La jovialité matinale des derniers jours de juin.

Les matins d’école (et de boulot) ont toujours été passablement lourdingues, avec des petits dej’ à expédier, des lardons à secouer, mille couches de fringues à enfiler, des cils à mascarer et tout le tsoin tsoin. La liste est longue, mais je pense que c’est la même chose chez toi, alors bon, tu sais.

Parfois il y a des mieux. Parfois il y a des bas. Et parfois il y a des très, très bas.

C’est le cas chez moi en ce moment.

La fin de l’année est… dure, chez nous. Il faut dire que des lardons fatigués (et donc survoltés) et des parents fatigués (et donc au radar), ce n’est généralement pas la recette du succès. Et quand on sait qu’alors que je n’arrive pas à m’extirper de sous la couette, eux sont déjà en train de danser le Gangnam Style à la cuisine, forcément, ça démarre mal.

Encouragés par leur père qui, pour mon grand malheur, est lui aussi matinal, ils ont pris le pli de me chanter « ah ah tiens voilà quelqu’un… petit ours brun! » quand ils me voient émerger de ma tanière en biglant, le cheveu totalement hors de contrôle. Je vous le concède : j’arrive à voir la ressemblance.

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Chez l’enfant fatigué, un phénomène très étrange se produit : au lieu de fonctionner lui aussi au ralenti, il va partir dans tous les sens et s’éparpiller en une foultitude de petites conneries fort agaçantes. En gros : il va user d’ingéniosité pour te faire péter les plombs.

Genre râper son biscuit sur le bord de la table pour faire de la neige, insister pour manger son petit dej accroupi sur la chaise, et donc se casser la gueule puis spasmer de douleur et te recrachant des céréales pré-mâchées dans ton bol. Laissez moi vous dire que face à tant d’ébranlements inutiles de grand matin, j’ai bien du mal à compatir.

Et surtout, tout le repas durant, il ne va pas se la coincer une seconde. Et te chanter les mêmes chansons en boucle pendant une heure, des semaines durant. Et si tu as de la super chance, il va également inventer une parodie de la dite chanson à base de pipi caca pue des fesses et compagnie.

Le fait que l’Homme ricane à ces élans poétiques n’aide en rien.

Mais le pire est à venir. Le pire vient au moment où tu laisses le lardon gérer son propre habillage pendant que tu te fardes la paupière.

Il va commencer par venir sauter sur ton lit le zgeg au vent, se faire un string avec son slip Spiderman enfilé par le trou de la cuisse, enfiler son T-shirt de travers façon cagoule et rester coincé dedans, les 2 bars en l’air et l’air parfaitement niais.

Il y a deux mois, il s’habillait parfaitement seul. Aujourd’hui, j’ai l’impression de lui demander d’envoyer un satellite en orbite.

(C’est lui que j’ai bien envie d’envoyer en orbite)

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Voilà, c’est ça.

Et ne parlons pas des godasses. Je suis presque contente de cette pluie incessante qui nous donne au moins la bonne excuse de mettre les bottes de pluie. Ca m’évite de le voir enfiler son pied mou tout désarticulé dans la mauvaise basket en regardant le plafond et en déclarant que de toutes façons, c’est trop dur (satellite en orbite bis).

Et ne croyez pas que j’exagère, parce qu’ils montent crescendo dans la créativité.

Ce matin même, alors que j’enfilais mon collant avec grâce et souplesse, ce petit salopard avait décidé de se servir un verre de jus d’orange. A la salle de bain. Dans son verre à dent. De manière tout à fait branlante.

Autant vous dire qu’essuyer du jus d’orange sous le meuble de ma salle de bain en collant ne faisait pas partie de mon programme du matin. Et autant vous dire qu’y trouver une mèche de cheveux suspecte n’a rien fait pour arranger mon humeur de petit ours brun.

Parce qu’attendez, oui, il y a pire : le Niminus a tout bonnement décidé de se relooker la chevelure en se faisant un petit dégradé maison.

Vivement demain matin, quoi.

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Harambe, ça aurait pu être moi tu sais

J’ai été très émue par ce triste fait divers qui indigne les foules outre atlantique, par ce petit garçon de 3 ans qui échappe à la vigilance de sa maman et tombe de 5 mètres dans la fosse des gorilles, se retrouvant nez-à-nez avec Harambe, jeune mâle de 17 ans. Emue, dans un premier temps, par la décision du zoo d’abattre ce bel animal prisonnier, ce bel animal qui n’avait rien demandé.

En lisant les premiers gros titres,  ma première réaction je l’avoue fut de m’indigner contre ces parents qui avaient  laissé tomber leur enfant directement dans la cage des gorilles en le soulevant par dessus la barrière. Je crois que quand un évènement tragique se produit, on cherche toujours à mettre la faute sur le dos de quelqu’un. A trouver un coupable à condamner.

Puis en creusant un peu l’histoire, j’ai découvert que le gamin s’était en fait glissé en dessous de la barrière – et qu’il s’était donc retrouvé dans la fosse tout seul. Et là, ça m’a interpelée une seconde. Parce cette fois, non, je ne pouvais plus mettre la faute sur le dos de la mère. Parce que pour perdre soudainement son enfant de vue, il suffit d’une seconde. D’un battement de cils, d’un détournement du regard et l’accident est arrivé.

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C’est comme l’enfant qui court dans l’allée du supermarché et qui disparait au détour d’un rayon. Celui qui soudain lâche la main de sa mère sur un parking et qui manque de se faire renverser. Celui qui profite du fait que maman soit en train de moucher sa petite soeur pour aller dans un endroit défendu. Celui que l’on croit être avec son papa, et vice-versa. Toutes ces situations, je les ai vécues de près ou de loin. Et je suis sûre que vous aussi. C’est un peu comme tous ces bébés qui tombent du canapé ou de leur plan à langer. On pense avoir la situation sous contrôle. Et puis en fait, non.

