Du bordel dans ma cuisine

Depuis le début des vacances, le Niminus me bringuait pour faire une recette « toute seule ». J’ai bien essayé de l’embrouiller en lui faisant faire une salade de fruits, mais son rêve ultime était de se servir du four. Tout ça parce qu’une gamine de sa classe lui a juré qu’elle-même se servait du four seule depuis ses 5 ans (pour faire cuire un gigot de licorne en croûte de sel certainement), donc ma fille se sentait trop à la ramasse, tu vois.

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Pourtant, je trouve que la laisser s’asseoir sur le plan de travail pour remuer les casseroles c’est déjà pas mal cavalier.

Au début des vacances je lui ai donc proposé de tenter le gâteau au yaourt. Elle en avait déjà fait mille avec son père (rappelez vous Bibiche a 2 spécialités culinaires : le gâteau au yaourt et le gâteau au yaourt aromatisé) et maîtrisait à peu près toutes les étapes de la recette.

Ma première erreur fut de lui donner mon téléphone pour qu’elle suive la recette. Je m’en suis rendue compte quand je l’ai récupéré avec de la farine incrustée dans les haut-parleurs. La deuxième fut d’autoriser le lardon à participer à l’opération : nous avons retrouvé des coquilles de la taille d’un petit département d’outre-mer dans le gâteau cuit. Ils se sont bien entendus battus pour mélanger et ont propulsé des projectiles de pâte à la volée dans toute la cuisine en se tapant dessus. C’est d’ailleurs sur ces entre-faits que Bibiche est entré dans la cuisine. Il a contemplé le massacre, puis il a prestement pété les plombs. Une chose que tu dois savoir sur Bibiche, c’est que c’est un mari très agréable et bien de service, mais que quand il s’énerve, ça fuse dans tous les sens et il met des heures à passer à autre chose. Imagine-toi si tu veux au pied d’un volcan qui explose dans un champignon de fumée toxique en te jetant des caillasses en fusion sur la tronche, et tu auras l’idée. Autant te dire qu’à l’heure de déguster notre succulent amas de coquilles, de la fumée lui sortait encore des trous de nez. On peut donc objectivement dire que ce premier essai ne fut pas une réussite.

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Quand elle a renouvelé sa demande hier matin, en avançant toujours ce fameux argument de la copine qui cuisine des banquets royaux depuis l’âge de 5 ans, j’ai eu la grande magnanimité (ou la grande inconscience) d’étudier la requête. Les hommes étaient partis pour la matinée faire des trucs de mâles (c’est à dire acheter de la laine chez Cultura), supprimant ainsi deux éléments pouvant potentiellement nuire à la réussite de l’opération. J’ai prié tous les saints de pénétrer mon être tout entier de la patience de Maria Montessori (on remarque les lubriques qui ricanent dans leur coin à la mention du mot « pénétrer »), et, dans un moment d’égarement, j’ai accepté. A une condition cependant : je ne m’occuperais de RIEN. Elle sort, elle range, elle nettoie.

Cette gamine commençant à avoir des petits relents d’auto-apitoiement à grands coups de « toutes façons j’ai jamais rien le droit de faire » ou de « toutes façons toi maman tu ne fais jamais rien » (toujours agréable à entendre alors que tu viens de passer la matinée à lui faire faire sa flutain de production d’écrit), j’y ai vu une manière de lui inculquer une leçon formatrice, à savoir explicitement « quand je te dis que tu n’es pas encore en âge d’utiliser tous nos appareils ménagers en totale autonomie ce n’est pas juste pour le malin plaisir de te faire chier, comme je te l’ai déjà dit la semaine dernière quand tu as voulu craquer une allumette et que tu me l’as lâchée dans les cheveux. » (et après ça vient me dire que je ne fais jamais rien)

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Non, vraiment, je ne fais jamais rien. Vous remarquerez qu’elle utilise une poche à douille en arrière-plan.

Histoire de ne pas la mettre pour autant en situation d’échec, je lui ai donné une recette imprimée cette fois-ci et je lui ai demandé de sortir tous les ingrédients pour faciliter la tâche. Il était 11 heures et j’avais l’intention d’aller me doucher (vacances, tout ça…) mais je craignais (à raison) de la laisser sans un minimum de surveillance (à raison). Je suis donc allée me poser un masque en attendant qu’elle réunisse tous les ingrédients de la recette, ce qui a pris un certain temps étant donné qu’elle cherchait la cannelle dans le tiroir à épices en ayant subitement oublié qu’elle avait désormais la faculté de lire les étiquettes.

Elle a d’abord voulu mixer du beurre mou avec du sucre en utilisant un fouet à main (bon courage) et, certainement énervée de cette expérience peu concluante, a cassé l’unique oeuf à côté du saladier. D’une voix calme et détachée, je lui ai conseillé de nettoyer avant de continuer. Ce qu’elle a fait, en ramenant la masse gluante sur le bord de l’îlot de cuisine, masse qui a bien entendu coulé sur son pantalon, dans ses crocs, sur le tabouret et sur le sol. En plus, elle n’avait pas de chaussettes : l’oeuf cru entre les orteils, ce doit être le kiff.

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Après avoir longuement pesté et utilisé l’équivalent de la moitié de la forêt amazonienne en sopalin, elle s’est remise à sa recette en voulant cette fois peser les poudres et ajouter 100 grammes de farine dans une lenteur battant tous les records : elle regardait la balance à chaque gramme, ce qui est, je le conçois, un peu fastidieux. Alors pour le sucre, elle y est allée franco et a versé le paquet entier d’une traite, ce qui faisait évidemment beaucoup trop. Je lui ai alors proposé d’ôter le surplus à la cuillère en restant de marbre (en effet, mon masque s’était alors déjà totalement solidifié sur ma tronche).

