Le granola de la dinde et du lardon (titre vendeur)

Ne tournons pas autour du pot : je cuisine bio, végétarien et j’essaie d’éviter au maximum les produits industriels. Voilà, c’est dit. Mais attendez une seconde avant de me claquer la porte au nez en me traitant de bobo snobinarde : je mange des kinder devant la télé quand les lardons sont couchés. Il faut savoir faire des compromis, dans la vie.

Dans cette optique d’éviter l’industriel and co, je me suis mise cet été à tâtonner pour me cuisiner mes petites céréales du matin en cherchant des recettes sur le net. La première fois, j’avais mis du sucre : c’était donc trop sucré. La deuxième fois, j’avais laissé cuire trop longtemps, et c’était donc cramé. Puis au fil des essais, j’ai fini par trouver la recette qui me convient ma foi pas trop mal. Elle est peu sucrée, mais quand même assez gourmande pour ne pas avoir l’impression de manger les graines du hamster au petit dej (c’est important). Cette recette la voici :

Ingrédients :

50g d’huile de coco (liquide)

50g de miel liquide

1 cuillère à café de cannelle

1 pincée de sel

200g de flocons d’avoine

100g de noix et graines, au choix. Pour ma part : amandes effilées, graines de courge, de tournesol, de lin et de chia.

+ 1 poignée de pépites de chocolat noir, parce qu’il faut quand même pas déconner.

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Mate moi ce belles graines

Etapes :

Mélanger l’huile, le miel et la cannelle au fond d’un saladier. Y verser le reste des ingrédients (sauf les pépites) et bien mélanger.

Etaler sur une plaque de cuisson et enfourner à 150°. Au bout de 10 minutes, retourner le mélange, puis le remettre au four pour 5 à 6 minutes de plus. Le mélange doit être légèrement doré, mais pas trop!

Laisser refroidir avant d’ajouter les pépites de chocolat, et conserver le tout dans une boîte hermétique.

Je les consomme arrosées de boisson végétale, le lait d’avoine étant ma préférée.

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C’est une recette qui ne prend que 5 minutes et que je réalise avec le lardon car il ne manque jamais une occasion de lécher les casseroles (et la cuillère de miel). Contre toute attente, les enfants aussi adorent ce granola. Le lardon, qui a l’égo généreux, s’auto-congratule de sa succulence à chaque petit déjeuner. Le Niminus quant à elle trouve notre recette agréable, mais pour elle vous savez, rien ne peut remplacer les tartines de tartare au petit déjeuner…

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Honte à la réunion de rentrée.

Donc vendredi soir, c’était la réunion de rentrée. L’énième réunion de rentrée, je devrais dire. Ma sixième à la maternelle. Autant te dire que le petit train des anniversaires et le yoga-tortue n’ont plus bien des secrets pour moi, mais j’ai toujours peur que la maîtresse me fasse les gros yeux le lendemain si je zappe la réunion.

Donc j’y suis allée. Et je suis arrivée en retard. La maîtresse n’a pas froncé les sourcils, ce n’est pas son genre, mais elle m’a installée tout devant. Sur une micro chaise de nain, bien entendu.

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Bref. La réunion commence, ça parle salle de motricité et chaussons qui tiennent bien aux pieds. Les sujets phares reviennent bien vite sur le tapis.

Est-ce que les enfants peuvent fêter leur anniversaire à l’école?

Oui, mais j’aimerais mieux que ce soit le vendredi.

Et pour le gâteau, vous préférez ceux du commerce ou fait maison?

Comme vous voulez, mais privilégiez toujours la qualité à la quantité.

(Et malgré tout, le lardon revient sans cesse avec des paquets de bonbons des anniversaires des petits copains à l’école. Bref. Ceci est un autre débat.)

En vient le sujet préféré des parents de maternelle : les chiottes.

Ont-ils accès aux toilettes quand ils veulent?

Mon fils ne sais pas encore trop s’essuyer seul, est-ce que l’ATSEM peut l’aider?

Faut-il prévoir un change en cas d’accident?

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La maîtresse répond scrupuleusement à toutes les interrogations des parents. Puis soudain, elle décide de se lancer dans la narration d’une petite anecdote.

Ce matin, pendant la récréation, j’en voyais un collé contre le grillage. Je me suis dit « non… il est quand même pas en train de… »
Alors je me suis approchée, eh bien si! Il était en train de faire pipi dans l’herbe à travers le grillage!

Rires hilares de l’assemblée des parents, moi y compris, évidemment.

Forte du succès de son monologue comique, la maîtresse renchérit : Ah, il était méthodique! Il avait bien enlevé ses bretelles et baissé son pantalon et hop!

Je ris à gorge déployée de concert avec tous les autres adultes. La maîtresse, soulevée par la foule en liesse, poursuit : Et quand je lui ai demandé pourquoi il n’était pas allé aux toilettes, il m’a répondu « Bah! Sinon je n’avais pas le temps de jouer! »

A ce stade tout le monde rit à se taper la cuisse. Quand soudain, toujours sur le même ton réjoui, la maîtresse me regarde et me lance en riant : c’était le vôtre!

Et là, j’ai ri, encore, mais un peu jaune. En y repensant, j’aurais pu voir le coup venir quand elle a parlé des bretelles (le lardon souffre du syndrome du sourire du plombier et a la raie à l’air en permanence. Les bretelles sont l’unique solution). Ce que j’ai beaucoup plus de mal à comprendre par contre, c’est pourquoi ce petit fumier qui refuse de pisser dans la mer a cru pertinent d’arroser le talus depuis la cour de l’école?