Quelques secondes d’inattention, il n’en a pas fallu davantage pour que ce petit garçon  se retrouve dans la fosse. Quelques secondes, juste le temps de refaire son lacet ou de remettre sa casquette au petit frère. En quelques secondes, l’accident est arrivé. En quelques secondes, ce petit garçon n’était plus là. Et ce que je peux vous dire avec certitude, c’est que ce petit garçon là aurait tout à fait pu être le mien.

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Depuis hier, je lis toutes sortes de commentaires acerbes d’internautes qui se pensent experts en tout : en pédopsychologie, en parentalité, en gorille à dos argenté. Blâmant le zoo pour avoir pris la décision d’abattre le gorille ou pour l’insécurité de ses installations, mais blâmant surtout la mère de l’enfant pour sa négligence.

« Mais quelle pétasse, elle pouvait pas le surveiller son gosse? Elle avait certainement le nez dans son smartphone! »

« Les personnes qui ne sont pas capables de surveiller leurs enfants ne méritent même pas d’être mère! »

Alors oui, j’ai été très touchée par la mort d’Harambe, si majestueux, au regard si expressif. Vous le savez, la cause animale est un sujet auquel je suis très sensible. Pour vous dire, tout à l’heure j’ai écrasé un escargot dans ma cour en reculant la voiture et je lui ai demandé pardon en découvrant sa petite carcasse toute écrabouillée. Je m’indigne des corridas, je suis végétarienne depuis 16 ans.

Je ne sais pas si le gorille aurait fait du mal à l’enfant. Je ne sais pas non plus si une fléchette tranquillisante l’aurait rendu plus agressif. Mais je suis une mère, et une chose est sûre,  si cet enfant avait été le mien, pris au piège dans cet enclos avec un animal sauvage qui en quelques secondes pouvait lui réduire les os en poussière, j’aurais appuyé sur la gâchette moi-même. Et ne me dites pas que vous n’en auriez pas fait autant.

J’en aurais été malade et cela m’aurait hanté toute ma vie, sans aucun doute. Mais le fait est que personne ne peut prévoir les gestes d’un animal en captivité, d’un animal de 200 kilos certainement affecté par les cris de la foule et de l’enfant, d’un animal qui d’un seul geste volontaire ou non peut porter un coup fatal à un petit bonhomme de 18 kilos.

Et ce qui me choque énormément, c’est l’intransigeance avec laquelle tout le monde montre cette mère d’un doigt accusateur. Encore une fois. Mais est-ce que quelqu’un s’est posé une seconde la question de son état psychologique actuel, à cette maman? Cette mère qui, à cause d’un instant d’inattention, a failli voir mourir son enfant sous ses yeux, traîné par le pied sur dix mètres par un gorille après une chute de 5 mètres? Cette maman impuissante qui ne peut rien faire d’autre que de hurler « I love you, mommy loves you baby! » à son petit garçon en se disant que c’est peut-être les dernières paroles qu’il entendra? Cette maman qui a désormais les services sociaux à sa porte, et dont des milliers d’inconnus lui souhaitent le pire?

Harambe fut peut-être la victime d’une erreur de jugement de la part du personnel du zoo, ou d’un instant d’inattention de cette maman ordinaire. Peut-être aussi fut-il la victime de ce système écœurant qui consiste à faire payer les gens comme vous et moi pour aller voir des animaux sauvages derrière des barreaux, je ne sais pas, et là n’est pas la question. Harambe est mort, et ni vous ni moi n’y pouvons plus rien.

Par contre, ce que nous pouvons tous faire, c’est montrer un peu d’indulgence à la faillibilité humaine, et nous mettre deux secondes à la place de cette maman qui, parce qu’elle a détourné le regard pendant quelques instants, va peut-être se voir retirer la garde de ses enfants…

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Mummy forever

Cette journée de la fête des mères, je l’attendais depuis des jours. Depuis que le Niminus est rentrée de l’école en me donnant des indices sur le cadeau préparé. Depuis que l’Homme a reçu un colis d’Angleterre en me disant d’un air peu convaincant « non c’est rien, c’est pour l’école ». Depuis que le lardon a filé un soir cacher un paquet emballé à la cave en me disant « tu regardes pas hein! ».

Je savais que cette journée allait être spéciale. Pourtant, elle n’a pas super bien commencé, puisque j’ai été réveillée par la douce ritournelle du lardon assis sur le chiotte qui demande d’une voix toute guillerette que l’on vienne le torcher prestement.

Je me suis exécutée, en lui disant d’un ton badin (alors que vous savez bien que je ne suis pas d’ordinaire du genre à badiner au saut du lit) « mais non, tu n’as pas compris, pour la fête des mamans c’est un cadeau qu’il faut offrir, pas un caca! ». Le lardon n’ayant bien entendu aucun second degré, il m’a assuré de tout son sérieux que le vrai cadeau m’attendait sur mon lit. Ah bon, ouf!

Je suis donc allée me recoucher, et j’ai découvert des cartes, des bricolages, des perles, des dessins. Le Niminus en chemise de nuit et le torse bombé m’a fièrement déclamé sa poésie, et son frère m’a fait la surprise de faire de même. J’ai versé ma larmichette, tu penses. L’Homme m’a offert un débardeur de badass avec un squelette dessus. Le lardon s’est exclamé « Oh! C’est un Colette! », ce qui m’a fait mourir de rire étant donné que Colette est la petite mamie du périscolaire.