Elle a terminé tant bien que mal sa recette, en m’envoyant des flocons d’avoine et des pépites de chocolat aux 4 vents et en ayant accumulé une quantité record de vaisselle sale. Mais je n’ai rien dit, RIEN. De toutes façons à ce stade, mes lèvres n’avaient plus la capacité de se mouvoir. Je suis juste partie prendre cette douche tant attendue (presque autant que celle d’après l’accouchement) et je l’ai laissée faire le ménage, ce qu’elle a clairement détesté. Mais bon, si elle est assez grande pour utiliser le four, elle l’est aussi pour l’éponge et l’aspirateur, non? #TelEstPrisQuiCroyaitPrendre

Quand Bibiche et le lardon sont rentrés, rien n’y paraissait : la cuisine était dans un état de propreté acceptable et le Niminus avait eu la présence d’esprit d’aller changer son pantalon gluant. Elle a quand même fini par avouer que la cuisine c’était quand même bien mieux quand j’étais là pour l’assister (c’est à dire ranger à sa place et éviter les coulures d’oeuf dans les crocs), et je l’ai même laissée sortir les plaques du four, sous l’oeil totalement affolé de son père. Elle va donc pouvoir se la péter en récré demain, ce qui était visiblement tout le but de l’opération.

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Pour ma part, j’ai trouvé un avantage autrement plus intéressant à toute cette histoire : ben oui, on a quand même bouffé des cookies toute la journée.

(pour la recette, c’est celle-ci : visiblement à 3 ans elle gérait mieux le cassage d’oeuf qu’à 8)

 

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Halloween à Europa Park

La semaine dernière, nous avons passé deux jours à Europa Park en famille, et nous avons tous été tellement enchantés par les décors que j’ai eu envie de partager avec vous quelques photos et anecdotes.

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C’est un parc que je commence à bien connaitre, car j’y allais presque tous les étés quand j’étais petite (merci à mes voisins qui m’embarquaient avec eux!) et que nous y avons déjà emmené le Niminus 3 fois (pauvre enfant). J’y ai mes petites habitudes : j’y mange toujours une brochette de banane au chocolat et j’ai même mes chiottes favoris, c’est dire.

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Europa Park c’est toujours cool. Le parc est nickel, très bien entretenu (chiottes propres) et toujours super bien fleuri. Mais en période d’Halloween, les citrouilles envahissent le parc (invasion est le mot : il y en a 130 000!) et l’ambiance est bien particulière, puisque l’on peut rencontrer des araignées géantes et des gobelins à chaque coin de rue. A la tombée de la nuit, une partie du parc est même fermée pour laisser place à une attraction pour cinglés nommée ‘Traumatica’ : des acteurs déguisés en créatures de l’enfer viennent tout bonnement te sauter dessus. Le genre de truc qui te fait défaillir les sphincters quoi.

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Comme à chaque fois, nous nous sommes éclatés. Les lardons n’ont pas froid aux yeux et montent plutôt deux fois qu’une dans tous les manèges possibles. Cette année, le Niminus avait même la taille requise pour monter dans le Timbur Coaster, les montagnes russes en bois. Elle s’y est rendue en bombant le torse, pas peu fière de laisser les plus petits derrière elle et de partir faire ce manège avec les grands. Elle s’est quand même choppé un bon petit coup de panique en remarquant qu’il n’y avait aucun autre enfant dans la fille d’attente, et n’en menait pas large une fois la ceinture bouclée. Mais, fidèle à elle-même, elle a passé le plus clair de l’attraction les bras en l’air et le sourire jusqu’aux oreilles. Et moi? Bien obligée de suivre! J’ai contrôlé mes sphincters (ce qui n’était pas le cas de tous les aventuriers), par contre j’y ai laissé ma voix. Je suis présentement en mode Garou un lendemain de cuite.

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Ca fait la maligne.

Le lardon a lui aussi énormément profité de ces deux jours au parc, et surtout de pouvoir partager ces super moments avec ses cousins. Il est d’ailleurs lui aussi monté dans un manège qui décoiffe, le Pegasus, qui commence par une descente qui déboîte! Je ne me souviens même pas de mes propres sensations durant ce manège : j’étais trop occupée à vérifier qu’il était encore en vie. Il en est sorti en disant que c’était trop bien, mais la photo prise pendant une pointe de vitesse dit le contraire : il serre les dents, le visage crispé, un peu comme s’il était sur le trône après avoir mangé du riz pendant 3 jours. J’ai pour ma part un look toujours très chic et maîtrisé, à savoir les yeux fermés, la tête révulsée et la bouche grande ouverte dans un cri d’allégresse (d’où le mode Garou). Le Niminus, faisant preuve d’une grande maturité, fait un dab sur le siège arrière. Bibiche tente de l’imiter mais, craignant de tendre les bras et de se les faire arracher dans un virage, se retrouve à faire une sorte de posture d’égyptien pas vraiment réussie.

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Les Bobsleighs, piece of cake pour le Niminus

Le parc proposait (moyennant finance, bien entendu) des coiffures d’Halloween, d’où les cheveux roses du Niminus. J’ai proposé la même chose au lardon, voici la conversation :

Tu veux faire une coiffure toi aussi? Tu peux mettre de la couleur et tout!

Ah ouais trop cool!

Par contre il faudra te laver les cheveux ce soir.

Ah bon ben alors non merci.

#CradoForever

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Voilà pour ces quelques photos promises. Je vous quitte avec la parade, qui n’a rien à envier à celle de Disney (à part Elsa, of course), et vous souhaite à tous un Happy Halloween!

