Le Niminus dans « le Niminus et la poignée perdue »

J’aurais dû m’en douter, quand elle est rentrée hier avec des traces noires sur le menton. « J’ai touché la porte du garage ». Soit. Il y a de la graisse sur les portes, c’est bien connu (en tout cas chez nous). Je la débarbouille, on passe à autre chose.

Que je te raconte : il faut déjà que tu saches que chez moi, y’a quelques trucs qui ne fonctionnent pas vraiment comme ils devraient. C’est le cas en particulier de la poignée de la porte de mon garage, qui te reste dans la main si tu tires trop fort dessus (pas commode, je te l’accorde). Eh bien figure-toi que ce matin, en sortant de ma maison toute pimpante et guère en avance pour aller gagner ma croûte, j’ai eu la grande surprise de découvrir que la dite poignée avait tout bonnement disparu. Aussi bizarre que ça puisse paraître, on m’avait piqué ma poignée de porte. Consternation. Je me rends compte que je suis dans l’impossibilité d’ouvrir la porte de mon garage, que ma bagnole est coincée dedans et qu’il est l’heure que je parte au boulot. Je commence à hyperventiler, un p’tit peu.

Puis ça a fait tilt. Le Niminus et sa tronche pleine de cambouis, la porte du garage…

Miraculeux concours de circonstances : l’Homme et le Niminus, sur le point de partir de leur côté eux aussi, n’avaient pas encore levé le camp. Je me mets à hurler dans mon allée comme une forcenée : « y’a plus de poignée à la porte je peux pas ouvrir le garage! C’est le Niminus qui l’a piquée hier! ». Je questionne le Niminus tel un Reichsführer. En voyant mes yeux qui devaient probablement lancer des éclairs, la bécassine n’osait pas répondre, ce qui attisait d’autant plus ma fureur (pas du samedi soir). Et quand soudain elle s’est mise à parler, c’est pour pouffer de rire en me disant « oui, je l’ai cachée dans le jardin! ». A ce moment là, je t’avoue que j’ai eu envie de la soulever par les couettes. Les vociférations matinales reprennent « moi ça ne me fait pas rire du tout! Dis moi tout de suite où tu l’as mise! ».

Elle fait mine de chercher dans la pelouse. Je lui emboîte le pas. Me voici donc au milieu de mon jardin de grand matin, parcourant le gazon mouillé dans mes petites chaussures ouvertes (et toujours en rugissant). Elle nous fait faire le tour de la maison : rien. Je frise l’hystérie. De loin, je vois l’Homme arriver en courant tel Mac Gyver, une clé multiprises à la main. Il avait réussi entre temps à ouvrir la porte du garage. Il demande ensuite calmement au Niminus où elle a mis la poignée et elle lui montre l’endroit exact sans se faire prier (entre deux pissenlits, évidemment). Envie de soulèvement par les couettes bis. Mais je suis en retard, le soulèvement devra attendre : je saute dans mon véhicule et m’éloigne de la maison, non sans voir par ma fenêtre mon petit saligaud de Niminus toute joviale qui me fait de grands signes d’au-revoir, pas du tout déphasée par la mini crise cardiaque que sa petite blague a provoquée.

Bref. Tout ça me donne l’occasion de créer une nouvelle catégorie : les bonnes blagues du Niminus.

(2305)

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Avant de partir …

12 comments

  1. Amande says:

    Moi je connais un enfant de sexe mal qui m’est très très proche qui a enfermé son père dans le dit- garage, certainement de la même série que le tien (de garage).

  2. Cecile says:

    Ouh la la, elle a de l’idée y’a pas à dire!!!
    Ca me rassure pas avec mon lascar qui a 6 mois planque déjà sa sucette…

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