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Je vous présente donc Colette of Anarchy

Bref, j’ai été pourrie-gâtée. Mais ce qui m’a au final le plus touchée était un moment qui n’avait pas été orchestré. Cet après-midi, je me suis endormie sur le canapé pendant la sieste du lardon. D’habitude, j’ai le Niminus pendue aux baskets à ce moment là : jeux, bricolages, cuisine… Quoi que je fasse, elle veut être de la partie. Je lui chante d’ailleurs souvent du Sheila dans ces moments là, je te suivrai, où tu iras j’irai, fidèle comme une ombre… Évidemment elle ne saisit pas la référence. Mais aujourd’hui je n’avais vraiment pas le courage de faire la monitrice de colo, alors je lui ai proposé de regarder un épisode de C’est Pas Sorcier pendant lequel je me suis lamentablement endormie. J’ai vaguement entendu l’Homme éteindre la télé, puis plus rien.

Quand je me suis réveillée une heure plus tard, j’ai senti une petite boule toute chaude derrière mes genoux, puis j’ai entendu une respiration profonde. C’était mon Niminus qui s’était endormie là en position fœtale, la tête collée… sous mes fesses.

J’avoue que parfois, ne pas pouvoir faire un pas sans être suivie par une ombre en forme de Niminus peut être un peu usant. Mais là, de voir qu’elle était venue se coucher vers moi et qu’elle s’était endormie toute blottie derrière mes genoux, ça m’a fait vraiment tout chaud à mon petit coeur de maman. Je me suis rendue compte qu’elle ne me suivait pas forcément à la trace parce qu’elle n’avait rien d’autre à faire de plus intéressant, mais parce qu’elle avait l’envie, si ce n’est le besoin, de passer du temps avec moi. Même quand je dors.

Et j’ai trouvé ça adorable.

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Envolée

Oui, je sais, ça fait un bail, cette fois. Un peu plus de 8 ans. Tu te souviens de la dernière fois que tu m’as vue? J’étais jeune, et si naïve. Optimiste. Je croyais que ça allait aller. Que ce n’était pas si grave, juste une mauvaise passe, un obstacle sur une route que je pensais encore longue.

Je suis passée te voir avant de rentrer, mais je ne voulais pas m’attarder trop longtemps car j’avais encore pas mal de route avant de rentrer à la maison. C’était un vendredi soir, et je venais de finir ma semaine de travail.. C’était ma première année dans la vie active, j’avais 23 ans, et je croyais savoir ce que c’était, la fatigue.

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C’était le mois de mai, et je me souviens de la luminosité particulière de cette jolie fin de journée ensoleillée quand je suis entrée dans ta chambre. Comme souvent, j’ai enlevé mes talons et je me suis allongée à coté de toi en fouillant dans tes tiroirs pour te piquer tes oeufs de Pâques. Je ne sais pas si tu t’en souviens, mais je t’avais fait un gâteau au chocolat en forme de coeur cette semaine là. Je n’y connaissais encore pas grand chose en cuisine à ce moment là, alors j’étais plutôt fière de moi.

Ce jour là, tes cheveux étaient emmêlés et ça m’agaçait. Ca m’a toujours fâchée que tu ne prennes pas soin de toi. Alors, comme bien souvent, je te l’ai reproché, et je me suis mise à chercher une brosse en soupirant. Je dis souvent que mes souvenirs de cette époque ne sont plus très clairs, mais ce n’est pas vrai. Cet après-midi là, je m’en souviens comme si c’était hier. En particulier du moment où j’ai passé le peigne dans tes cheveux. De cette mèche qui y est restée coincée, et des suivantes, aussi fragiles et délicates que ces graines de pissenlit qui se détachent et s’envolent au moindre coup de vent. Je n’ai pas réalisé de suite ce qu’il venait de se passer. Pourquoi soudain tes cheveux étaient-ils dans mes mains?

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Puis j’ai compris. Et j’ai réalisé que c’était pour de vrai. Je crois avoir eu un moment de panique, mais toi, tu n’as pas eu l’air de réagir. Tu m’as simplement souri. Parce que toi, tu le savais déjà depuis un moment, que tu étais en train de t’envoler.

Et pourtant en fermant la porte de ta chambre d’hôpital ce jour là je n’ai rien dit. J’ai pensé « Mais prends-là dans tes bras, bordel! Dis lui que tu l’aimes!« . Au lieu de cela, je t’ai juste dit d’un ton enjoué « A lundi! » Et j’ai fermé la porte.

Je pense que j’y croyais, malgré tout. Que j’allais te revoir la semaine suivante. Sans tes cheveux, peut-être, mais toujours avec ton sourire. Je pensais venir encore m’allonger près de toi en mangeant tes oeufs de Pâques, en corrigeant des copies, en te racontant ma journée. Puis rentrer à la maison, cette maison où j’ai grandi avec toi, et où je vivais sans toi depuis quelques mois. Cette maison que finalement, tu ne reverrais pas. Je ne pensais pas que la semaine suivante, tu ne serais pas dans le même hôpital, et surtout pas au même étage. Je ne pensais pas te retrouver dans cette pièce où il fait si froid, où la lumière n’entre pas. Je ne pensais pas devoir me présenter dans une mairie inconnue en déclarant « C’est pour le certificat de décès de ma maman. »

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J’ai bien changé depuis la dernière fois que tu m’as vue. Maintenant, c’est moi, la maman. Celle qui sacrifie ses oeufs de Pâques et qui cache ses peurs sous des sourires. Celle qui serre très fort ses enfants tous les soirs en leur disant qu’elle les aime, car elle regrette de ne pas toujours avoir eu ce réflexe avec ceux qui comptent. Celle qui, 8 ans plus tard, pense toujours à toi en faisant ce gâteau au chocolat.