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Je vous avais demandé ce weekend sur ma page facebook d’imaginer ce que le lardon avait bien pu faire pour me mettre la honte à la réunion de rentrée, et vous n’étiez pas très loin du vrai. Vous m’avez parlé de caca à aller torcher ou de pets foireux. Il faut croire que les histoires de chiottes, c’est vraiment son truc!

*** EDIT***

Je tiens juste à préciser (au cas où cela aurait été mal compris) que la réunion s’est passée dans une ambiance très relax et bon enfant et que la maîtresse a raconté cela sur le ton de l’anecdote. Et je n’ai pas du tout mal pris le fait qu’elle l’ait fait, ou même qu’elle ait dit de qui il s’agissait. Si j’ai été gênée, c’est plus par le fait que mon fils ait fait pipi dans la cour que par la narration des faits qui avait pour but unique de nous faire rire des idées parfois saugrenues de nos enfants.

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Huit.

Avoir une enfant de huit ans, c’est un peu comme devenir maman pour une deuxième première fois. Tu crois que ça y est, c’est bon, tu sais faire. Ca fait huit ans que les gosses, les bobos, les colères et tout ça, tu gères plutôt bien. Sauf que non. Huit ans marque un tournant, et tu te rends compte que tu t’avances vers l’inconnu, où toutes tes astuces et tes ruses apprises au fil des années ne fonctionnent plus toujours. Parce qu’une enfant de huit ans se comporte encore parfois comme si elle en avait quatre, mais parfois aussi comme si elle en avait seize.

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Huit ans te dit qu’elle est d’accord pour mettre ses landaus au grenier et qu’elle est prête à donner ses poupées, mais tu les retrouves le soir même bordées dans son lit.

Huit ans ne veut surtout plus de vêtements avec des princesses dessus (sauf à la rigueur sur les culottes, mais uniquement si ce sont des shortys). Cependant, Huit ans supplie la famille entière de regarder avec elle le film de la Belle et la Bête parce qu’elle attendait le DVD depuis des mois (j’ai cru que Bibiche allait sauter par la fenêtre pendant les passages chantés. Heureusement, nous sommes de plain-pied.)

Huit ans adore les journées shopping entre filles et te déniche toujours les robes les plus jolies (et les plus chères. Avoir une fille c’est une double banqueroute : tu craques sur un tas de fringues quand elle est petite, puis quand elle grandit elle te persuade de t’acheter à toi des fringues dont tu n’as pas vraiment besoin #JupeAQuaranteCinqBoulesAhem #DontTellBibiche), mais ne t’avise pas de lui acheter quoi que ce soit sans son consentement ou pire : de l’obliger à porter des vêtements qu’elle n’a pas choisi elle-même. Il y aura des larmes.

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Huit ans claque les portes quand elle est contrariée. Huit ans s’emporte vite quand son père la fait marcher, et monte s’isoler dans sa chambre en martelant chaque marche d’escalier pour nous faire comprendre que nous ne sommes que des vieux cons. Puis huit ans redescend quelques minutes plus tard et te demande si tu veux bien faire un bricolage avec elle.

Huit ans décide donc de ce qu’elle veut porter, et de quand elle veut le porter. Une pluie torrentielle ne la dissuadera pas d’aller patauger dans la boue avec ses chaussures en toile. Si elle a décidé de mettre une robe et des sandales alors qu’il y a une fine pellicule de givre dans la pelouse et que son souffle dessine des petits nuages devant sa bouche, tu seras une vraie connasse d’oser l’obliger à aller se changer. Larmes, soupirs, claquements de porte et pas d’éléphant dans les escaliers seront au programme.

Huit ans monte se doucher seule, en te demandant si elle peut t’emprunter ta mousse nettoyante pour le visage, et interdit à quiconque d’entrer dans la salle de bain pendant ses ablutions. Puis le soir même elle court à poil à travers la maison.

Huit ans pense que tu sais tout faire, et que tu peux tout faire. C’est beaucoup de pression, surtout quand son souci majeur c’est qu’elle ne peut pas aller faire la roue dans le jardin parce qu’il pleut, mais encore plus quand elle a des peines de coeur que les bisous magiques ne peuvent pas consoler. Elle viendra alors chercher conseil auprès de toi. Conseils qu’elle s’efforcera de mettre en pratique, parce que tu as forcément toujours la solution.

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Huit ans pense qu’elle sait tout faire. Puis qu’elle est bonne à rien. Ce qu’elle affirmera en te regardant dans les yeux pour que tu lui affirmes le contraire, parce que ce qu’elle veut le plus, c’est te rendre fière. Puis folle.

Huit ans se compare toujours aux autres et doit absolument rentrer dans le même moule que tous les autres petits gamins de la cour de récré (bonjour monsieur Hand Spinner), mais dans l’intimité de sa chambre, huit ans joue aux chevaliers avec son petit frère et raconte sa journée à ses doudous.

Huit ans fait encore des caprices, des colères, et des crises de larmes quand elle a eu une journée bien chargée. Huit ans pleure souvent parce qu’elle découvre la complexité des relations humaines et qu’elle a besoin de son doudou et des bras de sa maman pour se consoler.

Huit ans envoie régulièrement valser ton autorité sur un ton qui frise parfois l’insolence, mais veut tout faire avec toi, toujours, tout le temps. Parce que tu es la personne la plus cool du monde. Mais également la plus nulle.

