.

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Puis je suis allée me laver les mains environ 3 milliards de fois.

Fort heureusement, l’Homme arriva à la rescousse quelques minutes plus tard, armé d’un jeans, de chaussettes et délesté de 50€. Le Jardin des Plantes est magnifique, mais les petites boutiques des alentours aussi. Je l’ai laissé rhabiller le lardon et mettre ses fringues d’origine dans le petit sac de la honte dont le fumet nous assura des places assises dans le métro. Nous sommes repartis en direction de la boîte à chaussures qui nous servait de pied à terre parisien, trainant par la main un lardon en mission commando et un Niminus ruminant encore sa visite de la galerie de minéralogie foutue en l’air par les sphincters de son frère, et laissant derrière nous l’espace d’une heure ou deux notre volonté de vivre.

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Si vous avez aimé les tendres images de ces articles, vous en retrouverez plein d’autres sur mon Instagram. Mais si vous avez un petit côté scato et que votre truc c’est plutôt les anecdotes crados, alors rendez-vous sur ma page facebook!

 

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La vie, ce n’est pas que ce qu’on vous montre sur Instagram. [Part. 1]

Alors que nos virées familiales se résument traditionnellement au mobil home en bord de mer, au club clapou et à Carabouille, nous avions décidé pour ces vacances de prendre quelques risques en emmenant nos petits bouseux dans la jungle urbaine de Paris pour la première fois. Premier voyage en TGV, premier métro et premiers musées, autant de nouveautés que de parfaits moments instagrammables. La tour Eiffel qui scintille, leur descente dans une bouche de métro style art-nouveau, un joli filtre vintage, Notre Dame, Dali, Vénus, Mona et tout ça. Des instants doux, des clichés magiques, des souvenirs immortels.

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Mais voilà, résumer notre séjour que par ces quelques photos filtrées serait mentir. Oublier serait trahir.

Nous étions au jardin des plantes, un endroit splendide, calme, reposant, retiré du tumulte des rues parisiennes. Nous sortions de la galerie de paléontologie, et le Niminus était en parfaite effervescence après avoir passé 45 minutes à admirer des viscères de gnou dans du formol. Nous venions d’improviser un shooting photo sous un arbre aux couleurs éclatantes. Les lardons me lançaient des poignées de feuilles sur l’objectif en riant, et l’Homme, charmé, capturait ce doux instant dans un cliché qui se retrouva inévitablement quelques heures plus tard sur Instagram.

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Mais ce que l’histoire ne dit pas, c’est pourquoi ce cliché n’a pas été publié instantanément.
Ce que l’histoire ne dit pas, c’est que ce même lardon qui éclatait de rire en se roulant dans les feuilles mortes eut quelques minutes plus tard des tracas intestinaux qu’il ne put ignorer. Ou contenir.

Je sais que je vous avais peint jusque là un portrait romantique d’une jolie famille en voyage. Des enfants rieurs, des parents attendris, un parc bucolique sous un soleil d’automne. L’osmose totale, un ciel bleu sans un nuage à l’horizon.

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Mais ce que je m’apprête à vous raconter va malheureusement nous faire retomber sur terre sans parachute. Pas même un petit matelas pour amortir la chute. Parce qu’il n’y a pas mille façons de le dire je préfère retirer le pansement d’un coup sec : le lardon a eu une chiasse carabinée. Seulement quelques minutes se sont écoulées entre l’annonce du problème et la catastrophe que nous ne sommes pas parvenus à éviter, quelques minutes pendant lesquelles nous avons tracté au pas de course un enfant qui serrait les fesses dans ce pittoresque mais bougrement grand Jardin des Plantes, sans parvenir à lui trouver une cuvette pour se soulager. Son slip en fera les frais quelques instants plus tard.

Le Lardon éclata en sanglots, l’Homme était au bord de lui-même, et le Niminus tentait de suivre la cadence en demandant candidement si nous pouvions aller au musée de minéralogie.