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Pour Hugo

Lorsque je suis tombée enceinte de ma fille, j’ai eu l’impression de m’embarquer dans une aventure extraordinaire. Des premiers symptômes aux premiers petits coups, tout était nouveau, et parfois un peu effrayant. Alors j’ai eu envie de partager cela avec d’autres futures mamans qui vivaient elle aussi toutes ces choses là en même temps que moi. Et c’est ainsi que d’un clic à l’autre je me suis retrouvée sur un forum de grossesse. Pendant 9 mois, ces filles et moi avons tout partagé : nos angoisses, nos nausées, les comptes rendus de nos échographies. Nous nous donnions des conseils, partagions nos craintes, nos doutes. Puis enfin, les premières naissances sont arrivées. Il y eut d’abord Anna et Pauline les jumelles, puis Maureen, Noé, et une soixantaine d’autres petits bébés, tous en pleine santé. Tous, sauf un.

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Le 5 avril 2009, Ariane est partie accoucher à son tour de son premier enfant. Le travail était long, et son petit Hugo fatiguait. Son petit coeur avait de plus en plus de mal à remonter la pente après les contractions. Elle a été transporté au bloc pour une césarienne, mais il était déjà trop tard. Le cerveau de son petit Hugo avait manqué d’oxygène pendant longtemps, trop longtemps. Il a été transféré d’urgence en réanimation pédiatrique à 80km de sa maman qui était dans sa chambre de maternité à côté d’un petit berceau vide, n’ayant que ces quelques photos de son bébé branché de tous les côtés à contempler. Plus tard, lorsqu’elle put enfin rencontrer son fils, les médecins n’avaient pas de bonnes nouvelles pour cette jeune maman: ils lui ont annoncé que son bébé aurait des séquelles, mais dont ils ne connaissaient pas encore l’étendue. Hugo pourrait-t-il s’alimenter? Marcher, parler? Seul le temps nous le dirait.

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Les premières photos d’Hugo

Je me souviens des mois suivant la naissance d’Hugo, de son retour à la maison après deux mois d’hospitalisation, des journées difficiles avec ce nouveau né qui peine à prendre du poids, et les rendez-vous qui s’enchaînent pour sa maman qui a pris un congé parental pour pouvoir le conduire chez les spécialistes, chez la psychomotricienne, chez l’orthophoniste, pendant que son papa lui aussi sillonne les routes pour pouvoir joindre les deux bouts. J’ai été témoin de tout cela en temps réel, par écran interposé. Témoin du combat d’une maman pour donner toutes les chances à son enfant, d’une maman qui n’a jamais baissé les bras.

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Première rencontre d’Hugo avec sa maman

Les années ont passé et Hugo a aujourd’hui 7 ans. Il passe sa semaine dans un centre spécialisé qui s’occupe très bien de lui et rentre voir sa famille le weekend avec beaucoup de bonheur. C’est un petit garçon au caractère bien affirmé. Il adore se promener, et regarder des clips à la télé. Il a fait beaucoup de progrès ces dernières années, même s’il ne parle pas, ne marche pas. Même s’il est alimenté par gastrostomie. Il a traversé de nouvelles épreuves comme un champion, des hospitalisations, et une lourde opération des hanches l’an dernier suite à laquelle il a été alité des semaines durant sans pouvoir rentrer chez lui. Mais il a tenu le coup. C’est un petit warrior, Hugo, et sa famille aussi.

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Hugo lors de son opération des hanches. 6 semaines de plâtre.

Seulement voilà, Hugo grandit et les trajets en voiture deviennent compliqué. Il ne peut plus être installé dans un siège auto classique. Les déplacements doivent se faire en véhicule adapté aux personnes à mobilité réduite, une voiture qui pourrait contenir son fauteuil de manière sécurisée. Comme vous vous en doutez, ce genre de véhicule coûte cher. C’est pourquoi Ariane a créé cette semaine une cagnotte Leetchi. Pour pouvoir aller voir sa famille, ou partir en vacances avec son fils. Pour pouvoir lui faire profiter de toutes ces petites choses qui ponctuent notre quotidien et auxquelles on ne réfléchit pas à deux fois. Pour pouvoir continuer à promener son petit garçon, tout simplement.

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Hugo à Noël dernier

Les bonnes fées d’Hugo ont un peu trop tardé à se pencher sur le berceau d’Hugo il y a 7 ans, mais aujourd’hui, peut-être pourriez vous donner un petit coup de pouce à cette jolie et courageuse famille? Chaque euros compte!

Cagnotte pour Hugo

Toutes les photos sont la propriété d’Ariane P.

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Sam, le réveil-mouton {Giveaway}

« Ca y est! Le soleil est réveillé! »

7h04 un dimanche matin. L’enfant pénètre en trombe dans la chambre parentale et s’empresse d’ouvrir les volets pour confirmer ses dires. Le soleil est réveillé, donc le lardon est réveillé, donc la maisonnée entière doit être réveillée. Ca va être sympa, ce raisonnement, pendant les grandes vacances…

Encore, si ce n’était que ça. Mais figurez vous que je l’ai déjà choppé à 2h du matin en train de faire un dauphin en perles à repasser ou de descendre les escaliers un puzzle à la main. Sans compter les réveils ultra matinaux (genre 6 heures) où il croit bon de venir rouler ses petites voitures sur ma carcasse endormie. Oui, ça pique. Il fallait faire quelque chose.

Par bonheur, lors d’un épisode particulièrement aigu d’agitation nocturne,  Moment Bébé m’a fait la joie de me proposer de tester un petit réveil mouton qui indique à l’enfant l’heure à laquelle il pouvait se lever (ou pas). J’ai sauté sur l’occasion (et sur le mouton).