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Le fait qu’elle soit un petit pot de glue a parfois clairement ses avantages.

Huit ans aime bien lire dans son lit avant de se coucher, mais préfèrera toujours grimper sur tes genoux pour t’écouter lui raconter une histoire. Alors tu t’assois en tailleur au pied de son lit et elle vient se caler dans ce petit siège sur mesure, entre tes bras, comme tous les soirs depuis huit ans.

Huit ans demande à rentrer seule de l’école et rêve du jour où elle pourra partir acheter le pain toute seule, mais huit ans aime encore bien se faire porter, parfois.

Huit ans trouve les blagues que raconte son père à table sont vraiment trop nulles et puériles, mais elle se cache derrière le paquet de céréales pour ne pas qu’on la voit rigoler.

Huit ans t’attend sur un banc à la sortie de l’école parce qu’elle sait que tu dois aller chercher son petit frère avant. Tu l’aperçois au loin en train de relire sa poésie, les cheveux savamment rabattus sur le côté et le cartable nonchalamment accroché à une seule épaule. Puis elle lève la tête et te court dans les bras parce que même si elle n’a attendu que deux minutes, elle est quand même un peu soulagée de te voir enfin arriver.

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Huit ans n’est plus tout à fait petite fille, et commence à s’imaginer femme. Et pour se projeter et se construire dans son identité future, elle prend exemple sur le modèle qu’elle peut étudier de près au quotidien : c’est à dire toi. Elle observe tes gestes, écoute tes conversations d’adulte, enregistre tes opinions, tes expressions. Elle te demande de lui raconter ton enfance, ce que tu faisais, ce que tu aimais, ce que tu pensais. Elle te demandera des comptes pour chacun de tes faux-pas. C’est épuisant, d’être prise pour modèle.

Huit ans se regarde dans la glace et commence à se trouver des défauts. Défauts totalement inexistants, évidemment, elle est parfaite. Mais elle trouve que ses dents d’adulte prennent trop de place dans sa bouche d’enfant et que son petit nez serait tellement plus joli s’il était saupoudré de taches de rousseur.

Etre mère d’une huit ans prend une ampleur nouvelle, parce que tu as cette ébauche de future femme devant toi qui ne demande qu’à marcher dans tes pas. Qui ne se construit pas encore dans l’opposition mais dans le mimétisme. C’est beaucoup de pression pour tes épaules de maman.

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Mais c’est certainement le rôle le plus gratifiant de toute ta vie.

 

 

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Terreur nocturne, par Bibiche and the Spiders.

Nous avons tous déjà fait l’expérience de cet état de semi-conscience où, oscillant entre sommeil et éveil, notre cerveau perçoit et interprète les bruits de manière bien singulière. C’est à ce moment précis où, encore plongée dans un rêve dont la substance m’échappe désormais, une sorte de bourdonnement sourd et régulier vient progressivement m’extraire de ma torpeur.

J’ouvre un oeil, il fait nuit noire. Je regarde le réveil, 4h23. Mon cerveau parvient enfin à discerner le rêve de la réalité, et je réalise que ce bruit inhabituel à cette heure indue est celui de l’aspirateur. Puis soudain, un cri aigu perce la nuit, puis des pas pressés se rapprochent de ma chambre.
« Je t’en supplie, viens m’aider. »
Pas besoin d’en dire plus. J’ai compris la situation.

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J’ouvre le deuxième œil. Bibiche est assis au bord du lit et me secoue vigoureusement l’épaule.

«Y’a une grosse araignée dans les escaliers. J’ai essayé de l’aspirer mais elle a résisté et maintenant je ne la vois plus » m’avoue-t-il d’une voix vacillant entre l’incrédulité et la panique. «Tu peux venir ? Je sais que je vais me retrouver sur ton blog demain mais tant pis, s’il te plaît, lève toi !»

En bougonnant (je ne suis pas très aimable au réveil. Mes enfants m’appellent affectueusement Petit Ours Brun) je me frotte les yeux et pose un pied hors du lit.

«File moi mes crocs», dis-je d’un ton résigné mais terre à terre. J’ai beau ne pas souffrir de phobie tétanisante comme mon courageux mari, je n’ai pas vraiment envie de laisser la bestiole jouer à saute-moutons avec mes orteils pour autant.

«Pis d’ailleurs, qu’est ce que tu fous à chasser les araignées au milieu de la nuit ?»

«Je me suis levé pour aller doucher le lardon qui a chié aux culottes. J’ai vu l’araignée en redescendant. J’ai essayé de la négocier tout seul mais je te jure qu’elle a résisté à l’aspirateur.»

J’ai ravalé ma bile. Il n’est peut être pas très téméraire, mais il faut bien avouer que c’est lui qui gère les soucis nocturnes de nos lardons la plupart du temps. Ils savent bien qu’une fois que Petit Ours Brun a sombré il n’y a plus rien à en tirer : ils appellent papa.

Je me suis donc levée sans ronchonner davantage.

J’ai regardé dans les escaliers, rien.

J’ai regardé en dessous des escaliers à la lampe de poche (ce qui tire bien sur les yeux et sur la gueule en plein milieu de la nuit) : rien.

Bibiche me regardait faire depuis l’autre bout de la pièce, prêt à sauter sur une chaise si toutefois l’araignée décidait tout à coup de se venger de sa tentative d’assassinat en lui sautant dessus la bave aux lèvres.