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Bon alors tu joues? {C’est Mon Fort! Test + Giveaway}

Cet été, nous avons reçu en test un nouveau jeu de société nommé C’est Mon Fort! (Point d’exclamation inclus dans le titre, je ne suis pas en train de te hurler dans l’oreille par écran interposé). Cela tombait plutôt bien, car nous sommes de grands joueurs et qu’avec un lardon de 4 ans et demi, les possibilités de jeu en famille sont assez limitées (jeu où tous les participants passent un bon moment, j’entends. Personnellement, j’avoue ne pas starkiffer le Mistigri)

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Nous avons donc ce petit jeu depuis quelques mois et absolument tout le monde l’adore. C’est facile mais stratégique, rapide, et sympa pour les parents comme pour les enfants.

Grande nouveauté 2017, j’ai sous-traité la rédaction de cet article à une personne de confiance, puisque je lui délègue depuis des années de menues tâches comme le nettoyage des sanitaires et la gestion des réveils nocturnes des lardons, j’ai nommé mon fidèle Bibiche. Il a en effet une passion dévorante pour les règles de jeux, quitte à passer des soirées à regarder des vidéos d’explications de règles durant parfois jusqu’à une heure. Le mec à fond, quoi.

Voici donc sans plus attendre son explication du jeu (in purple), que tu trouveras je suis sûre synthétique et précise (bien qu’un peu barbante). J’ai toutefois pris la liberté d’annoter son texte de petites remarques, comme toujours pleines d’esprit (in black).

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Cest mon fort est un jeu de cartes pour 2 à 4 joueurs, à partir de 6 ans pour des parties de 15 à 20 minutes.

(ah je t’avais bien dit que t’allais pas te marrer!)

Dans cest mon fort le but du jeu est de construire le mur le plus solide pour défendre son château.
Chaque joueur débute la partie avec une carte mur de valeur 1. Il doit ensuite agrandir son mur en y ajoutant de nouvelles cartes en respectant la contrainte suivante : chaque nouvelle carte ajoutée au mur doit être d’une valeur supérieure à la précédente.

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Comme ceci

Au début de la partie les 45 cartes (d’une valeur allant de 2 à 46) sont disposées face cachée au centre de la table. A son tour le joueur doit retourner une carte de son choix puis choisir de l’ajouter à son mur ou de la remettre face cachée afin de la laisser disponible pour les autres joueurs. (ou de faire de l’anti-jeu en prenant la carte juste pour faire hurler le joueur suivant. Ma spécialité lorsque je joue juste avant Bibiche.)

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Dès lors qu’un joueur est parvenu à construire un mur de 10 cartes, la partie se termine et on compte les points (C’est à ce moment là que le lardon fout sur la tronche de celui qui arrête la partie)

Chaque carte posée rapporte un point mais certaines cartes spéciales octroient des bonus de points  (princes, princesses, roi ou reine…)
D’autres cartes spéciales ont des effets amusants sur le jeu puisqu’elles permettent de détruire une partie de mur d’un joueur adverse (Le Niminus questionnerait sans doute le choix de l’adjectif « amusant » ici), de protéger le sien ou encore d’insérer dans son mur une carte de valeur inférieure à la dernière carte posée.

Le jeu fait appel à la mémoire (toujours utile pour nos cerveaux de vieux) et permet d’appréhender l’ordre des nombres. Le thème du château plaît beaucoup à nos enfants qui dès la partie finie demandent à en enchaîner une autre. (ce qui n’est pas forcément un gage de qualité : rappelons que nous parlons ici d’individus qui jouent au Mistigri avec enthousiasme.)

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Lardon approved

Tu as été conquis par nos explications claires et limpides? Tu es déjà en train de rajouter le jeu à la liste de Noël de 7 pages de ton lardon? J’ai une surprise pour toi!

L’éditeur MJ Games me propose de te faire gagner un jeu! Pour cela, il te suffit de me raconter brièvement comment se passe une partie de jeu chez toi en commentaire, en me laissant une adresse e-mail valide, bien entendu.

Tu peux aussi aimer ma page facebook  ainsi que celle de MJ Games, mais ce n’est pas obligatoire. Pour une chance supplémentaire, tu peux aussi partager ce concours sur le réseau social de ton choix. Il te faudra par contre venir poster un second commentaire avec le lien du partage. 1 commentaire = 1 chance de plus!

Résultats du tirage au sort mi-novembre!

Merci MJ Games pour le test, pour le Giveaway, et pour nos joyeuses engueulades autour de ce jeu!

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Le granola de la dinde et du lardon (titre vendeur)

Ne tournons pas autour du pot : je cuisine bio, végétarien et j’essaie d’éviter au maximum les produits industriels. Voilà, c’est dit. Mais attendez une seconde avant de me claquer la porte au nez en me traitant de bobo snobinarde : je mange des kinder devant la télé quand les lardons sont couchés. Il faut savoir faire des compromis, dans la vie.

Dans cette optique d’éviter l’industriel and co, je me suis mise cet été à tâtonner pour me cuisiner mes petites céréales du matin en cherchant des recettes sur le net. La première fois, j’avais mis du sucre : c’était donc trop sucré. La deuxième fois, j’avais laissé cuire trop longtemps, et c’était donc cramé. Puis au fil des essais, j’ai fini par trouver la recette qui me convient ma foi pas trop mal. Elle est peu sucrée, mais quand même assez gourmande pour ne pas avoir l’impression de manger les graines du hamster au petit dej (c’est important). Cette recette la voici :

Ingrédients :

50g d’huile de coco (liquide)

50g de miel liquide

1 cuillère à café de cannelle

1 pincée de sel

200g de flocons d’avoine

100g de noix et graines, au choix. Pour ma part : amandes effilées, graines de courge, de tournesol, de lin et de chia.

+ 1 poignée de pépites de chocolat noir, parce qu’il faut quand même pas déconner.