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Comment ça marche :

C’est tout simple : Sam le mouton a les yeux ouverts la journée, et son cadran est bleu ciel. En couchant l’enfant, le parent peut régler le réveil sur une durée en minutes (pour la sieste) ou sur une heure précise de réveil (pour la nuit). Le mouton ferme alors les yeux et indique à l’enfant qu’il est temps de faire de même.

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Sur le matin, le cadran passe au vert 30 minutes avant l’heure du réveil du mouton, histoire de faire patienter encore un peu le lardon dans son plumard : il sait qu’il va bientôt se réveiller. Le mouton ne fait pas de bruit en ouvrant les yeux (si jamais le parent pouvait gratter encore un petit quart d’heure le dimanche…) mais si c’est un jour d’école, on peut activer la fonction « bêlement » et alors là crois moi, ton lardon sera transcendé de joie et sautera du lit pour venir te raconter qu’un mouton bêle dans sa chambre (on verra si ça marchera encore à 15 ans)

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Résultats sur le lardon :

Après un mois de cohabitation, le lardon est toujours aussi ravi d’avoir Sam comme compagnon de nuit et regarde son père le régler le soir avec révérence. Il n’y a plus de réveils en pleine nuit, sauf occasionnellement pour aller aux toilettes, et lorsque le mouton bêle les jours d’école, il est ultra fier de descendre les escaliers en nous annonçant que son mouton « avait fait bêêêê »

Par contre je vous avoue que le weekend, il a bien du mal à attendre que son pote le mouton daigne ouvrir l’oeil avant de pouvoir vaquer à ses occupations lardonnesques. Pourtant, nous réglons l’heure de réveil à 8 heures, ce qui ne me semble pas être un poussage de bouchon. Mais parfois, il attend (ou il dort). Mais ces jours là, bien souvent il déboule dans notre piaule à 8h01 en clamant : « Ca y est! Le mouton est réveillé! »

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Vernis assorti à Sam. La classe totale.

Si vous aussi vous avez un petit noctambule ou juste un lève-trop-tôt, Moment Bébé vous fait gagner le jumeau de notre Sam!

Pour cela, il suffit juste de me laisser un petit commentaire sous cet article en me racontant une tribulation nocturne (ou matinale) de lardon, et de liker la page Facebook de Moment Bébé (L’îlot bébé).

Tu peux aussi aimer la mienne (de page facebook) mais ce n’est pas obligatoire. Par contre, pour une chance supplémentaire, tu peux aussi partager ce concours sur facebook. Pour valider ta deuxième participation, il te faudra venir poster un second commentaire avec le lien du partage. 1 commentaire = 1 chance de plus!

Résultats du tirage au sort mercredi 18 mai dans la soirée.

Merci encore à Moment Bébé pour notre chouette mouton, et le vôtre!

CONCOURS TERMINÉ!

Merci à tous pour vos participations!

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Ces trucs dégueulasses que fait un parent au quotidien

Nullipares, je vais vous révéler un petit secret. La parentalité, c’est crade. Alors bien entendu c’est aussi merveilleux, exceptionnel, transcendant et tout ce qu’on veut, mais le fait est que pour chaque moment magique, il y a un moment un peu dégueu, du moins dans les premières années d’un lardon. Quelques exemples?

Aller à la pêche aux crottes de nez dans un nez qui n’est pas le sien

Vous avez déjà vus les mickeys de compétition que sont capables de faire les bébés? Énormes, verts, visqueux… Bref, parfaitement immondes. Tellement dégueulasses que la vue même de cette infamie dans le nez de ton poupon t’est insupportable. Et te voilà donc partie à fouiller dans le nez de ton lardon récalcitrant sans aucune retenue. Tu te surprendras même à pousser un petit soupir de satisfaction en voyant que tu as enfin réussi à lui ôter cette horreur de la narine – même si elle est à présent collée sous l’ongle de ton index.

Manger un bonbon de seconde main (ou plutôt de seconde bouche)

Ah, les bonbons durs et autres sucettes que mes enfants ne terminent jamais et qui finissent immanquablement dans ma bouche, on en parle, ou pas?

Ou pas.

Manger des restes dégueus pour sauver la face.

La grande tante pense offrir une petite gourmandise à tes lardons en disposant sur sa jolie petite nappe de cuisine boules crèmes et autres gâteaux Chamonix fourrés à l’orange parfaitement abjects. Tu connais la chose, tu déclines poliment. Ton lardon se fait avoir par l’aspect pourtant alléchant du biscuit, y croque une fois, s’insurge d’avoir été ainsi fourvoyé et te demande s’il peut aller tout recracher dans la poubelle (quand ce n’est pas dans ta main). Après un tel spectacle et les « à mon époque on n’avait que des oranges à Noël et on était bien contents », tu ne veux pas passer pour une rustre, alors tu bouffes le reste du Chamonix dégueulasse en t’efforçant d’afficher une mine réjouie et de changer de sujet de conversation.

Se faire vomir entre les seins

Qu’y a-t-il de plus magique qu’un bébé repus qui s’endort au sein ou sur son biberon? Tu le redresses doucement, poses sa petite tête sur ton épaule et le tapote tout doucement dans le dos pour qu’il fasse son rototo. Sauf qu’au lieu d’émettre un petit rot, il te renvoie totalement la classe entre les nibards. Puis se rendort comme un bienheureux, alors que toi, tu as du lait caillé qui pue qui te ruisselle jusqu’au nombril.

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Ca aussi c’est sympa.

Version garçon : se faire pisser sur les doigts

C’est l’été et vous êtes en promenade en pleine nature quand tout à coup, ton lardon éprouve une envie pressante. Comme il ne sait pas encore manier son tuyau, tu te portes volontaire pour le faire à sa place et c’est ainsi que les dernières gouttes finissent immanquablement sur tes doigts à toi. Et le pire, c’est que tu le félicites : il n’a pas fait dans son froc.

