Le prénom de ton lardon {Ca jacasse!}

« What’s in a name? That which we call a rose
By any other name would smell as sweet. »

(Ouais, je te cite du Shakespeare – dans le texte – de bon matin, je suis comme ça)

Mais qu’est-ce qu’elle nous fait, la Juliette, là? C’est une réflexion de mec ça!

Toi, femme, tu as saisi depuis bien longtemps toute l’importance du prénom. Tu as déjà ta liste de dressée avant même d’avoir un potentiel géniteur sous le coude, et tu y apportes régulièrement des modifications (Dieu merci, si j’avais gardé ma toute première liste élaborée dans la fleur de l’adolescence, mes enfants s’appelleraient Kelly et Brandon).

L’homme en revanche, n’est bizarrement là que pour poser son veto. Il démonte une à une toutes tes belles idées et te trouve des jeux de mots ridicules.

« Nan, pas Justine. Ca fait trop « deux qui la tiennent… » (je t’épargnerai la suite)

Par contre, quand on lui demande à lui de trouver quelque chose, y’a plus personne. L’Homme refuse toutes tes propositions, mais n’en soumet aucune. Typical. Il faut dire que tu lui as ouvertement ri au nez quand il a tenté de te proposer Martial et que tu l’as ensuite raconté à tes copines pour que tout le monde se foute de lui (n’est-ce pas, Maud?). Dans certains cas, on peut donc comprendre que l’Homme préfère se la fermer.

Et quand tu as un boulot où tu vois défiler des centaines de gamins tous les ans,  bon courage. C’est un peu comme aller faire du shopping dans un magasin où il n’y aurait que des fringues déjà possédées par des personnes que tu connais. Si tu as vu un pull porté par une fille qui a la classe, tu seras plus tentée de l’acheter que si tu l’as vu sur la peste de service, forcément.

« Qu’est ce que tu penses d’Arthur, si c’est un garçon? »

« Oh nan, j’en avais un l’an dernier il était trop chiant! Par contre j’aime bien Enola, j’en ai une cette année, c’est une super gamine »

Comme tu le vois, ça élimine déjà beaucoup d’options. Et quand tu as enfin trouvé LE prénom, bien souvent tu le gardes secret, de peur que ton entourage ne te pourrisse ton groove, très certainement. Une fois que le bébé est né, les gens osent beaucoup moins dire qu’ils n’approuvent pas vraiment ton choix, sauf les rustres style mon grand-père, évidemment. Quand ma cousine est venue nous présenter son nouveau copain à Noël, voici la scène qui s’est déroulée sous mes yeux incrédules.

Toute la famille déjà à table. Ma cousine arrive, son copain au bras. Ils saluent tous deux mon grand-père.

Mon grand-père : « C’est comment ton prénom tu m’as dit? »

Le copain : « Eddy »

Mon grand-père : « Eddy?! »

Il se tourne alors vers la famille attablée et déclare « ils vous collent quand même de sacrés noms à la gomme, maintenant! »

Welcome to the family.

Et quand tu as enfin, ENFIN trouvé le prénom qui a tant fait débat, tu n’as qu’une hantise : que ta soeur ou ta copine qui doit accoucher avant toi ne te le pique sous le nez. Tu en deviendrais presque parano à dire des trucs style « vous avez combien de lettres vous? ».

Pour le Niminus, on avait décidé de garder le sexe du bébé secret, alors on s’était encore compliqué la vie, tu vois bien. Pour les prénoms de filles, on était encore assez d’accord sur le style qu’on aimait, et elle aurait très bien pu s’appeler Lilas, Hannah, Ella ou Rose. Au final, on a trouvé son prénom le jour de Noël, en recevant un livre des prénoms. J’ai ouvert une page au bol, flashé sur un prénom de petite fille, je lui ai montré persuadée qu’il dirait non (t’as vu comme je suis mauvaise langue) mais il a validé et on n’en a plus jamais reparlé. Il faut dire qu’on s’est battu sur le prénom de garçon jusqu’à la fin. Il voulait Noé, je voulais Gabriel. Alors quand on a découvert que c’était une fille, j’étais doublement contente : le prénom coup de coeur ET les couettes, youhou! J’en aurais presque oublié mon épisio tiens. Et bizarrement (ou pas), le lardon ne s’appelle ni Noé, ni Gabriel.

Et chez toi, le choix du prénom, ça a été la baston?

C’était ma participation hebdomadaire à ça jacasse! (Clique sur le lien pour plus d’infos!)