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Mate moi ce belles graines

Etapes :

Mélanger l’huile, le miel et la cannelle au fond d’un saladier. Y verser le reste des ingrédients (sauf les pépites) et bien mélanger.

Etaler sur une plaque de cuisson et enfourner à 150°. Au bout de 10 minutes, retourner le mélange, puis le remettre au four pour 5 à 6 minutes de plus. Le mélange doit être légèrement doré, mais pas trop!

Laisser refroidir avant d’ajouter les pépites de chocolat, et conserver le tout dans une boîte hermétique.

Je les consomme arrosées de boisson végétale, le lait d’avoine étant ma préférée.

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C’est une recette qui ne prend que 5 minutes et que je réalise avec le lardon car il ne manque jamais une occasion de lécher les casseroles (et la cuillère de miel). Contre toute attente, les enfants aussi adorent ce granola. Le lardon, qui a l’égo généreux, s’auto-congratule de sa succulence à chaque petit déjeuner. Le Niminus quant à elle trouve notre recette agréable, mais pour elle vous savez, rien ne peut remplacer les tartines de tartare au petit déjeuner…

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Honte à la réunion de rentrée.

Donc vendredi soir, c’était la réunion de rentrée. L’énième réunion de rentrée, je devrais dire. Ma sixième à la maternelle. Autant te dire que le petit train des anniversaires et le yoga-tortue n’ont plus bien des secrets pour moi, mais j’ai toujours peur que la maîtresse me fasse les gros yeux le lendemain si je zappe la réunion.

Donc j’y suis allée. Et je suis arrivée en retard. La maîtresse n’a pas froncé les sourcils, ce n’est pas son genre, mais elle m’a installée tout devant. Sur une micro chaise de nain, bien entendu.

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Bref. La réunion commence, ça parle salle de motricité et chaussons qui tiennent bien aux pieds. Les sujets phares reviennent bien vite sur le tapis.

Est-ce que les enfants peuvent fêter leur anniversaire à l’école?

Oui, mais j’aimerais mieux que ce soit le vendredi.

Et pour le gâteau, vous préférez ceux du commerce ou fait maison?

Comme vous voulez, mais privilégiez toujours la qualité à la quantité.

(Et malgré tout, le lardon revient sans cesse avec des paquets de bonbons des anniversaires des petits copains à l’école. Bref. Ceci est un autre débat.)

En vient le sujet préféré des parents de maternelle : les chiottes.

Ont-ils accès aux toilettes quand ils veulent?

Mon fils ne sais pas encore trop s’essuyer seul, est-ce que l’ATSEM peut l’aider?

Faut-il prévoir un change en cas d’accident?

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La maîtresse répond scrupuleusement à toutes les interrogations des parents. Puis soudain, elle décide de se lancer dans la narration d’une petite anecdote.

Ce matin, pendant la récréation, j’en voyais un collé contre le grillage. Je me suis dit « non… il est quand même pas en train de… »
Alors je me suis approchée, eh bien si! Il était en train de faire pipi dans l’herbe à travers le grillage!

Rires hilares de l’assemblée des parents, moi y compris, évidemment.

Forte du succès de son monologue comique, la maîtresse renchérit : Ah, il était méthodique! Il avait bien enlevé ses bretelles et baissé son pantalon et hop!

Je ris à gorge déployée de concert avec tous les autres adultes. La maîtresse, soulevée par la foule en liesse, poursuit : Et quand je lui ai demandé pourquoi il n’était pas allé aux toilettes, il m’a répondu « Bah! Sinon je n’avais pas le temps de jouer! »

A ce stade tout le monde rit à se taper la cuisse. Quand soudain, toujours sur le même ton réjoui, la maîtresse me regarde et me lance en riant : c’était le vôtre!

Et là, j’ai ri, encore, mais un peu jaune. En y repensant, j’aurais pu voir le coup venir quand elle a parlé des bretelles (le lardon souffre du syndrome du sourire du plombier et a la raie à l’air en permanence. Les bretelles sont l’unique solution). Ce que j’ai beaucoup plus de mal à comprendre par contre, c’est pourquoi ce petit fumier qui refuse de pisser dans la mer a cru pertinent d’arroser le talus depuis la cour de l’école?

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Je vous avais demandé ce weekend sur ma page facebook d’imaginer ce que le lardon avait bien pu faire pour me mettre la honte à la réunion de rentrée, et vous n’étiez pas très loin du vrai. Vous m’avez parlé de caca à aller torcher ou de pets foireux. Il faut croire que les histoires de chiottes, c’est vraiment son truc!

*** EDIT***

Je tiens juste à préciser (au cas où cela aurait été mal compris) que la réunion s’est passée dans une ambiance très relax et bon enfant et que la maîtresse a raconté cela sur le ton de l’anecdote. Et je n’ai pas du tout mal pris le fait qu’elle l’ait fait, ou même qu’elle ait dit de qui il s’agissait. Si j’ai été gênée, c’est plus par le fait que mon fils ait fait pipi dans la cour que par la narration des faits qui avait pour but unique de nous faire rire des idées parfois saugrenues de nos enfants.

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Huit.

Avoir une enfant de huit ans, c’est un peu comme devenir maman pour une deuxième première fois. Tu crois que ça y est, c’est bon, tu sais faire. Ca fait huit ans que les gosses, les bobos, les colères et tout ça, tu gères plutôt bien. Sauf que non. Huit ans marque un tournant, et tu te rends compte que tu t’avances vers l’inconnu, où toutes tes astuces et tes ruses apprises au fil des années ne fonctionnent plus toujours. Parce qu’une enfant de huit ans se comporte encore parfois comme si elle en avait quatre, mais parfois aussi comme si elle en avait seize.