Il fallait impérativement que je trouve cette putain d’araignée sinon il n’allait pas en dormir de la nuit.

Quelle vie de merde.

J’ai donc regardé à nouveau dans les escaliers (qui, malheur, sont couleur araignée) et, l’oeil un peu plus vif, j’ai repéré la bestiole au coin d’une marche.

Je vous la fait courte : je l’ai aspirée et je suis retournée me coucher.

«Tu éteins l’aspirateur? Mais si elle en ressort?» s’épouvante Bibiche, toujours prostré dans son coin, lorgnant sur l’aspirateur comme s’il contenait un essaim de frelons asiatiques, une bombe à retardement et une lettre d’huissier en recommandé (Bibiche est également phobique de la banqueroute)

J’ai refusé de laisser l’aspirateur allumé, il ne faut quand même pas déconner. Mais je suis allée le mettre dans l’entrée, derrière une bonne vieille porte de 50 kilos, en espérant que son araignée mutante ne soit pas dotée d’une force sur-arachnide en plus d’être capable de résister au vortex de notre bon vieil aspirateur ménager.

De retour au salon, Bibiche daigna enfin sortir de sa cachette.

«Bon… bein on ne va peut être pas se lever maintenant… »

«Il est 4 heures du mat. Non, on ne va pas se lever maintenant.»

J’ai joint le geste à la parole et suis partie me recoucher, suivie d’un fébrile Bibiche qui avait visiblement un besoin incontrôlable de se confier après le choc traumatique qu’il avait vécu et duquel il m’a rebattu les oreilles pendant de longues minutes encore:

«J’ai essayé hein mais comme je ne l’ai pas eue du premier coup et que je ne la voyais plus j’ai eu peur qu’elle me saute dessus. Ca peut sauter, les araignées?»

«Une araignée normale je ne sais pas mais celle-ci je suis sûre qu’elle pouvait voler, vu que visiblement c’était Superman.»

Bref. Au bout d’un moment il a enfin fini par se taire et j’ai pu retrouver ce sommeil tant désiré, bien que plus ou moins paisible : j’ai fait un rêve à la con dans lequel il y avait des araignées plein les murs de ma chambre et, quand j’approchais l’aspirateur pour les négocier, elles se transformaient en crabe, puis en lapin. Un joli lapin bélier que nous avions ensuite domestiqué.

Bref. Bibiche aura ma peau.

Ce second opus fait suite à au premier titre révélation Sandale dans ta gueule disponible ici

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Choisir LE cartable…

Aujourd’hui, je te parle école. Comme il fait un temps absolument dégueulasse et intolérable pour un mois d’août, autant se flinguer le moral au reste en faisant les abjectes courses de rentrée. Ne te sauve pas ! Je ne vais pas te parler de l’odieux « Polypro 21*21,7 JAUNE GC » qui figurait sur la liste de rentrée du Niminus, mais d’un truc autrement plus cool : le choix du cartable.

Le choix du cartable est au CP ce que le choix de la robe est à la mariée. Tu veux de la qualité, de l’originalité, de la beauté. Pas te marier en chemise d’hôpital raie-au-vent, ce qu’est un peu l’effet que me faisaient les cartables criards de grande surface. Ton enfant n’est pas de cet avis, bien entendu. A 6 ans, le cartable Reine des Neiges, tu l’épouses avec ardeur. Tu te contrefous de ses bretelles qui te scieront à coup sûr les épaules et de ses coutures hasardeuses qui lui perceront un trou au cul dans 6 mois.

Comme tu le vois, en plus de ne PAS trouver le cartable pratique, joli et costaud dont tu rêves, il faudra en plus négocier avec l’enfant pour qu’il lui plaise aussi (après tout, c’est lui qui devra l’assumer, pas toi).

Heureusement, je m’étais déjà renseignée sur les internets auprès de mères chevronnées et je savais que les cartables Tann’s étaient des valeurs sûres. Sûres, mais… coûteuses.

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Sélection du site les-griottes.com

Il y a 2 ans, nous avons trouvé un peu par hasard le cartable du Niminus : un Tann’s violet tout mignon, avec des petits cœurs. Zéro flocon, zéro princesse blafarde. Des bretelles rembourrées confortables (je le sais, c’est moi qui porte le cartable quand on rentre à pied #Mulet), de belles finitions bien costaudes. Il répondait à tous mes critères, mais malheureusement pas à ceux du Niminus, qui lorgnait avec envie sur Elsa à paillettes.

Comme j’ai plus d’un tour dans ma musette, je lui ai promis de customiser l’étiquette de son cartable, avec du papier Scrap, son prénom, un autocollant d’Elsa ET des strass. Elle a signé tout de suite.

Et bordel qu’on a bien fait : 6 mois plus tard, les princesses c’était trop la honte, et elle a même viré un beau jour notre jolie étiquette. Vous imaginez la scène si elle avait voulu changer de cartable en janvier du CP alors que je lui avais dit « prends en bien soin car on le garde au moins jusqu’au CE2 » ? Les années avec Elsa lui auraient semblé foutrement longues.

Nous sommes à la porte du CE2, et elle a donc déjà utilisé son cartable deux ans. Cartable qui, en deux ans, n’a pas bougé. Certes elle est assez soigneuse comme petite gosse, mais je ne pense pas m’être trompée en choisissant cette marque.