Version fille : se faire pisser sur les sandales

C’est l’été et vous êtes en promenade en pleine nature quand tout à coup, ta lardonne éprouve une envie pressante. Ne sachant pas encore pisser accroupie derrière un épicéa, tu lui fais un siège de fortune en la soulevant par l’arrière des genoux et, immanquablement, elle te pisse un peu sur les orteils. La sensation est des plus agréables.

Avoir des petites crottes en guise de jouet de bain

Prendre un bain avec bébé, un moment tellement sympa à partager! Sauf quand le-dit bébé, certainement détendu par la chaleur enveloppant son petit corps, laisse échapper quelques petites perles qui viennent flotter à la surface de l’eau. Ca rompt un peu la magie, mais la partie de pêche qui s’ensuit est des plus mémorables.

Tendre instinctivement la main sous une bouche pré-dégueulante

Ton (petit) lardon goûte pour la première fois à un met qu’il trouve particulièrement abject. Comme il n’a pas encore tous les codes de bonne conduite en société, il ne se pose pas de question : c’est dégueulasse = ça sort immédiatement de sa bouche, et tant pis pour le petit chemisier Jacadi tout blanc. Malheureusement, tu te soucies du sort du petit chemisier Jacadi tout blanc : tu lui tends donc volontiers ta main pour qu’il y déverse la source de son dégoût.

Tendre instinctivement la main sous un anus en pleine dilatation

C’est l’heure du change et comme par hasard, ton fourbe de lardon éprouve une soudaine envie de déféquer. Alors que tu viens tout juste de mettre la couche sale à la poubelle, tu vois avec horreur ses douces petites fesses ouvrir le chemin à quelque chose de beaucoup moins charmant. Tu n’as que quelques secondes pour trouver comment protéger ton matelas à langer de l’immondice. Tu choisiras instinctivement – et peut-être stupidement – de sacrifier ta main. Et voici comment tu te retrouves de ton plein gré avec un étron fumant au creux de la paume.

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Le combo.

Et il y en a encore tellement d’autres, comme nettoyer des pyjamas plein de selles plus ou moins liquides (souviens-toi, c’était ici), utiliser un mouche bébé buccal (je suis persuadée avoir déjà avalé de la morve avec ce truc) ou encore la collection de crottes de nez du Niminus. On en fait, des trucs crados, quand on est parent. Et toi, tu me racontes un moment particulièrement dégueu?

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Mon rainbow cake de feignasse

Pour vous la faire courte, je lorgne sur ce gâteau arc-en-ciel depuis que son chemin a croisé mon fil d’actu facebook. Ce qui me rebutait énormément jusque là était ma grande impatience : rester devant les fourneaux tout l’après-midi à enfourner génoise verte sur génoise bleue me gonflait d’avance, sachant que pour ce Rainbow Cake, il faut normalement cuire les génoise en 5 à 6 fois, en lavant le moule entre chaque passage au four… Ouais, okay. Merci, mais non merci.

Mais en cherchant des idées pour le gâteau des 7 ans du Niminus sur mon site préféré, je suis tombée sur ce kit spécial gâteaux à étages de chez Wilton et là : j’ai su. 5 mini moules pour cuire tous les étages en même temps, mais bien sûr : ce kit et moi étions faits l’un pour l’autre.

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La veille, j’ai donc fait une pâte à gâteau au yaourt toute simple, avec des quantités normales. C’est la recette de l’Homme, qu’il m’a dictée en faisant la vaisselle. (L’Homme fait deux gâteaux : le gâteau au yaourt, et le gâteau au yaourt aromatisé). Voici donc sa recette, dictée à nouveau alors qu’il ouvre avec révérence un jeu de société tout neuf.

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1 yaourt nature

3 pots de farine

2 pots de sucre

1/2 pot d’huile

3 oeufs

1 sachet de sucre vanillé

1/2 sachet de levure

1 pincée de sel

Et on touille tout cela dans un saladier. Fastoche.

J’ai ensuite réparti la pâte en 5 parties égales dans des assiettes creuses. Pour être sûre d’en avoir la même quantité partout, j’ai utilisé une louche. J’ai ensuite utilisé les colorants gel Wilton pour colorer la pâte de 5 couleurs différentes mais bien vives. Quitte à faire un gâteau de Petit Poney, autant aller jusqu’au bout de l’idée.

Une fois la pâte transférée dans les 5 moules beurrés, j’ai collé tout cela au four pour une vingtaine de minutes à 170°. Je n’ai pas osé mettre le four plus fort de peur que le dessus des génoises brunisse, mais les couleurs ont très bien tenu à la cuisson, j’étais ravie!

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Le Niminus trépigne en arrière plan

Comme les génoises sont plus facilement manipulables lorsqu’elles sont bien froides, je les ai laissées toute la nuit au frigo emballées individuellement dans du film alimentaire. Le lendemain, il ne me restait donc plus que le glaçage au cream cheese.

J’utilise déjà cette recette dans le Red Velvet Cake et sur les cupcakes, mais c’était la première fois que je l’essayais avec autre chose que du chocolat. J’appréhendais un peu, mais résultat était délicieux!

Ingrédients pour le glaçage :

3 barquettes de fromage frais Philadelphia

10 à 15 cl de crème entière liquide à au moins 30% de matière grasse

3 cuillères à soupe environ de sucre glace

2 cuillères à café d’arôme vanille

Pour tout vous dire, je fais désormais ce glaçage à l’oeil, j’ai donc un peu du mal avec les proportions de sucre. Je me contente d’y tremper mon petit doigt et de goûter au fur et à mesure! La crème ne doit plus avoir le goût du fromage, mais ne doit pas être trop sucrée non plus (le gâteau le sera déjà assez). Il suffit de tout mélanger et de battre au fouet électrique jusqu’à ce que la crème monte et devienne bien compacte (c’est pour cela qu’il faut de la crème pour chantilly). Miam!

