Terreur nocturne, par Bibiche and the Spiders.

Nous avons tous déjà fait l’expérience de cet état de semi-conscience où, oscillant entre sommeil et éveil, notre cerveau perçoit et interprète les bruits de manière bien singulière. C’est à ce moment précis où, encore plongée dans un rêve dont la substance m’échappe désormais, une sorte de bourdonnement sourd et régulier vient progressivement m’extraire de ma torpeur.

J’ouvre un oeil, il fait nuit noire. Je regarde le réveil, 4h23. Mon cerveau parvient enfin à discerner le rêve de la réalité, et je réalise que ce bruit inhabituel à cette heure indue est celui de l’aspirateur. Puis soudain, un cri aigu perce la nuit, puis des pas pressés se rapprochent de ma chambre.
« Je t’en supplie, viens m’aider. »
Pas besoin d’en dire plus. J’ai compris la situation.

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J’ouvre le deuxième œil. Bibiche est assis au bord du lit et me secoue vigoureusement l’épaule.

«Y’a une grosse araignée dans les escaliers. J’ai essayé de l’aspirer mais elle a résisté et maintenant je ne la vois plus » m’avoue-t-il d’une voix vacillant entre l’incrédulité et la panique. «Tu peux venir ? Je sais que je vais me retrouver sur ton blog demain mais tant pis, s’il te plaît, lève toi !»

En bougonnant (je ne suis pas très aimable au réveil. Mes enfants m’appellent affectueusement Petit Ours Brun) je me frotte les yeux et pose un pied hors du lit.

«File moi mes crocs», dis-je d’un ton résigné mais terre à terre. J’ai beau ne pas souffrir de phobie tétanisante comme mon courageux mari, je n’ai pas vraiment envie de laisser la bestiole jouer à saute-moutons avec mes orteils pour autant.

«Pis d’ailleurs, qu’est ce que tu fous à chasser les araignées au milieu de la nuit ?»

«Je me suis levé pour aller doucher le lardon qui a chié aux culottes. J’ai vu l’araignée en redescendant. J’ai essayé de la négocier tout seul mais je te jure qu’elle a résisté à l’aspirateur.»

J’ai ravalé ma bile. Il n’est peut être pas très téméraire, mais il faut bien avouer que c’est lui qui gère les soucis nocturnes de nos lardons la plupart du temps. Ils savent bien qu’une fois que Petit Ours Brun a sombré il n’y a plus rien à en tirer : ils appellent papa.

Je me suis donc levée sans ronchonner davantage.

J’ai regardé dans les escaliers, rien.

J’ai regardé en dessous des escaliers à la lampe de poche (ce qui tire bien sur les yeux et sur la gueule en plein milieu de la nuit) : rien.

Bibiche me regardait faire depuis l’autre bout de la pièce, prêt à sauter sur une chaise si toutefois l’araignée décidait tout à coup de se venger de sa tentative d’assassinat en lui sautant dessus la bave aux lèvres.

Il fallait impérativement que je trouve cette putain d’araignée sinon il n’allait pas en dormir de la nuit.

Quelle vie de merde.

J’ai donc regardé à nouveau dans les escaliers (qui, malheur, sont couleur araignée) et, l’oeil un peu plus vif, j’ai repéré la bestiole au coin d’une marche.

Je vous la fait courte : je l’ai aspirée et je suis retournée me coucher.

«Tu éteins l’aspirateur? Mais si elle en ressort?» s’épouvante Bibiche, toujours prostré dans son coin, lorgnant sur l’aspirateur comme s’il contenait un essaim de frelons asiatiques, une bombe à retardement et une lettre d’huissier en recommandé (Bibiche est également phobique de la banqueroute)

J’ai refusé de laisser l’aspirateur allumé, il ne faut quand même pas déconner. Mais je suis allée le mettre dans l’entrée, derrière une bonne vieille porte de 50 kilos, en espérant que son araignée mutante ne soit pas dotée d’une force sur-arachnide en plus d’être capable de résister au vortex de notre bon vieil aspirateur ménager.

De retour au salon, Bibiche daigna enfin sortir de sa cachette.

«Bon… bein on ne va peut être pas se lever maintenant… »

«Il est 4 heures du mat. Non, on ne va pas se lever maintenant.»

J’ai joint le geste à la parole et suis partie me recoucher, suivie d’un fébrile Bibiche qui avait visiblement un besoin incontrôlable de se confier après le choc traumatique qu’il avait vécu et duquel il m’a rebattu les oreilles pendant de longues minutes encore:

«J’ai essayé hein mais comme je ne l’ai pas eue du premier coup et que je ne la voyais plus j’ai eu peur qu’elle me saute dessus. Ca peut sauter, les araignées?»

«Une araignée normale je ne sais pas mais celle-ci je suis sûre qu’elle pouvait voler, vu que visiblement c’était Superman.»

Bref. Au bout d’un moment il a enfin fini par se taire et j’ai pu retrouver ce sommeil tant désiré, bien que plus ou moins paisible : j’ai fait un rêve à la con dans lequel il y avait des araignées plein les murs de ma chambre et, quand j’approchais l’aspirateur pour les négocier, elles se transformaient en crabe, puis en lapin. Un joli lapin bélier que nous avions ensuite domestiqué.