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Huit ans te dit qu’elle est d’accord pour mettre ses landaus au grenier et qu’elle est prête à donner ses poupées, mais tu les retrouves le soir même bordées dans son lit.

Huit ans ne veut surtout plus de vêtements avec des princesses dessus (sauf à la rigueur sur les culottes, mais uniquement si ce sont des shortys). Cependant, Huit ans supplie la famille entière de regarder avec elle le film de la Belle et la Bête parce qu’elle attendait le DVD depuis des mois (j’ai cru que Bibiche allait sauter par la fenêtre pendant les passages chantés. Heureusement, nous sommes de plain-pied.)

Huit ans adore les journées shopping entre filles et te déniche toujours les robes les plus jolies (et les plus chères. Avoir une fille c’est une double banqueroute : tu craques sur un tas de fringues quand elle est petite, puis quand elle grandit elle te persuade de t’acheter à toi des fringues dont tu n’as pas vraiment besoin #JupeAQuaranteCinqBoulesAhem #DontTellBibiche), mais ne t’avise pas de lui acheter quoi que ce soit sans son consentement ou pire : de l’obliger à porter des vêtements qu’elle n’a pas choisi elle-même. Il y aura des larmes.

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Huit ans claque les portes quand elle est contrariée. Huit ans s’emporte vite quand son père la fait marcher, et monte s’isoler dans sa chambre en martelant chaque marche d’escalier pour nous faire comprendre que nous ne sommes que des vieux cons. Puis huit ans redescend quelques minutes plus tard et te demande si tu veux bien faire un bricolage avec elle.

Huit ans décide donc de ce qu’elle veut porter, et de quand elle veut le porter. Une pluie torrentielle ne la dissuadera pas d’aller patauger dans la boue avec ses chaussures en toile. Si elle a décidé de mettre une robe et des sandales alors qu’il y a une fine pellicule de givre dans la pelouse et que son souffle dessine des petits nuages devant sa bouche, tu seras une vraie connasse d’oser l’obliger à aller se changer. Larmes, soupirs, claquements de porte et pas d’éléphant dans les escaliers seront au programme.

Huit ans monte se doucher seule, en te demandant si elle peut t’emprunter ta mousse nettoyante pour le visage, et interdit à quiconque d’entrer dans la salle de bain pendant ses ablutions. Puis le soir même elle court à poil à travers la maison.

Huit ans pense que tu sais tout faire, et que tu peux tout faire. C’est beaucoup de pression, surtout quand son souci majeur c’est qu’elle ne peut pas aller faire la roue dans le jardin parce qu’il pleut, mais encore plus quand elle a des peines de coeur que les bisous magiques ne peuvent pas consoler. Elle viendra alors chercher conseil auprès de toi. Conseils qu’elle s’efforcera de mettre en pratique, parce que tu as forcément toujours la solution.

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Huit ans pense qu’elle sait tout faire. Puis qu’elle est bonne à rien. Ce qu’elle affirmera en te regardant dans les yeux pour que tu lui affirmes le contraire, parce que ce qu’elle veut le plus, c’est te rendre fière. Puis folle.

Huit ans se compare toujours aux autres et doit absolument rentrer dans le même moule que tous les autres petits gamins de la cour de récré (bonjour monsieur Hand Spinner), mais dans l’intimité de sa chambre, huit ans joue aux chevaliers avec son petit frère et raconte sa journée à ses doudous.

Huit ans fait encore des caprices, des colères, et des crises de larmes quand elle a eu une journée bien chargée. Huit ans pleure souvent parce qu’elle découvre la complexité des relations humaines et qu’elle a besoin de son doudou et des bras de sa maman pour se consoler.

Huit ans envoie régulièrement valser ton autorité sur un ton qui frise parfois l’insolence, mais veut tout faire avec toi, toujours, tout le temps. Parce que tu es la personne la plus cool du monde. Mais également la plus nulle.

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Le fait qu’elle soit un petit pot de glue a parfois clairement ses avantages.

Huit ans aime bien lire dans son lit avant de se coucher, mais préfèrera toujours grimper sur tes genoux pour t’écouter lui raconter une histoire. Alors tu t’assois en tailleur au pied de son lit et elle vient se caler dans ce petit siège sur mesure, entre tes bras, comme tous les soirs depuis huit ans.

Huit ans demande à rentrer seule de l’école et rêve du jour où elle pourra partir acheter le pain toute seule, mais huit ans aime encore bien se faire porter, parfois.

Huit ans trouve les blagues que raconte son père à table sont vraiment trop nulles et puériles, mais elle se cache derrière le paquet de céréales pour ne pas qu’on la voit rigoler.

Huit ans t’attend sur un banc à la sortie de l’école parce qu’elle sait que tu dois aller chercher son petit frère avant. Tu l’aperçois au loin en train de relire sa poésie, les cheveux savamment rabattus sur le côté et le cartable nonchalamment accroché à une seule épaule. Puis elle lève la tête et te court dans les bras parce que même si elle n’a attendu que deux minutes, elle est quand même un peu soulagée de te voir enfin arriver.

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Huit ans n’est plus tout à fait petite fille, et commence à s’imaginer femme. Et pour se projeter et se construire dans son identité future, elle prend exemple sur le modèle qu’elle peut étudier de près au quotidien : c’est à dire toi. Elle observe tes gestes, écoute tes conversations d’adulte, enregistre tes opinions, tes expressions. Elle te demande de lui raconter ton enfance, ce que tu faisais, ce que tu aimais, ce que tu pensais. Elle te demandera des comptes pour chacun de tes faux-pas. C’est épuisant, d’être prise pour modèle.

Huit ans se regarde dans la glace et commence à se trouver des défauts. Défauts totalement inexistants, évidemment, elle est parfaite. Mais elle trouve que ses dents d’adulte prennent trop de place dans sa bouche d’enfant et que son petit nez serait tellement plus joli s’il était saupoudré de taches de rousseur.