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Bougies, colorants et moules trouvés sur themadeco.fr

Le glaçage en forme de roses

On placera cette crème entre les génoises et autour du gâteau. Pour faire les roses, j’ai utilisé une douille en forme d’étoile et poché ma déco avec de la crème bien froide (je la laisse au frigo au moins 30 minutes avant de l’utiliser). J’ai suivi un tuto youtube comme celui-ci pour ce glaçage là, c’est facile finalement mais il faut que la crème se tienne super bien!

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Et voilà le résultat. Quelle jouissance au découpage de voir que la magie a opéré et que le contraste entre les génoises et la crème rend si bien! Ce gâteau était super facile à faire car au final, ce n’est qu’un gâteau au yaourt! Je le referai très certainement, cette fois en jouant un peu différemment avec les colorants et en faisant un dégradé, ou même sans colorants mais en ajoutant progressivement du cacao amer à la pâte, pour faire comme un marbré revisité (Cyril Lignac n’a qu’à bien se tenir). Une chose est sûre, je garderai cette association gâteau au yaourt et glaçage au cream cheese. Affaire à suivre!

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Il n’y a plus qu’à souffler les bougies et dévorer tout cela!

 

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La version non censurée de ta naissance

Aujourd’hui, tu as 7 ans ma puce. 7 ans, c’est l’âge de raison, alors je crois que le moment est venu pour toi d’avoir enfin tous les détails de ta naissance. Je t’ai déjà un peu raconté ta venue au monde, en surjouant la magie et en omettant volontairement un peu les moments qui font grincer des dents, même 7 ans plus tard. Ma toute belle, toi qui est désormais si douce et délicate, qui pourrait croire qu’en pointant le bout de ton nez, tu as tout arraché sur ton passage? Visualise une tornade qui déracine les arbres et envoie valser des semi-remorques : eh bien c’était à peu près ça, ta naissance. En tout cas, pour mon entrejambe.

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C’était long. Bon Dieu, que c’était long. Avant d’entrer dans le vif du sujet, j’ai fait plus de 30 heures de faux travail et deux nuits blanches à regarder Twilight en faisant du ballon à 3 heures du mat et en croupissant de douleur dans le bac de douche à 5. Autant te dire que j’étais pimpante de fraîcheur en arrivant à la maternité au petit matin sans savoir combien de temps encore tu allais me faire mariner. Mais ça m’était égal, j’allais avoir mon petit bébé, je ne savais pas ce que c’était que d’accoucher, donc je trépignais naïvement d’impatience.

Ha Ha Ha.

J’ai passé la matinée à contracter comme une miséreuse. Ton père alternait entre jouer avec le brumisateur et regarder les courbes du monitoring crever les plafonds en commentant chaque pic comme Gérard Holtz commente les étapes de montagne du tour de France. Cela n’aidait aucunement à atténuer la douleur, crois moi.

C’était la semaine de Pâques, et la moitié de la ville avait décidé de pondre ce jour là. Vers 13h30, l’anesthésiste de la providence est enfin venu me poser la péridurale, et ayant entendu ces populaires légendes urbaines quant à la taille de l’aiguille, je n’en menais pas large. Mais à choisir entre continuer à me faire écrabouiller les entrailles par un étau géant et me faire enfoncer un sabre de samouraï dans le dos, j’ai choisi la seconde option. Le soulagement fut instantané et, après deux nuits à ne pas fermer l’oeil plus de 15 minutes de suite, je me suis endormie comme une bienheureuse sous l’oeil perplexe de ton père, qui ne savait plus trop quoi faire de sa personne à ce moment là. Il aurait dû aller casser la croute : on allait encore être là pour un moment, et nous savons toutes les deux qu’il est d’une humeur de chien quand il a faim. Mais pas ce jour là. J’ai envie de te dire : encore heureux.

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Vers 17h40, réveillée et revigorée, la sage femme est venue nous annoncer qu’il était l’heure de pousser. Et c’est là que tout le fun a commencé. Parce que non seulement tu avais la tête totalement mal orientée, mais en plus tu avais eu la riche idée de t’entourer ton cordon deux fois autour du cou. Peut-être avais-tu voulu te parer de tes plus beaux atours pour me rencontrer. Autant te dire que je n’ai jamais pu te faire sortir de ta tanière rien qu’à la force de mes petits abdos, malgré la puéricultrice d’origine russe qui m’encourageait en me disant « Poussez! Poussez comme pour caca sauf c’est pour bébé! » et la sage femme qui me félicitait alors que tu descendais de deux centimètres pour en remonter 3 (à cause de ton cordon-yoyo). Après plus de 40 minutes de cet intense coaching et de poussées infructueuses, j’étais au bout du rouleau. J’avais envie de plier bagages et de revenir un autre jour, mais on m’a dit que ce n’était pas possible. Alors, au bout d’une éternité, un gynéco est enfin arrivé avec cet outil formidable qu’est la ventouse et en deux temps, trois mouvements, une bosse pour toi et une épisio pour moi, tu étais dehors. Minuscule petite chose qui s’égosillait sur mon ventre alors que l’Homme s’apprêtait à couper le cordon pour de faux (en vrai, c’est le gynéco qui te l’a coupé quand on a vu qu’il était enroulé autour de ton cou, mais il ne fallait pas priver ton père de son seul job de la journée).

