{ça jacasse!} Les folles nuits des jeunes parents.

Les crocodiles, les poissons et les nuits du nouveau né. Voilà les trois choses qui me font hérisser les poils du dos rien que d’y penser. Et comme je doute que beaucoup se seraient pris de passion à parler de l’un des deux premiers, tu te douteras bien que pour la jacasserie de la semaine, on va parler de mon sujet tabou : le sommeil du bébé.

C’est vrai, ce que nous disent les grand-mères : on oublie vite, on oublie tout, et on recommence comme des imbéciles heureux. Sauf que là, c’est encore assez frais dans ma mémoire pour que rien que l’idée d’en avoir un hypothétique troisième me donne des frissons.

Et pour que mon moi du futur ne se laisse pas berner par le souvenir de petites joues douces, de fesses dodues et de gouzi-gouzis, je désire aujourd’hui me laisser un souvenir écrit de cette douloureuse période.

Il y a une chose que beaucoup d’entre nous prenons pour acquise : le soir, on va se coucher, et on se réveille le lendemain matin sans avoir vu le temps passer. Ca semble logique, naturel. Eh bien quand tu as un bébé, tu réalises qu’une nuit, c’est long. LONG.

Un jeune parent qui se pose dans son lit le soir se demande toujours à quelle sauce il va être mangé. Le lardon va-t-il se réveiller dans une heure, ou dans trois? Est ce qu’il aura la bienséance de roter vite fait bien fait pour retourner se pieuter, ou vas-tu devoir arpenter ton salon en le berçant pour qu’il daigne repartir voir Morphée? Surpriiiiiise!

Et crois moi que si en général l’imprévu ça a un petit côté sympa, quand on joue avec tes heures de sommeil là t’as tout de suite moins le coeur à rire. Parce qu’une nuit de jeunes parents ça ressemble à ça (et encore je te la fais version bébé cool)

21h : tu es un jeune parent. Tu es claqué. Tu n’as plus aucune vie sociale, ça fait un mois que tu n’as même pas daigné commencer le début d’un film. 21 h, le lardon dort : TU DORS.

Minuit : réveil number one. Ca vocifère dans le babyphone. Ca pique le neunoeil. A minuit, tu es dans ton bon sommeil profond, mais le lardon lui il a décidé de casser la croûte et t’appelle d’un braillement aigu et incessant. Pas le choix, tu t’extirpes de ton lit bien chaud pour t’allumer une grosse lumière bien violente dans la tronche, tu manques de te vautrer dans les milles obstacles qui jonchent le sol (une fois, je suis tombée DANS un lit parapluie laissé au pied de mon lit la veille. Mes genoux s’en souviennent encore) et tu atteins enfin ton lardon. Si tu biberonnes, j’imagine que tu dois encore te battre à compter les dosettes de poudre, les yeux semi-ouverts sous les néons criards de ta cuisine. Si tu nichonnes c’est plus simple, tu te recolles au lit, le lardon contre toi. Et, croyez moi ou pas, c’est là que c’est dur. Aucun bruit dans la maison, le lit est encore tout chaud et tes paupières sont encore pleines de sommeil. Mais toi, tu dois lutter. LUTTER. D’abord, pendant le temps du gavage, mais ensuite et surtout, pendant l’étape rototo. On a eu des bébés vomitos qui avaient une légère tendance à la régurgitation, et qu’il fallait donc tenir relativement droits pendant 20 minutes après la tétée. C’est là que c’est vraiment la mort : imagine toi devoir te tenir raide comme un piquet, lardon sur l’épaule qu’il faudrait éviter de faire tomber par terre, et attendant que les minutes s’écoulent. Crois moi, tu te rends compte à ce moment là de la longueur des minutes.

Et les plus assidus d’entre nous rajoutent l’étape changement de couche là au milieu. Ce que je faisais soigneusement pour le Niminus. Pour le lardon, j’ai laissé tombé, s’il n’y avait pas eu de fuites ça allait bien tenir jusqu’au matin.

0h40 : tu as terminé tout le protocole, le lardon daigne se rendormir sans broncher. Tu peux retourner te pieuter tranquille.

4h40 : Lardon sympa, il t’a laissée tranquille 4 heures (mais c’est toujours plus court que tes cycles de sommeil à toi). Gémissements audibles via le babyphone. C’est reparti pour un tour de vautrage, nichonnage, rototage et compagnie.

5h20 : Tu poses délicatement le lardon dans son lit, retournes dans le tien. S’il est sympa, il se rendormira de suite. Sinon, peut-être voudra-t-il que tu le promènes un peu au travers de la baraque, ou que tu lui redonnes 50 fois sa tétine. Peut-être aussi qu’il va t’exploser la couche d’un bon gros caca qui aura débordé sur le body et le pyj. Sinon, peut-être qu’il aura mal au ventre et qu’il va se tortiller 45 minutes en hurlant? Je te l’ai dit plus haut : c’est la surprise!

Et c’est comme ça des semaines, des mois durant. Toutes les nuits : surpraïze! Dès que le lardon me tirait du sommeil, je me tournais vers mon réveil pleine d’espoir pour voir s’il avait tenu plus longtemps que la veille. 4h23. 4h34. Oh tiens, 4h45, ça devient bon! 4h12? Il se fout du monde? Et puis un beau jour, le 20 février pour être exacte, je me tourne vers le réveil et là : 6h02. J’ai secoué l’homme sans cérémonie : « bordel t’as vu l’heure qu’il est? C’est géniaaaaal! ». J’ai escaladé mes escaliers deux par deux, j’ai jovialement félicité mon lardon. Danse de la joie et offrandes au Ciel. Depuis le 20 février, à 2 mois et 2 jours, il fait ses nuits. Et moi, j’ai retrouvé un semblant de vie!

Voici mon humble participation à ça jacasse number 5! (Clique sur le lien pour plus d’infos!)

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Avant de partir …

4 comments

  1. Melanie says:

    moi l’avantage c’est que je garde le rythme nouveau née depuis que je suis maman, donc même pas peur de recommencer LOL

  2. Aurore says:

    Moi pour le coup, j’ai eu de la chance, j’ai eu deux bébés cool, qui a 3 semaines dormaient de Minuit à 6/7h du matin, et qui ont fait des nuits complètes vers 2,5/3 mois…Ils se sont rattrapés dans d’autres domaines lol

  3. Isablablas says:

    J’adore ton article très bhttp://isablablas.over-blog.com/article-a-jacasse-les-folles-nuits-des-parents-118509235.htmlien écrit avec beaucoup d’humour, voici ma participation . Bizz

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