Comme le Niminus est assez chétive, et si la maîtresse ne demande pas à ce qu’elle ramène l’intégralité de son matériel tous les soirs, son cartable lui ira sans souci une année de plus : il est en super état et il lui plait toujours. Mais si en cours d’année elle croque le biscuit d’Alice et prend 20 centimètres en deux jours… On a déjà le grand frère.

Je t’ai déjà parlé du site les-griottes.com avec qui je collabore souvent qui personnalise tout un tas d’objets très cools. Eh bien figure toi qu’on peut y personnaliser un cartable Tann’s! Il y a des dizaines d’illustrations beaucoup plus chouettes que cette fichue Reines des Neiges, et on peut également inscrire le prénom de l’enfant sur la poche avant, ce qui apaise un peu la frustration de ma fille qui a un prénom qu’on ne trouve pas sur les bols bretons.

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Quand je te disais que le choix était conséquent!

En plus ça brille.

Je suis un peu jalouse.

Ma fille et moi nous sommes donc installées devant l’ordinateur pour « fabriquer » son Tann’s, et on avait l’embarras du choix tellement tout était trop beau. Quand tu as galéré à trouver UN cartable qui convienne à tout le monde, laisse moi te dire que là c’était la caverne d’Ali Baba à Byzance, et encore, je suis sûre qu’ils s’engueulaient souvent, à Byzance.

Bon, elle a pris la journée à se décider sur le motif, et m’a un peu surprise en se décidant finalement pour le chic ananas : elle aimait bien également les palmiers et la plume (elle a de bons goûts, elle tient ça de sa mère). En deux clics c’était commandé, en deux jours reçu dans un bel emballage.

C’est vrai qu’un bon cartable comme celui-ci, ce n’est pas donné. Mais je préfère mettre le prix une fois tous les trois ans et lui apprendre à prendre bien soin de son matériel plutôt que d’entrer dans la surconsommation et changer tous les ans parce que le cartable est râpé ou qu’il n’est plus à la mode du moment. Et Bibiche ne peux qu’acquiescer : il utilise encore les ciseaux achetés en… CE2.

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Cartable offert par le site les-griottes.com. Merci à eux!

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Je ne vous oublie pas (non, jamais)

Si j’emprunte aujourd’hui (sur un ton certes un peu moqueur) ces célèbres paroles à Céline, c’est pour m’excuser platement d’avoir déserté ces lieux depuis déjà deux mois.

Il ne m’est rien arrivé, ne vous en faites pas, juste la vie. Une vie très, très remplie en cette fin d’année scolaire.

J’ai tout d’abord eu mon petit coup de folie triannuel en m’embarquant pour une virée de 4 jours dans 3 pays différents pour 3 concerts d’un groupe que j’idolâtre depuis 20 ans : les Hanson.

4 jours hors du temps entre avions, chambres d’hôtels et brunchs avec les copines de tournée, qui sont tellement plus que cela. 3 concerts, des larmes et des éclats de rires, des cris de joie et un retour sur terre toujours plus difficile, autant de moments intenses à ajouter à la folle histoire que nous écrivons ensemble depuis 17 ans.

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Après avoir refermé ce chapitre qui est certainement le plus extravagant du grand livre de ma modeste vie, j’ai bien vite refait mes bagages pour une nouvelle destination : l’Ecosse. Pas de Hanson cette fois, ni de lardons, mais 48 élèves, 4 collègues, 16 heures de bus et 14 de ferry. Des paysages incroyables, des aventures extraordinaires, et des bougies soufflées dans un décor enchanteur.

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Puis le retour à la maison, les spectacles de fin d’année, les apéros qui se prolongent et se multiplient. Les au-revoir émus aux maîtresses, aux collègues, aux élèves, aussi.

J’étais d’humeur mélancolique en rentrant à la maison après ce fameux vendredi dont la douceur ne parvient pas toujours à masquer l’amertume de ces dernières fois. Heureusement, dès le lendemain, nous avons pris la route vers le bassin d’Arcachon et un dépaysement bienvenu : une semaine de vacances familiales dans les 21.5m² de notre (très) petit mobil-home et un programme très chargé : piscine, plage, mer, glaces et club enfant.

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Alors ne m’en voulez pas trop de mon absence… je commence tout juste à rattraper les heures de sommeil en retard! Et bien entendu, il y a toujours facebook et instagram !

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L’avis avisé de l’enseignante sur le très populaire hand spinner