Bref. Bibiche aura ma peau.

Ce second opus fait suite à au premier titre révélation Sandale dans ta gueule disponible ici

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Choisir LE cartable…

Aujourd’hui, je te parle école. Comme il fait un temps absolument dégueulasse et intolérable pour un mois d’août, autant se flinguer le moral au reste en faisant les abjectes courses de rentrée. Ne te sauve pas ! Je ne vais pas te parler de l’odieux « Polypro 21*21,7 JAUNE GC » qui figurait sur la liste de rentrée du Niminus, mais d’un truc autrement plus cool : le choix du cartable.

Le choix du cartable est au CP ce que le choix de la robe est à la mariée. Tu veux de la qualité, de l’originalité, de la beauté. Pas te marier en chemise d’hôpital raie-au-vent, ce qu’est un peu l’effet que me faisaient les cartables criards de grande surface. Ton enfant n’est pas de cet avis, bien entendu. A 6 ans, le cartable Reine des Neiges, tu l’épouses avec ardeur. Tu te contrefous de ses bretelles qui te scieront à coup sûr les épaules et de ses coutures hasardeuses qui lui perceront un trou au cul dans 6 mois.

Comme tu le vois, en plus de ne PAS trouver le cartable pratique, joli et costaud dont tu rêves, il faudra en plus négocier avec l’enfant pour qu’il lui plaise aussi (après tout, c’est lui qui devra l’assumer, pas toi).

Heureusement, je m’étais déjà renseignée sur les internets auprès de mères chevronnées et je savais que les cartables Tann’s étaient des valeurs sûres. Sûres, mais… coûteuses.

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Sélection du site les-griottes.com

Il y a 2 ans, nous avons trouvé un peu par hasard le cartable du Niminus : un Tann’s violet tout mignon, avec des petits cœurs. Zéro flocon, zéro princesse blafarde. Des bretelles rembourrées confortables (je le sais, c’est moi qui porte le cartable quand on rentre à pied #Mulet), de belles finitions bien costaudes. Il répondait à tous mes critères, mais malheureusement pas à ceux du Niminus, qui lorgnait avec envie sur Elsa à paillettes.

Comme j’ai plus d’un tour dans ma musette, je lui ai promis de customiser l’étiquette de son cartable, avec du papier Scrap, son prénom, un autocollant d’Elsa ET des strass. Elle a signé tout de suite.

Et bordel qu’on a bien fait : 6 mois plus tard, les princesses c’était trop la honte, et elle a même viré un beau jour notre jolie étiquette. Vous imaginez la scène si elle avait voulu changer de cartable en janvier du CP alors que je lui avais dit « prends en bien soin car on le garde au moins jusqu’au CE2 » ? Les années avec Elsa lui auraient semblé foutrement longues.

Nous sommes à la porte du CE2, et elle a donc déjà utilisé son cartable deux ans. Cartable qui, en deux ans, n’a pas bougé. Certes elle est assez soigneuse comme petite gosse, mais je ne pense pas m’être trompée en choisissant cette marque.

Comme le Niminus est assez chétive, et si la maîtresse ne demande pas à ce qu’elle ramène l’intégralité de son matériel tous les soirs, son cartable lui ira sans souci une année de plus : il est en super état et il lui plait toujours. Mais si en cours d’année elle croque le biscuit d’Alice et prend 20 centimètres en deux jours… On a déjà le grand frère.

Je t’ai déjà parlé du site les-griottes.com avec qui je collabore souvent qui personnalise tout un tas d’objets très cools. Eh bien figure toi qu’on peut y personnaliser un cartable Tann’s! Il y a des dizaines d’illustrations beaucoup plus chouettes que cette fichue Reines des Neiges, et on peut également inscrire le prénom de l’enfant sur la poche avant, ce qui apaise un peu la frustration de ma fille qui a un prénom qu’on ne trouve pas sur les bols bretons.

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Quand je te disais que le choix était conséquent!

En plus ça brille.

Je suis un peu jalouse.

Ma fille et moi nous sommes donc installées devant l’ordinateur pour « fabriquer » son Tann’s, et on avait l’embarras du choix tellement tout était trop beau. Quand tu as galéré à trouver UN cartable qui convienne à tout le monde, laisse moi te dire que là c’était la caverne d’Ali Baba à Byzance, et encore, je suis sûre qu’ils s’engueulaient souvent, à Byzance.

Bon, elle a pris la journée à se décider sur le motif, et m’a un peu surprise en se décidant finalement pour le chic ananas : elle aimait bien également les palmiers et la plume (elle a de bons goûts, elle tient ça de sa mère). En deux clics c’était commandé, en deux jours reçu dans un bel emballage.

C’est vrai qu’un bon cartable comme celui-ci, ce n’est pas donné. Mais je préfère mettre le prix une fois tous les trois ans et lui apprendre à prendre bien soin de son matériel plutôt que d’entrer dans la surconsommation et changer tous les ans parce que le cartable est râpé ou qu’il n’est plus à la mode du moment. Et Bibiche ne peux qu’acquiescer : il utilise encore les ciseaux achetés en… CE2.

