Les envies pendant la grossesse, une légende urbaine? {ça jacasse!}

Je suis sûre que c’est la même chose pour nous toutes : si on a le malheur de dire qu’on a envie de manger des fraises, y’a toujours un relou dans l’assemblée pour nous regarder en coin en demandant bien fort « hé hé, tu nous cacherais pas quelque chose toi? » (et là tout le monde te scrute le gras du bid. Gloups.). Mais pourquoi on a tous en tête cette image de la femme enceinte, rayonnante, qui se relève à 2 heures du mat pour croquer une fraise ou deux sous le regard béat du father-to-be?

Moi, c’était pas ça.

Déjà, c’était pas la saison des fraises. Et ensuite, vu que les premiers mois j’avais des nausées béton et un odorat digne de celui d’un chien de chasse, la moindre odeur un peu soutenue me déclenchait des haut-le-coeur. Genre le sapin qui sent bon la fraise (!) accroché au rétro, les crèmes pour le corps ou (bizarrement) mon placard à gâteaux (pas les gâteaux, non, LE PLACARD). Le souvenir d’un sandwich au thon est aussi particulièrement vivace dans mon esprit.

Petite parenthèse en passant, je pense que le corps garde la mémoire de ces instants là car bientôt cinq ans plus tard, j’ai encore envie de vomir quand je sens le beurre pour le corps à la grenade de The Body Shop ou que j’ouvre une boîte de thon. Pour te dire comme ça va loin, il y a carrément tout un CD que je ne peux plus écouter car je l’associe avec la période gerbouillis et dès que j’entends les premières notes j’ai envie de renvoyer la classe.

Tout ça pour dire que des envies, il y en avait bien peu en début de grossesse, MAIS il y en avait quand même. Comme toute nourriture me dégoûtait passablement, je me rabattais sur des choses aussi neutres que possible. Des pâtes sans sauce, des pains au lait, des bananes et… des tartines de vache qui rit. Je précise qu’en tant que Franc-Comtoise du cru, je penche en temps normal plus pour les bons fromages qui puent 10 jours dans le frigo, mais là non : obsession vache qui rit. Je n’en achète jamais d’habitude, mais un beau matin je me suis levée avec pour seule idée en tête de filer m’en procurer au Casino du coin, et il y eut des jours où ce fut mon seul et unique aliment, sur du pain, à tous les repas.

Et pour ma seconde grossesse, obsession vache qui rit : le retour. Mon frigo s’en est donc trouvé à nouveau pourvu, et c’est à ce moment là que le Niminus a découvert à son tour la Vache qui rit. Et, souvenir des moments passés in utero? Depuis, le Niminus en réclame quotidiennement, à tel point que c’est même devenu son petit déjeuner de prédilection…

Pour cette 2e édition de ça jacasse!, on parle de nos envies pendant la grossesse! Et toi alors, c’était quoi?

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Avant de partir …

15 comments

  1. malise says:

    Pourtant il parait que c’est vrai, pour les fraises! 😉 Moi aussi la vache qui rit a été la seule chose que j’ai pu manger les 1ers mois de ma 1ère grossesse.

  2. Biloute says:

    Je te suis pour les odeurs: moi c’était le Narta anti traces-blanches qui me donnait la nausée,….ben…toujours!!!
    J’ai mis aussi très longtemps avec de remanger une tartiflette.
    Pas trop d’envie: Ah si, pour Maïna: épinards (chose que je déteste par dessus tout, j’en ai mangé pendant neuf mois!!)
    Pour Maé par contre, nausée mais pas d’envie particulière.

  3. Papillon says:

    Pour bébé1 j’avais tjs envie de sucré donc c’était Nutella+petits pains.
    Pour bébé2 je ne voulais que du salé = le St Moret était mon plus fidèle compagnon !
    Et comme tu le sais j’ai eu une crapouille et un crapouillot !!! les envies sont peut-être des signes ….!

    • Maman Dinde says:

      Toi aussi alors tu faisais des infidélités aux bons fromages du terroir? lol! (bon il faut dire qu’on en a bcp au lait cru)

  4. Marydod says:

    Moi, je n’ai pas été du tout nauséeuse pour les trois grossesses. En revanche, des envies, j’en ai eu…. Je rêvais de hot-dogs sur les aires d’autoroute ! Bien moins onéreux que les fraises en hiver, non?

  5. • Ginylle • says:

    Je suis effarée !!!
    C’est la première fois que j’entends parler d’une obsession pour la Vache qui Rit pendant la grossesse…Comme moi !!! Et dire que mon entourage me prenait pour une folle avec mes portions de 12, 24 (48 ?) ! Très contente de lire d’autres mamans aux mêmes envies !

    Il paraît que le corps réclame ce qui lui manque pendant la grossesse…et que pour cella, il fait appel à la mémoire de notre enfance. Par exemple, notre corps a peut-être enregistré « vache qui rit = source de calcium » à l’âge de 3, 4 ans. Et en manque de calcium une fois adulte et enceinte, il nous réclame de la Vache qui Rit. C’est une explication qui m’a paru tenir la route et c’est désormais le discours que je tiens quand je parle de mon addiction de l’époque…

  6. Anne says:

    Salut les filles,

    Moi pour mon premier je révais de raviolis… en boite mais de marque.
    Mon mari en a eu marre et m’a acheté un truc de magasin premier prix trop pas bon 😉 , j’en voulais tellement que je les ai mangé, enfin j’ai commencé la conserve… Et bien ça m’a carrément soignée!

  7. anne-clo says:

    et bien moi mon début de grossesse a été marqué par une envie folle de MacDo.
    quand mon mari sortait tard du boulot je lui demandais souvent de faire un détour pour me ramener un bon big mac.

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