On a une chance incroyable, nous les profs : on est toujours à la page. On est les premiers au courant de toutes les nouvelles lubies de vos gamins, et Dieu sait qu’en dix ans de carrière, j’en ai vu défiler. Des baskets lumineuses so 2015 aux hideux bracelets élastiques, on a tout vu tout su avant tout le monde. On choppe ta gamine en train de se faire les ongles au blanco (dégueu) et ton fils se tatouer le prénom de sa copine sur tout l’avant-bras au fluo. On est d’ailleurs choqués de voir qu’il écrit LOLA alors qu’on l’a parfaitement vu en train de galocher Valentine la veille à l’arrêt de bus. Au courant de TOUT, je te dis.
Et, alors que toi cher parent te retrouves totalement médusé lorsque ton enfant rentre un beau soir en te demandant de lui acheter un « Endspineur » , nous enseignants en faisons déjà les frais depuis le début du mois.
Si pour une raison qui m’échappe tu es passé à côté de l’info (ce qui est un miracle car ça fait tout autant parler que la différence d’âge du couple Macron), voici un petit cours de rattrapage : Le Hand Spinner, ou Fidget Hand Spinner (quitte à entrer dans le détail, soyons précis dans les termes), est une sorte de petite toupie à placer entre les doigts et qui, grâce à un roulement à billes, est capable de tourner fort, fort longtemps. C’est d’ailleurs assez impressionnant, et c’est vrai que ça peut avoir un petit effet apaisant, hypnotisant. Voire sédatif.
Il parait qu’ils ont à la base été créés pour aider les enfants hyperactifs à se poser un peu (le terme fidget veut en effet dire gigoter), à se concentrer d’avantage en s’occupant les doigts.
Ayant lu un article sur le sujet grâce à cette formidable plateforme qui me tient au courant de tout ce qui se fait de mieux dans notre belle société (aka Facebook), j’étais fine prête à accueillir les premiers hand spinners dans mes classes et à en autoriser une utilisation expérimentale et raisonnée. Si cela pouvait aider les gamins à tenir le luc sur leur chaise 7 heures par jour sans péter les plombs après tout pourquoi pas.
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Voici donc en exclusivité pour toi mon premier bilan. En deux semaines seulement, j’ai observé :
  • l’effet grande nouveauté du premier spécimen tournant entre les doigts de l’élève avant-gardiste au sourire suffisant, qui attire les regards d’absolument tous les autres et les détourne donc de mon enseignement pourtant de haute qualité (I didn’t like this)
  • le hors sujet total de l’élève culotté du groupe qui me demande en plein milieu d’une correction d’exercice si je veux essayer le hand-spinner du petit malin sus-cité (la première fois j’ai dit oui. Pour toi lecteur.)
  •  le hand spinner trop spinné qui valdingue au travers de la classe
  • la compétition inopinée de spinning entre deux élèves, pour voir qui arriverait à faire tourner sa toupie le plus longtemps sur sa table (total désintérêt pour ma personne bis)
  • la recrudescence des bricolages plus traditionnels à base de ciseaux et de bouchons de stylos, car les élèves non équipés essaient de se fabriquer leur propre toupie avec… leur carte de cantine (true story. Si tu vois ton gamin rentrer avec un trou béant au milieu de sa carte tu sauras pourquoi.)
Bref, les arguments contre l’utilisation de ce petit objet en classe semblent déjà peser lourd dans la balance, don’t you think? Et je t’assure que ce n’est pas parce que l’inattention de mes élèves a mis un coup à mon égo, non : une mouche au plafond a de tout temps eu le même effet. Et je ne te parle pas du cas de l’araignée ou de l’abeille qui peut carrément te retourner une classe pendant toute l’heure.
Non, vraiment, je ne suis pas vexée par toute cette émulation, mais je t’avoue que ma patience n’est pas infinie. Et dans le cas précis du Hand Spinner, la limite fut trouvée cette semaine par l’élève acrobate qui a eu la riche idée de se la faire tourner sur le bout du nez façon Otarie du cirque Pinder alors qu’on était en train d’apprendre le fonctionnement des pronoms compléments.

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10 indispensables pour un voyage à Barcelone réussi

Comme tu le sais certainement parce que tu es abonné depuis fort longtemps à ma si brillante et hilarante page facebook et à mon non moins remarquable instagram (racolage scandaleux), pendant les vacances, l’Homme et moi étions à Barcelone.

Tous les deux.

Lardon-free.

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Autant te dire que cela ne nous était pas arrivé depuis bientôt 7 ans, quand nous avions abandonné notre Niminus de 15 mois pour aller nous marier à Las Vegas (Quel toupet). Et comme nous fêtons cette année nos 15 ans d’amûûûr (big up à Thierry d’ADP), j’ai décidé de ce voyage un beau soir de février. Ah oui, que les choses soient claires : j’ai décidé. L’Homme a suivi tel le petit vieux que sa femme traine au voyage annuel du club du troisième âge. Pour te dire : le matin du départ je lui dis « tu mettras ta brosse à dents dans la trousse de toilette« , il n’a carrément pas l’idée d’ensuite mettre la trousse de toilette dans la valise. Genre elle va y sauter de son propre chef depuis le dessus de la commode. Voyez un peu le degré d’implication du mec.

Bref. J’avais donc passé de longues soirées à écumer les sites et blogs touristiques à la recherche de bons plans ou de visites incontournables, et voici une petite sélection de 10 choses qui sont selon moi à glisser impérativement dans ta valise (et non à oublier sur le dessus de la commode) pour un séjour réussi.

1. Un léger calmant dans ton bagage à main

Pour Bibiche qui tachycarde au décollage de l’avion. Je lui ai filé un petit sédatif PC quand j’ai pris conscience qu’il était en train de faire des exercices de respiration type préparation à l’accouchement. Au retour, j’avais pris soin de lui acheter un petit doudou à la cathédrale de Barcelone (c’est à dire un Saint Christophe. On n’est jamais trop prudent)

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Porte de la Sagrada Familia

2. Un bon guide de Barcelone

S’il est vraiment bon, il te dira de te rendre en centre ville depuis l’aéroport en métro car cela ne coûte que 4.50€ pour 30 à 40 minutes de trajet, et parce que la ligne sent bon la lessive à cet endroit (ne vous en faites pas, si vous aimez avoir vos petits repères vous ne serez pas dépaysés : de nombreuses stations possèdent comme partout ailleurs une traditionnelle odeur de pisse)

Le dindon futé te conseille également de t’offrir une splendide carte de métro 10 trajets, parce qu’elle coûte un peu moins de 10€ et qu’on peut l’utiliser à plusieurs (en la compostant plusieurs fois, évidemment)

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3. Un bon appareil photo

… dont tu sais te servir, parce que sinon la frustration sera là, particulièrement dans la Sagrada Familia et ses vitraux éblouissants. La légende raconte même qu’une certaine dinde aurait versé une petite larme en levant les yeux vers les voûtes soutenues par de majestueux arbres de granit. Bref : j’ai starkiffé.