« C’est quoi? » Ai-je demandé aussitôt. Si le gynéco avait été d’humeur badine, il aurait pu me répondre « C’est un bébé! ». Au lieu de cela, il a juste souri en demandant à ton papa de regarder. Crois le ou pas, mais quelques heures plus tard, ce dernier m’avouera avoir eu un moment d’hésitation avant de se prononcer avec certitude.

C’est une petite fille!

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A ce moment là, ils t’ont posée dans mes bras, tu as collé ta petite tête au creux de mon cou, et tu as aussitôt arrêté de pleurer. Et là… Mais bien sûr. Une petite fille. MA petite fille. Une évidence. Tu étais enfin là, toute chaude, toute douce, et j’ai senti mon coeur gonfler, gonfler, pour pouvoir accueillir tout cet amour nouveau. Et là, je suis devenue maman.

Ce premier peau à peau fut certainement le moment le plus intense de toute ma vie. J’étais comblée, je ne voyais plus que toi et presque pas le gynéco qui me brodait de la dentelle entre les jambes. Je ne me souviens pas de la délivrance ou des mots choisis par la sage-femme pour m’annoncer qu’elle avait déclaré l’état de catastrophe naturelle dans ma zone génito-pubienne. Dans mes souvenirs, il n’y avait que toi et moi, et tu étais belle comme un ange, alors que je sais bien que tu étais sans doute recouverte de sang et autres tissus visqueux et dégueulasses.

Cela fait sept ans désormais que tu es là, et mes souvenirs de ta naissance s’estompent un peu, certains détails deviennent flous. Mais l’explosion de bonheur que j’ai ressentie ce jour là lorsque ton petit corps tout chaud est venu se lover contre le mien, je sais que chaque année, chaque 8 avril à 18h34, j’y penserai jusqu’à la fin de mes jours.

(1993)

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Le bonheur, c’est simple comme un colis Séphora.

Plus le temps passe, plus je me rends compte que ce blog devient une semi-arnaque. Parce que si depuis quelques mois le côté « maman » reste toujours aussi prolifique, le côté dinde est petit à petit passé à la trappe. Du moins, sur internet. Je ne me suis pas non plus laissé pousser le monosourcil tout en me rongeant les ongles jusqu’aux cuticules. Je n’ai pas légué mes palettes Naked au lardon pour qu’il s’en serve de matériel de loisir créatif. Même si en ces murs j’avoue vous avoir proposé beaucoup de « Maman fait la Maman », je reste tout de même une vraie dinde dans l’âme. Je suis d’ailleurs retournée en pèlerinage la semaine dernière sur le Site de la Tentation (aka Sephora.fr) et je suis entrée dans une transe digne de celle de Brandon partant chercher Diana en pleine nuit avec son bâton à la main. (Qui se souvient de ce grand moment de télévision?)

Bref, j’ai encore claqué du fric en maquillage. Je vous montre?

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Le coffret découverte Erborian

J’utilise leur BB cream depuis 3 ans, et je l’adore. Elle unifie vraiment le teint sans l’effet peinture craquelée de certains fond de teints, et elle fait la peau toute douce. Alors j’ai voulu essayer les autres produits de la marque, notamment la CC cream. J’ai un peu fait la gueule en découvrant la taille ridicule des échantillons à l’intérieur du coffret, mais au moins ça me donnera une idée de ce qui vaut le coup d’être acheté en full size.

Le Fake Up de Benefit

Plus je m’enlise dans ma trentaine et moins je peux le nier : j’ai des petites lignes qui commencent à entrer en rébellion au coin des yeux. Les connasses. Ce petit stick promettant hydratation et camouflage de ridules, je me suis dit que ça valait le coup d’essayer. J’aurais tendance à être dubitative sur sa capacité d’estompage de vieillerie, mais la marque m’a étonnée plus d’une fois, alors je lui laisse une chance. Bring it on.

Le Pore no More de Benefit

Mon grand classique depuis au moins 4 ans. C’est selon moi l’une des meilleures bases de teint pour affiner le grain de peau. Vous avez déjà toutes passé de l’enduit sur un mur avant de le repeindre, histoire de combler trous et fissures? Ben c’est pareil, la spatule en moins. Et ça laisse la peau bien douce et souple, matifiée, prête à être maquillée. Un bonheur.

La gelée démaquillante de Séphora

Je l’adore, je n’utilise plus que ça pour le démaquillage des yeux. Une petite dose sur un coton, et le maquillage du jour se dissout en douceur au bout de quelques passages seulement. Et contrairement à bon nombre de produits démaquillants, on n’a pas l’impression de s’être passé le contour de l’oeil au Cillit Bang. C’est une valeur sûre.

La palette Semi Sweet Chocolate Bar de chez Too Faced

Bon là, c’est mon gros craquage, mais… Breaking news : les palettes Two Faced sont en train de détrôner celles d’Urban Decay dans mon petit coeur de dinde. J’avais déjà sa soeur, la palette Chocolate Bar, et j’en suis fan. Il y a davantage de fards mats que chez la concurrence, ce qui me correspond davantage, et les couleurs sont magnifiques, faciles à travailler, et tiennent toute la journée. La qualité est donc la même que chez UD, l’odeur du cacao en plus. Et ça, my friend, ça fait la diff.

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Ma merveille

Pour tout vous avouer, depuis que j’ai reçu mon colis, je suis presque contente de me lever le matin pour pouvoir aller jouer avec ma nouvelle palette. C’est dire. Et ça m’a également donné envie de poster davantage à ce sujet. Je vous invite donc à me dire si ce genre d’articles vous intéresserait (ou si vous préférez entendre parler encore et toujours des lardons) et surtout sur quels types de produits vous aimeriez avoir mon humble avis. N’hésitez donc pas à me laisser un petit commentaire ici ou sur facebook!

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