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J’ai choppé mon lardon sous le bras, et nous sommes entrés au grand galop dans la galerie de l’évolution, où un vigile plein d’empathie nous a indiqué la direction des toilettes en frottant la tête du lardon. « Allez, ça va aller, mon gars!« 

L’enfant toujours semi-hystérique et moi-même sommes passés en ligne droite devant la file d’attente de visiteurs médusés pour nous enfermer dans un cabinet. D’un geste efficace et méthodique, j’ai suspendu manteau, sac et foulard au petit crochet, tirant bien vite la chasse sur la petite crotte déposée là en guise d’offrande par le précédent occupant. Je savais que ce qui m’attendait était bien pire. J’ai relevé mes cheveux, relevé mes manches, et sans penser aux germes, aux bactéries, aux miasmes, aux staphylocoques et aux poils pubiens, je me suis mise à genoux dans des chiottes publiques.

To be continued…

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Sauter du coq à l’âne.

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Les 16 métiers d’une mère entre 7h30 et 8h30

  • Majordome attentionné, lorsqu’elle réveille doucement les enfants endormis en ouvrant délicatement leurs rideaux, en leur servant à boire et en leur préparant tendrement leurs tartines.
  • Nutritionniste avisée, lorsqu’elle propose une tartine à son enfant qui avait initialement porté son choix sur « juste une sucette ».
  • Infirmière roublarde, lorsqu’elle administre à son morveux de l’Exomuc dissimulé dans un verre de jus de fruit.
  • Bourreau aimant, lorsqu’elle lui annonce avec empathie que les petites pulvérisations de pschit dans le nez ne sont pas négociables.
  • Maître d’oeuvre efficace, lorsqu’elle distribue les diverses tâches de débarrassage, débarbouillage et habillage à la marmaille pendant qu’elle va se maquiller.

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La théorie : l’enfant jovial effectuant sa mission avec entrain

  • Inspecteur des travaux finis incrédule, lorsqu’elle constate que rien de tout cela n’a été fait, qu’au lieu de remettre la bouteille de lait dans le frigo sa fille s’entraîne à la porter en équilibre sur sa tête, et que tous deux ont joué à qui ferait le plus de « neige » en percutant à nombreuses reprises son choco Prince contre le rebord de son bol.
  • Juge aux affaires familiales sans pitié, lorsqu’elle leur annonce avec fermeté et conviction qu’ils en avaient pris pour une semaine ferme de petits dejs sans chocos.
  • Femme de ménage renfrognée, lorsqu’elle aspire la « neige » sur la chaise, sous la table et, accessoirement, dans les cheveux du lardon.

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Ou alors ça.

  • Négociateur du GIGN patient, lorsqu’elle convainc un lardon boudeur et surtout cul nu qu’au 18 octobre en Franche-Comté, il fait définitivement trop froid pour mettre le T-Shirt de Mario et que non, il ne peut pas remettre le slip de Shawn le mouton qu’il est allé rechercher dans le panier de linge sale.
  • Coiffeuse / Maîtresse, lorsqu’elle tresse les cheveux de sa fille en lui faisant réciter les doubles et les moitiés.
  • Caporal chef courroucé, lorsque c’est l’heure de décoller et qu’elle vocifère des consignes à tour de bras alors même que sa fille joue au pseudo-élastique en sautant comme un cabri entre les rainures du carrelage de la cuisine et que son fils, toujours les fesses à l’air, s’essuie la langue sur les rideaux de l’entrée pour tenter d’enlever l’arrière goût d’Exomuc.
  • Joueuse professionnelle de Tetris, lorsqu’elle tente de trouver une place sur ces foutus parkings d’écoles (oui, écoles au pluriel. Kill me now)

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Ma-gi-que on vous dit

  • Toiletteuse pour gosses, lorsqu’elle s’aperçoit en descendant le lardon de la voiture qu’il a encore du chocolat tout autour de la bouche qu’elle nettoie prestement avec son pouce enduit de bave.
  • Chef de cabinet volubile, lorsqu’elle débite à son enfant son emploi du temps de ministre pour la journée en lui précisant bien qu’aujourd’hui c’est maman et pas papa qui vient le chercher après les TAP et pas à l’heure des papas / mamans / tatas
  • Génie de la lampe magique, lorsqu’elle lui promet beaucoup plus de trois voeux pour ne pas qu’il se mette à pleurer lors de la redoutée séparation.
  • Pilote de formule un, lorsque tout le monde est enfin à l’école dans un état de propreté acceptable mais qu’elle, elle est en retard au boulot.

Et je suis sûre que vous en trouverez d’autres, non?

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