Etre mère d’une huit ans prend une ampleur nouvelle, parce que tu as cette ébauche de future femme devant toi qui ne demande qu’à marcher dans tes pas. Qui ne se construit pas encore dans l’opposition mais dans le mimétisme. C’est beaucoup de pression pour tes épaules de maman.

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Mais c’est certainement le rôle le plus gratifiant de toute ta vie.

 

 

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Terreur nocturne, par Bibiche and the Spiders.

Nous avons tous déjà fait l’expérience de cet état de semi-conscience où, oscillant entre sommeil et éveil, notre cerveau perçoit et interprète les bruits de manière bien singulière. C’est à ce moment précis où, encore plongée dans un rêve dont la substance m’échappe désormais, une sorte de bourdonnement sourd et régulier vient progressivement m’extraire de ma torpeur.

J’ouvre un oeil, il fait nuit noire. Je regarde le réveil, 4h23. Mon cerveau parvient enfin à discerner le rêve de la réalité, et je réalise que ce bruit inhabituel à cette heure indue est celui de l’aspirateur. Puis soudain, un cri aigu perce la nuit, puis des pas pressés se rapprochent de ma chambre.
« Je t’en supplie, viens m’aider. »
Pas besoin d’en dire plus. J’ai compris la situation.

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J’ouvre le deuxième œil. Bibiche est assis au bord du lit et me secoue vigoureusement l’épaule.

«Y’a une grosse araignée dans les escaliers. J’ai essayé de l’aspirer mais elle a résisté et maintenant je ne la vois plus » m’avoue-t-il d’une voix vacillant entre l’incrédulité et la panique. «Tu peux venir ? Je sais que je vais me retrouver sur ton blog demain mais tant pis, s’il te plaît, lève toi !»

En bougonnant (je ne suis pas très aimable au réveil. Mes enfants m’appellent affectueusement Petit Ours Brun) je me frotte les yeux et pose un pied hors du lit.

«File moi mes crocs», dis-je d’un ton résigné mais terre à terre. J’ai beau ne pas souffrir de phobie tétanisante comme mon courageux mari, je n’ai pas vraiment envie de laisser la bestiole jouer à saute-moutons avec mes orteils pour autant.

«Pis d’ailleurs, qu’est ce que tu fous à chasser les araignées au milieu de la nuit ?»

«Je me suis levé pour aller doucher le lardon qui a chié aux culottes. J’ai vu l’araignée en redescendant. J’ai essayé de la négocier tout seul mais je te jure qu’elle a résisté à l’aspirateur.»

J’ai ravalé ma bile. Il n’est peut être pas très téméraire, mais il faut bien avouer que c’est lui qui gère les soucis nocturnes de nos lardons la plupart du temps. Ils savent bien qu’une fois que Petit Ours Brun a sombré il n’y a plus rien à en tirer : ils appellent papa.

Je me suis donc levée sans ronchonner davantage.

J’ai regardé dans les escaliers, rien.

J’ai regardé en dessous des escaliers à la lampe de poche (ce qui tire bien sur les yeux et sur la gueule en plein milieu de la nuit) : rien.

Bibiche me regardait faire depuis l’autre bout de la pièce, prêt à sauter sur une chaise si toutefois l’araignée décidait tout à coup de se venger de sa tentative d’assassinat en lui sautant dessus la bave aux lèvres.

Il fallait impérativement que je trouve cette putain d’araignée sinon il n’allait pas en dormir de la nuit.

Quelle vie de merde.

J’ai donc regardé à nouveau dans les escaliers (qui, malheur, sont couleur araignée) et, l’oeil un peu plus vif, j’ai repéré la bestiole au coin d’une marche.

Je vous la fait courte : je l’ai aspirée et je suis retournée me coucher.

«Tu éteins l’aspirateur? Mais si elle en ressort?» s’épouvante Bibiche, toujours prostré dans son coin, lorgnant sur l’aspirateur comme s’il contenait un essaim de frelons asiatiques, une bombe à retardement et une lettre d’huissier en recommandé (Bibiche est également phobique de la banqueroute)

J’ai refusé de laisser l’aspirateur allumé, il ne faut quand même pas déconner. Mais je suis allée le mettre dans l’entrée, derrière une bonne vieille porte de 50 kilos, en espérant que son araignée mutante ne soit pas dotée d’une force sur-arachnide en plus d’être capable de résister au vortex de notre bon vieil aspirateur ménager.

De retour au salon, Bibiche daigna enfin sortir de sa cachette.

«Bon… bein on ne va peut être pas se lever maintenant… »

«Il est 4 heures du mat. Non, on ne va pas se lever maintenant.»

J’ai joint le geste à la parole et suis partie me recoucher, suivie d’un fébrile Bibiche qui avait visiblement un besoin incontrôlable de se confier après le choc traumatique qu’il avait vécu et duquel il m’a rebattu les oreilles pendant de longues minutes encore:

«J’ai essayé hein mais comme je ne l’ai pas eue du premier coup et que je ne la voyais plus j’ai eu peur qu’elle me saute dessus. Ca peut sauter, les araignées?»

«Une araignée normale je ne sais pas mais celle-ci je suis sûre qu’elle pouvait voler, vu que visiblement c’était Superman.»

Bref. Au bout d’un moment il a enfin fini par se taire et j’ai pu retrouver ce sommeil tant désiré, bien que plus ou moins paisible : j’ai fait un rêve à la con dans lequel il y avait des araignées plein les murs de ma chambre et, quand j’approchais l’aspirateur pour les négocier, elles se transformaient en crabe, puis en lapin. Un joli lapin bélier que nous avions ensuite domestiqué.