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4. Des entrées pour tous les lieux touristiques où tu veux te rendre

Exemple : nous nous sommes pointés à la Sagrada Familia à midi, et tous les tickets de la journée avaient été vendus. Heureusement donc que j’avais réservé bien avant le départ, et pour moins cher en plus. La même chose est valable pour le parc Güell, le Camp Nou et les divers musées. Ne faites pas les cons, réservez.

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Improbable mais génialissime Jésus en parachute, Sagrada Familia.

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Escalier de la Tour de la Passion

4. Du Smecta

Histoire de profiter des jus de fruits frais du marché de La Boqueria à 1€50 et de goûter tous les parfums possibles. Quitte à avoir la chiasse. Je recommande fraise / coco, un régal. Nous y sommes passés à chaque occasion. Et en fin de journée ils écoulent le stock pour 1€!

20170424_132615J’en ai les papilles qui salivent et les intestins qui spasment.

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Tu peux aussi prendre des photos du parfait touriste.

5. Des tic-tac super menthe

Pour pouvoir manger des patatas bravas à l’aïoli à tous les repas. Et d’autres tapas évidemment, mais particulièrement des patatas bravas. Et quand tu seras en train de les savourer, tu pourras te dire que je vous jalouse, toi et ton haleine de saumon d’élevage (copyright Aldebert). Parce que franchement ça cartonne.

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6. Des $ou$

Parce que les magasins ouverts jusqu’à 22h c’est juste le Graal. Ou une cause de divorce pour ton mari qui t’attend à la sortie d’une cabine à 21h30 alors que vous n’avez pas encore mangé, et à qui tu tends un Tshirt en disant « sois brave, va me chercher la taille en dessous ».

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Cette robe. 12.99€ (de l’autre côté de la porte, Bibiche qui fulmine)

7. Des tickets pour le musée du Barça (voire pour un match si ton deuxième prénom est Crésus)

Pour renvoyer l’ascenseur à ton cher et tendre et lui offrir sa minute de gloire devant les ballons d’or du Dieu Messi. Pour voir le Dieu fouler le terrain par contre le prix n’est pas paradisiaque : tu ne trouveras pas de place à moins de 60€ (même Dieu doit faire son beurre)

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8. Des poumons tout neufs

Pour grimper au Parc Güell. Malgré les escalators en pleine rue, je peux te dire qu’il se mérite, le salopard. En même temps on ne peut pas passer à côté : c’est magique. Et ça créé des petits moments de partage quand tu souffles comme un boeuf en doublant des touristes allemands et que vous vous lancez un petit sourire entendu qui veut dire « toi aussi t’en chie, hein? »

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Là, c’est moi qui fait la pouf. En vrai j’avais les bronches qui sifflaient. J’ai l’endurance d’un chihuahua sur un tapis de course.

9. Des good shoes

Quitte à laisser un peu le style de côté, mais tout semble finalement assez proche sur le plan alors on se retrouve vite à faire de grands trajets à pieds. Tu vas même peut-être découvrir que de marcher en ville quand on n’a pas un lardon en poussette, un sac à langer de 10 kilos et un Niminus en trottinette à transbahuter, c’est finalement assez agréable. La promenade à son sens premier, quoi.

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Les téléphériques étant en grève au retour, nous sommes redescendus de Montjuïc à pied.

10. Sa relaxitude pour vivre à l’heure espagnole

On est en vacances, pas au boot camp : on se lève quand on veut, on mange ce qu’on veut, quand on veut! C’est le moment d’en profiter et d’oublier la ritournelle courgettes / compote / et un petit chocolat si t’as bien mangé tes courgettes. Nous on s’est même fait un deuxième petit déjeuner à la place du repas de midi. Les lardons auraient été enthousiasmés par le projet.

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Là dessous, y’a des pancakes. On ne se refuse vraiment rien.

Dernière chose…

Si ton compagnon de voyage cadre comme une savate : n’en change pas. Achète-toi plutôt l’une de ces immondes perches à selfie.

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Réalisé sans trucages. Copyright Bibiche 2017.

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Plus de photos de notre séjour à Barcelone sur mon instadinde!

 

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Test des gourdes isothermes C Mon Etiquette

J’adore voir le printemps revenir, pouvoir retourner lire au soleil, voir les petites fleurs qui poussent dans le jardin, et les lardons qui ratassent dehors toute la journée.

Le truc que je kiffe un peu moins? Qu’ils rentrent dans la maison toutes les 30 secondes avec leurs bottes pleines de terre pour un oui ou pour un non alors que je viens de passer l’aspi. Ce n’est pas une nouveauté 2017, je me souviens de ma propre mère qui hurlait quand je revenais de mes escapades parce que j’en ramenais plein la maison : de la terre, des feuilles, de l’herbe, du sable…

Oui oui, du sable. Je n’habitais pas en bord de mer, mais mon voisin avait une entreprise de maçonnerie et donc d’immenses tas de sable dans lesquelles tout le quartier allait faire des galipettes. Je rentrais donc avec du sable dans les cheveux, les oreilles, les ourlets du pantalon… Parfois l’été nous nous mettions même tous en culotte pour faire du saut en longueur!

