Les nuits paisibles d’un lardon en vacances

Le lardon est téméraire. Le lardon est aventurier. Le lardon est brave. Il a l’étoffe du héros : pour lui, rien n’est impossible. Sauf poser son cul dans son lit, fermer les yeux et dormir. Son oreiller est sa kryptonite.

Peu importe le niveau de fatigue ou le nombre de kilomètres parcourus dans la journée, mon fils est incapable de rester dans son lit quand on l’y couche. Et ce n’est pas différent en vacances. Bien au contraire.

3

L’instant de grâce

Comme nous devions traverser la France pour rejoindre la Bretagne, nous avons fait escale dans un charmant petit BnB au centre du pays. Nous y avions une chambre à 4, et laisse moi te dire que pour la première nuit des vacances, le lardon a grave kiffé la chambre à 4. Moi, moins. D’une part parce que c’est relou de devoir éteindre les lumières à 21h pour que les rejetons s’endorment. Et d’autre part, parce que mon lardon a mené un tintamarre incroyable en empêchant tout le monde ou presque de dormir jusqu’à 23h. Ca valait bien le coup de passer 2 heures dans le noir comme des cons. L’Homme s’est pourtant endormi assez vite – il ne vaut pas bien de la monnaie le soir venu. Le Niminus a suivi une fois le calme à peu près respecté par son frère. Mais moi, je savais que ce petit salopard ne dormait pas, alors je ne pouvais pas fermer l’oeil. Et Bon Dieu que j’ai bien fait, puisque je l’ai surpris en train de se relever discrétos et… de se barrer de la chambre d’hôte!

Des débuts en fanfare, donc.

Nous sommes ensuite arrivés en mobil home, où, comme l’an dernier, nous avions opté pour la technique endormissement du Niminus dans notre lit pour que son frère la laisse tranquille. Il faut dire que ma fille est la recordwoman de l’endormissement. Le temps de faire chauffer de l’eau pour mon pisse-mémé nocturne et elle fait déjà l’étoile de mer en ronflant sur la couette. Son frère par contre était en train de faire trembler les murs à l’autre bout de l’habitation (donc concrètement 5 mètres plus loin). Le premier soir, j’ai cru le passer par la fenêtre en découvrant que comme rituel d’endormissement, il avait trouvé bon de déplier absolument tous les vêtements posés sur les étagères et d’en recouvrir les deux lits. J’ai encore moins rigolé le deuxième soir : pris d’une petite chiasse nocturne, il n’a pas eu le temps de rejoindre la cuvette avant de détendre ses sphincters et nous a semé de la fiente molle partout. C’est à ce moment là que nous avons découvert que le chauffe-eau était en panne, évidemment. Mais se faire laver la raie à l’eau froide l’a étonnement fait rire. Il faut croire qu’avec lui, toutes les excuses sont vraiment bonnes pour sortir du lit.

1

Randonnons en rang d’oignons

Le troisième soir n’était pas de tout repos non plus : ayant beaucoup marché sur l’île aux Moines, le pauvre chouchou s’est réveillé deux fois avec des douleurs au pied, peut-être des crampes. Je sais à quel point cela peut être douloureux, donc je me suis extirpée du lit prestement (ce qui pour moi relève de l’exploit) pour aller le réconforter et lui faire un massage. Seulement, à moitié dans le gaz et certainement pris par la douleur, il ne m’a pas reconnue et m’a regardée comme si j’étais la sorcière de la Belle au Bois Dormant (qu’il a en horreur). Il s’est mis à hurler comme un écorché et à me donner des grands coups de doudou dans la tronche, refusant que je l’approche. Il a fallu que j’allume la lumière (dans la tronche de sa soeur qui, malgré les cris et la lumière, ne s’est pas réveillée) pour qu’il s’aperçoive que cette créature grimaçante à la chevelure démoniaque et aux petits yeux froissés était bel et bien sa mère et qu’il me laisse l’approcher. Je lui ai donné les deux fois des granules d’Arnica, et je lui en ai aussi donné au coucher les soirs suivants en prévention. Petite astuce, si jamais.

Vous vous doutez bien qu’à force d’être le dernier couché et le premier levé (j’ai la grande chance d’avoir un lardon qui est à la fois du soir et du matin), il y avait des moments dans la journée où il était un peu cuit, notamment lorsque ces journées comprenaient de longs temps de marche. Aussi, dès que nous reprenions la voiture, il entrait dans un état semi-comateux au bout de quelques mètres : tête révulsée, bouche grande ouverte et yeux encore un peu ouverts, je vous avoue l’avoir un peu secoué une fois ou deux pour m’assurer qu’il était bien encore en vie. Il s’est également endormi parfaitement assis dans le petit train sillonnant Quiberon, pour le plus grand régal de sa soeur qui, elle, sait tirer parti de la présence d’un lit pour se reposer.

Je vous avoue également avoir une fois profité de ses endormissement impromptus pour lui mettre un slip Planes sur la tête et le prendre en photo. Il faut bien que je me venge un petit peu pour ses excentricités nocturnes, non?

2

Je vous invite à lire ou à relire l’article de nos vacances de l’an dernier, où la gastro avait touché un autre membre de la famille :

La vraie histoire des enfants en mobil home

(1152)

Rendez-vous sur Hellocoton !
Did you like this? Share it:

Avant de partir …

2 comments

  1. Lili-One says:

    J’ai bien ri aussi 🙂 ma pauvre…

    Sinon, pour ce qui est prévention des crampes et courbatures, je conseille les pastilles de Vichy : ces deux désagréments sportifs étant du à une accumulation d’acide lactique dans les muscles, il faut apporter des minéraux alcalinisants pour corriger. Le must,c’est l’eau de Vichy. Mais elle est dégueu à cause même de ces minéraux (bicarbonate normalement).
    Les pastilles de Vichy étant du concentré de ces minéraux, elles font le même effet et de manière bien plus agréable.
    Une pastille avant, une pastille après, éventuellement aussi pendant… Ca marche plutôt bien de mon expérience 😉

Laisser un commentaire

Connect with Facebook