Bref. Bibiche aura ma peau.

Ce second opus fait suite à au premier titre révélation Sandale dans ta gueule disponible ici

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Choisir LE cartable…

Aujourd’hui, je te parle école. Comme il fait un temps absolument dégueulasse et intolérable pour un mois d’août, autant se flinguer le moral au reste en faisant les abjectes courses de rentrée. Ne te sauve pas ! Je ne vais pas te parler de l’odieux « Polypro 21*21,7 JAUNE GC » qui figurait sur la liste de rentrée du Niminus, mais d’un truc autrement plus cool : le choix du cartable.

Le choix du cartable est au CP ce que le choix de la robe est à la mariée. Tu veux de la qualité, de l’originalité, de la beauté. Pas te marier en chemise d’hôpital raie-au-vent, ce qu’est un peu l’effet que me faisaient les cartables criards de grande surface. Ton enfant n’est pas de cet avis, bien entendu. A 6 ans, le cartable Reine des Neiges, tu l’épouses avec ardeur. Tu te contrefous de ses bretelles qui te scieront à coup sûr les épaules et de ses coutures hasardeuses qui lui perceront un trou au cul dans 6 mois.

Comme tu le vois, en plus de ne PAS trouver le cartable pratique, joli et costaud dont tu rêves, il faudra en plus négocier avec l’enfant pour qu’il lui plaise aussi (après tout, c’est lui qui devra l’assumer, pas toi).

Heureusement, je m’étais déjà renseignée sur les internets auprès de mères chevronnées et je savais que les cartables Tann’s étaient des valeurs sûres. Sûres, mais… coûteuses.

Sans titre

Sélection du site les-griottes.com

Il y a 2 ans, nous avons trouvé un peu par hasard le cartable du Niminus : un Tann’s violet tout mignon, avec des petits cœurs. Zéro flocon, zéro princesse blafarde. Des bretelles rembourrées confortables (je le sais, c’est moi qui porte le cartable quand on rentre à pied #Mulet), de belles finitions bien costaudes. Il répondait à tous mes critères, mais malheureusement pas à ceux du Niminus, qui lorgnait avec envie sur Elsa à paillettes.

Comme j’ai plus d’un tour dans ma musette, je lui ai promis de customiser l’étiquette de son cartable, avec du papier Scrap, son prénom, un autocollant d’Elsa ET des strass. Elle a signé tout de suite.

Et bordel qu’on a bien fait : 6 mois plus tard, les princesses c’était trop la honte, et elle a même viré un beau jour notre jolie étiquette. Vous imaginez la scène si elle avait voulu changer de cartable en janvier du CP alors que je lui avais dit « prends en bien soin car on le garde au moins jusqu’au CE2 » ? Les années avec Elsa lui auraient semblé foutrement longues.

Nous sommes à la porte du CE2, et elle a donc déjà utilisé son cartable deux ans. Cartable qui, en deux ans, n’a pas bougé. Certes elle est assez soigneuse comme petite gosse, mais je ne pense pas m’être trompée en choisissant cette marque.

Comme le Niminus est assez chétive, et si la maîtresse ne demande pas à ce qu’elle ramène l’intégralité de son matériel tous les soirs, son cartable lui ira sans souci une année de plus : il est en super état et il lui plait toujours. Mais si en cours d’année elle croque le biscuit d’Alice et prend 20 centimètres en deux jours… On a déjà le grand frère.

Je t’ai déjà parlé du site les-griottes.com avec qui je collabore souvent qui personnalise tout un tas d’objets très cools. Eh bien figure toi qu’on peut y personnaliser un cartable Tann’s! Il y a des dizaines d’illustrations beaucoup plus chouettes que cette fichue Reines des Neiges, et on peut également inscrire le prénom de l’enfant sur la poche avant, ce qui apaise un peu la frustration de ma fille qui a un prénom qu’on ne trouve pas sur les bols bretons.

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Quand je te disais que le choix était conséquent!

En plus ça brille.

Je suis un peu jalouse.

Ma fille et moi nous sommes donc installées devant l’ordinateur pour « fabriquer » son Tann’s, et on avait l’embarras du choix tellement tout était trop beau. Quand tu as galéré à trouver UN cartable qui convienne à tout le monde, laisse moi te dire que là c’était la caverne d’Ali Baba à Byzance, et encore, je suis sûre qu’ils s’engueulaient souvent, à Byzance.

Bon, elle a pris la journée à se décider sur le motif, et m’a un peu surprise en se décidant finalement pour le chic ananas : elle aimait bien également les palmiers et la plume (elle a de bons goûts, elle tient ça de sa mère). En deux clics c’était commandé, en deux jours reçu dans un bel emballage.

C’est vrai qu’un bon cartable comme celui-ci, ce n’est pas donné. Mais je préfère mettre le prix une fois tous les trois ans et lui apprendre à prendre bien soin de son matériel plutôt que d’entrer dans la surconsommation et changer tous les ans parce que le cartable est râpé ou qu’il n’est plus à la mode du moment. Et Bibiche ne peux qu’acquiescer : il utilise encore les ciseaux achetés en… CE2.

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Cartable offert par le site les-griottes.com. Merci à eux!

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Je ne vous oublie pas (non, jamais)

Si j’emprunte aujourd’hui (sur un ton certes un peu moqueur) ces célèbres paroles à Céline, c’est pour m’excuser platement d’avoir déserté ces lieux depuis déjà deux mois.

Il ne m’est rien arrivé, ne vous en faites pas, juste la vie. Une vie très, très remplie en cette fin d’année scolaire.

J’ai tout d’abord eu mon petit coup de folie triannuel en m’embarquant pour une virée de 4 jours dans 3 pays différents pour 3 concerts d’un groupe que j’idolâtre depuis 20 ans : les Hanson.