Et dire qu’à l’époque, je trouvais ma mère psychorigide de se crisper dès que je passais le pas de la porte. Laisse moi te dire que depuis que je suis en charge de mon propre ménage, j’ai radicalement changé d’avis sur la question.

Bref revenons en à 2017 et aux lardons qui, eux, jouent dans le bac à sable du jardin (beaucoup moins fun que les dunes de mon enfance) et qui rentrent toutes les 5 minutes pour des raisons qui sont à mon avis les mêmes qu’il y a 30 ans : venir aux toilettes, venir se moucher, venir boire ou venir porter plainte contre le frère / la soeur qui lui a mis un coup de râteau. Vrai ou faux?

Je n’ai pas encore installé de toilettes sèches ni de palais de justice au fond du jardin, mais pour les mouchoirs et l’eau, j’ai trouvé la solution : j’envoie tout ça dehors avec eux.

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Il y a quelques mois, j’ai en effet reçu en test de super gourdes personnalisables. J’ai choisi parmi plus de 10 designs sur le site de C mon étiquette (des plumes pour le Niminus, des petits monstres pour le lardon), et j’ai ensuite pu ajouter du texte. Rien de bien original ici, j’ai opté pour le prénom des lardons. Et la bonne nouvelle, c’est qu’elles sont isothermes!

Nous les avons essayées dans de nombreuses situations : en pique-nique, en stage poney (le Niminus, pas moi), et j’ai également plusieurs fois subtilisé celle de ma fille pour l’emmener en classe. Le lardon, râpe, refuse de me prêter la sienne.

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Le système est bien fait car on ne peut pas refermer le bouchon si la valve est encore ouverte (comme à droite)

Ces jolies gourdes ont une capacité de 350ml (juste bien) et sont en inox, donc un peu lourdes, mais isothermes! Les lardons peuvent donc les emmener dans le jardin et avoir accès à de l’eau fraîche tout l’après-midi. Et ils lancent une mode : cet après-midi, le petit voisin est venu jouer avec sa gourde sous le bras. Avec les beaux jours qui reviennent et après l’infection urinaire du Niminus en début de mois, j’espère que cela les encouragera à boire d’avantage. Et vu qu’ils sont ces temps-ci horripilés par la bave des autres (genre si je croque leur gâteau ils n’en veulent plus car il est manifestement mortellement contaminé par ma bave de crapaud), ils sont ravis d’avoir chacun la leur!

Merci à C Mon Etiquette pour ce chouette test, la dinde approuve et les lardons aussi!

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Portrait sur le vif

Le lardon est entré depuis peu en pleine révolution artistique. Alors qu’il ne me dessinait jusque là que des grabouillis en m’affirmant après coup que c’était une fusée (ça en avait vaguement la forme), depuis quelques mois il gère le bonhomme patate. Et depuis ce moment là, j’essaie -vainement- de lui faire dessin le portrait de sa chère mère adorée. Il y a toujours quelque chose de touchant à se voir à travers les dessins de ses enfants. Le Niminus me dessinait toujours avec des cheveux incroyables, d’une longueur infinie et d’un volume de déesse. Elle m’habillait de robes à volants, de fleurs et de paillettes, et m’honorait même d’une couronne de reine sur la tête.

Désormais malheureusement elle adhère au courant réaliste : elle me dessine en crocs.

Je comptais donc résolument sur la relève pour voir à nouveau mon image sublimée par un petit être en adoration. Jusque ici donc, aucun succès. Malgré mes requêtes et mes supplications, le lardon n’a jamais voulu me tirer le portrait. Alors vous imaginez ma joie lorsque je suis rentrée du boulot et qu’il avait spontanément griffonné au stylo bille un portrait familial!

« tiens maman regarde j’ai dessiné la famille! »

« oh mais c’est génial ça! » dis-je, extatique. Nous avons observé l’oeuvre sur le champ.

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La mère sur le vif, Lardon, 2017 (4 ans)

Voilà. Je suis le personnage central, au visage rose bonbon et à la chevelure mystérieusement violette. J’esquisse un petit sourire de contentement qui n’est pas sans rappeler celui de la Monna Lisa. Pour son premier portrait, le lardon avait décidé de nous représenter dans une scène du quotidien. En effet, voici son analyse :

« Tu vois, là c’est moi. Je suis sur les WC, et toi tu m’essuies les fesses. Et là, c’est le Niminus qui ouvre la porte pour nous regarder »

Bon voilà. Le lardon fait dans l’hyperréalisme lui aussi. Pas d’idolâtrie, de mère-sirène à la chevelure flamboyante pour le lardon, pas de fleurs ni d’arc-en-ciels, juste une mère torcheuse de petits culs et des enfants sans pudeur. Le quotidien sans apparat. Au moins j’ai le sourire. La satisfaction du travail bien fait se lit sur mon visage. Qui sait, peut-être a-t-on enfin percé le secret de l’énigmatique sourire de la Joconde*?

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Niminus, 5 ans. J’ai même les boucles d’oreilles.

*Minute culture : l’aviez vous déjà remarqué? La Jonconde n’a pas (ou plus) de sourcils.

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