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Avant de partir …

16 comments

  1. elo says:

    pas de bagarre chez nous, avant même d’avoir en projet bébé, Zoé était une évidence pour les 2.
    Pareil pour Zélie, en revanche en prénom garçon on séchaient totalement tout les 2! heureusement qu’on a finalement 2 paires de couettes (….enfin façon de parler, Zélie est encore trèèèès loin de les avoir) lol

  2. biloute71 says:

    Maïna était un prénom que l’on aimait bien tous les deux dès le départ, on s’est juste pris la tête sur l’écriture: je ne voulais pas le tréma….. Elle a un tréma.
    Pour Maé, on hésitait entre Noé et Maé. Le choix s’est fait sur le chemin de la maternité, vu comme je souffrais, il m’a dit: c’est bon t’as gagné, appelle le comme tu veux! (Noé faisait un peu trop biblique)
    Et voilà! Mais pas de troisième car nous ne trouverions pas de prénom!!

  3. Amande says:

    C’est marrant parce que Noé où Gabriel c’est très loin du prénom choisi pour la Poupette en question 😉 ! Et question : pour le deuxième les prénoms choisis pour le premier ne ressortent pas ? Et dis t’as un grand-père extra :))) !
    Ici peu d’hésitation, on savait que ça serait un petit mecton, on a hésité entre 2 prénoms, puis le choix s’est fixé au terme, à terme ? Hésitation sur l’orthographe tranchée par la sage-femme à notre demande <3 😉 !

    • Maman Dinde says:

      Oui, rien à voir! On aime bien les prénoms originaux pour une fille (pour le 2e c’était Ava d’ailleurs) mais pour un garçon c’est plus dur je trouve. Enfin j’aimais bien Solal ou Gwendal mais l’Homme a bien entendu mis son véto :/

  4. cissoune says:

    Ahaha oui l’histoire des prénoms. J’ai connu les deux situation que tu décris :
    1/ La femme d’un pote de l’homme qui se gène pas pour me dire : Quoi, si c’est fille ce sera Pénélope?! Ah ben j’risque pas de vous le piquer, c’est affreux !!! (merci bien, déjà que je l’aimais pas 😉 )
    2/ l’homme qui me dit : « ben non, on va pas l’appeler Harry, on est pas anglais (mouais…) et si on l’appelait Sven? (Ah ben oui évidement on fait bien plus scandinave O_O)

    Pour le 2eme (quand le moment sera venu), j’ai déjà choisi et même s’il aime pas, j’espère le persuader lol (et avoir une fille aussi lol)

    Ps: ah oui les prénoms de ma première liste (celle dont j’ai le plus de souvenir en tout cas) Drazic, taylor (évidemment) et brenda. Ouf, j’ai changé un peu depuis 😉

  5. Anne says:

    Moi j’ai eu l’honneur d’avoir un magnifique :

    « – Mais tu te rends comptes que ton fils va porter ce prénom TOUTE SA VIE??? » dixit belle maman

    – euh oui bien sur, en plus c’était quand même en l’honneur de ton père qu’on l’a appelé comme ça… »

    Elle m’a dit qu’elle avait honte de dire le prénom de notre deuxième fils à ses amis. ( ahhh! délicatesse quand tu nous tiens)

    Par contre je n’ai jamais eu vraiment d’idée pour les prénoms de filles.
    D’ailleurs pour le premier (on ne savait pas le sexe à l’avance) on n’était toujours pas fixé quand il a décidé de pointer le bout de son nez.

    Et si je devais avoir un 3eme (ce qui ne devrait pas arriver) j’ai déjà encore un bon vieux prénom de derrière les fagots que j’adore pour un tit gars 😉

    Et réaction de mon homme tout ce qu’il y a de plus classique en me proposant des trucs comme Gertrude ou autre du même goût…

  6. Mélanie says:

    Déjà avant (bien avant!) la conception on était fans de Abby de NCIS. Ce fut donc une évidence dès qu’on a su que Loulou était une fille! Par contre pour Bounhomme Couquin, le dossier est resté critique jusqu’au bout. Mes hormones et le ptit côté « nostalgie quand tu nous tiens » du Papa nous dirigeaient vers les Guerriers de l’Apocalypse des Chevaliers du Zodiaque… Bref… Quand Simon m’a été présenté eh ben c’était Simon et c’est tout… La simplicité s’est bien aussi!
    Mille mercis pour ce blog, je suis rassurée que mes enfants aient des doubles! Je ne suis donc pas seule non plus!!!

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