4 jours hors du temps entre avions, chambres d’hôtels et brunchs avec les copines de tournée, qui sont tellement plus que cela. 3 concerts, des larmes et des éclats de rires, des cris de joie et un retour sur terre toujours plus difficile, autant de moments intenses à ajouter à la folle histoire que nous écrivons ensemble depuis 17 ans.

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Après avoir refermé ce chapitre qui est certainement le plus extravagant du grand livre de ma modeste vie, j’ai bien vite refait mes bagages pour une nouvelle destination : l’Ecosse. Pas de Hanson cette fois, ni de lardons, mais 48 élèves, 4 collègues, 16 heures de bus et 14 de ferry. Des paysages incroyables, des aventures extraordinaires, et des bougies soufflées dans un décor enchanteur.

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Puis le retour à la maison, les spectacles de fin d’année, les apéros qui se prolongent et se multiplient. Les au-revoir émus aux maîtresses, aux collègues, aux élèves, aussi.

J’étais d’humeur mélancolique en rentrant à la maison après ce fameux vendredi dont la douceur ne parvient pas toujours à masquer l’amertume de ces dernières fois. Heureusement, dès le lendemain, nous avons pris la route vers le bassin d’Arcachon et un dépaysement bienvenu : une semaine de vacances familiales dans les 21.5m² de notre (très) petit mobil-home et un programme très chargé : piscine, plage, mer, glaces et club enfant.

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Alors ne m’en voulez pas trop de mon absence… je commence tout juste à rattraper les heures de sommeil en retard! Et bien entendu, il y a toujours facebook et instagram !

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L’avis avisé de l’enseignante sur le très populaire hand spinner

On a une chance incroyable, nous les profs : on est toujours à la page. On est les premiers au courant de toutes les nouvelles lubies de vos gamins, et Dieu sait qu’en dix ans de carrière, j’en ai vu défiler. Des baskets lumineuses so 2015 aux hideux bracelets élastiques, on a tout vu tout su avant tout le monde. On choppe ta gamine en train de se faire les ongles au blanco (dégueu) et ton fils se tatouer le prénom de sa copine sur tout l’avant-bras au fluo. On est d’ailleurs choqués de voir qu’il écrit LOLA alors qu’on l’a parfaitement vu en train de galocher Valentine la veille à l’arrêt de bus. Au courant de TOUT, je te dis.
Et, alors que toi cher parent te retrouves totalement médusé lorsque ton enfant rentre un beau soir en te demandant de lui acheter un « Endspineur » , nous enseignants en faisons déjà les frais depuis le début du mois.
Si pour une raison qui m’échappe tu es passé à côté de l’info (ce qui est un miracle car ça fait tout autant parler que la différence d’âge du couple Macron), voici un petit cours de rattrapage : Le Hand Spinner, ou Fidget Hand Spinner (quitte à entrer dans le détail, soyons précis dans les termes), est une sorte de petite toupie à placer entre les doigts et qui, grâce à un roulement à billes, est capable de tourner fort, fort longtemps. C’est d’ailleurs assez impressionnant, et c’est vrai que ça peut avoir un petit effet apaisant, hypnotisant. Voire sédatif.
Il parait qu’ils ont à la base été créés pour aider les enfants hyperactifs à se poser un peu (le terme fidget veut en effet dire gigoter), à se concentrer d’avantage en s’occupant les doigts.
Ayant lu un article sur le sujet grâce à cette formidable plateforme qui me tient au courant de tout ce qui se fait de mieux dans notre belle société (aka Facebook), j’étais fine prête à accueillir les premiers hand spinners dans mes classes et à en autoriser une utilisation expérimentale et raisonnée. Si cela pouvait aider les gamins à tenir le luc sur leur chaise 7 heures par jour sans péter les plombs après tout pourquoi pas.
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Voici donc en exclusivité pour toi mon premier bilan. En deux semaines seulement, j’ai observé :
  • l’effet grande nouveauté du premier spécimen tournant entre les doigts de l’élève avant-gardiste au sourire suffisant, qui attire les regards d’absolument tous les autres et les détourne donc de mon enseignement pourtant de haute qualité (I didn’t like this)
  • le hors sujet total de l’élève culotté du groupe qui me demande en plein milieu d’une correction d’exercice si je veux essayer le hand-spinner du petit malin sus-cité (la première fois j’ai dit oui. Pour toi lecteur.)
  •  le hand spinner trop spinné qui valdingue au travers de la classe
  • la compétition inopinée de spinning entre deux élèves, pour voir qui arriverait à faire tourner sa toupie le plus longtemps sur sa table (total désintérêt pour ma personne bis)
  • la recrudescence des bricolages plus traditionnels à base de ciseaux et de bouchons de stylos, car les élèves non équipés essaient de se fabriquer leur propre toupie avec… leur carte de cantine (true story. Si tu vois ton gamin rentrer avec un trou béant au milieu de sa carte tu sauras pourquoi.)
Bref, les arguments contre l’utilisation de ce petit objet en classe semblent déjà peser lourd dans la balance, don’t you think? Et je t’assure que ce n’est pas parce que l’inattention de mes élèves a mis un coup à mon égo, non : une mouche au plafond a de tout temps eu le même effet. Et je ne te parle pas du cas de l’araignée ou de l’abeille qui peut carrément te retourner une classe pendant toute l’heure.
Non, vraiment, je ne suis pas vexée par toute cette émulation, mais je t’avoue que ma patience n’est pas infinie. Et dans le cas précis du Hand Spinner, la limite fut trouvée cette semaine par l’élève acrobate qui a eu la riche idée de se la faire tourner sur le bout du nez façon Otarie du cirque Pinder alors qu’on était en train d’apprendre le fonctionnement des pronoms compléments.

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