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Cartable offert par le site les-griottes.com. Merci à eux!

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Je ne vous oublie pas (non, jamais)

Si j’emprunte aujourd’hui (sur un ton certes un peu moqueur) ces célèbres paroles à Céline, c’est pour m’excuser platement d’avoir déserté ces lieux depuis déjà deux mois.

Il ne m’est rien arrivé, ne vous en faites pas, juste la vie. Une vie très, très remplie en cette fin d’année scolaire.

J’ai tout d’abord eu mon petit coup de folie triannuel en m’embarquant pour une virée de 4 jours dans 3 pays différents pour 3 concerts d’un groupe que j’idolâtre depuis 20 ans : les Hanson.

4 jours hors du temps entre avions, chambres d’hôtels et brunchs avec les copines de tournée, qui sont tellement plus que cela. 3 concerts, des larmes et des éclats de rires, des cris de joie et un retour sur terre toujours plus difficile, autant de moments intenses à ajouter à la folle histoire que nous écrivons ensemble depuis 17 ans.

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Après avoir refermé ce chapitre qui est certainement le plus extravagant du grand livre de ma modeste vie, j’ai bien vite refait mes bagages pour une nouvelle destination : l’Ecosse. Pas de Hanson cette fois, ni de lardons, mais 48 élèves, 4 collègues, 16 heures de bus et 14 de ferry. Des paysages incroyables, des aventures extraordinaires, et des bougies soufflées dans un décor enchanteur.

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Puis le retour à la maison, les spectacles de fin d’année, les apéros qui se prolongent et se multiplient. Les au-revoir émus aux maîtresses, aux collègues, aux élèves, aussi.

J’étais d’humeur mélancolique en rentrant à la maison après ce fameux vendredi dont la douceur ne parvient pas toujours à masquer l’amertume de ces dernières fois. Heureusement, dès le lendemain, nous avons pris la route vers le bassin d’Arcachon et un dépaysement bienvenu : une semaine de vacances familiales dans les 21.5m² de notre (très) petit mobil-home et un programme très chargé : piscine, plage, mer, glaces et club enfant.

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Alors ne m’en voulez pas trop de mon absence… je commence tout juste à rattraper les heures de sommeil en retard! Et bien entendu, il y a toujours facebook et instagram !

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L’avis avisé de l’enseignante sur le très populaire hand spinner

On a une chance incroyable, nous les profs : on est toujours à la page. On est les premiers au courant de toutes les nouvelles lubies de vos gamins, et Dieu sait qu’en dix ans de carrière, j’en ai vu défiler. Des baskets lumineuses so 2015 aux hideux bracelets élastiques, on a tout vu tout su avant tout le monde. On choppe ta gamine en train de se faire les ongles au blanco (dégueu) et ton fils se tatouer le prénom de sa copine sur tout l’avant-bras au fluo. On est d’ailleurs choqués de voir qu’il écrit LOLA alors qu’on l’a parfaitement vu en train de galocher Valentine la veille à l’arrêt de bus. Au courant de TOUT, je te dis.
Et, alors que toi cher parent te retrouves totalement médusé lorsque ton enfant rentre un beau soir en te demandant de lui acheter un « Endspineur » , nous enseignants en faisons déjà les frais depuis le début du mois.
Si pour une raison qui m’échappe tu es passé à côté de l’info (ce qui est un miracle car ça fait tout autant parler que la différence d’âge du couple Macron), voici un petit cours de rattrapage : Le Hand Spinner, ou Fidget Hand Spinner (quitte à entrer dans le détail, soyons précis dans les termes), est une sorte de petite toupie à placer entre les doigts et qui, grâce à un roulement à billes, est capable de tourner fort, fort longtemps. C’est d’ailleurs assez impressionnant, et c’est vrai que ça peut avoir un petit effet apaisant, hypnotisant. Voire sédatif.
Il parait qu’ils ont à la base été créés pour aider les enfants hyperactifs à se poser un peu (le terme fidget veut en effet dire gigoter), à se concentrer d’avantage en s’occupant les doigts.
Ayant lu un article sur le sujet grâce à cette formidable plateforme qui me tient au courant de tout ce qui se fait de mieux dans notre belle société (aka Facebook), j’étais fine prête à accueillir les premiers hand spinners dans mes classes et à en autoriser une utilisation expérimentale et raisonnée. Si cela pouvait aider les gamins à tenir le luc sur leur chaise 7 heures par jour sans péter les plombs après tout pourquoi pas.
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Voici donc en exclusivité pour toi mon premier bilan. En deux semaines seulement, j’ai observé :
  • l’effet grande nouveauté du premier spécimen tournant entre les doigts de l’élève avant-gardiste au sourire suffisant, qui attire les regards d’absolument tous les autres et les détourne donc de mon enseignement pourtant de haute qualité (I didn’t like this)
  • le hors sujet total de l’élève culotté du groupe qui me demande en plein milieu d’une correction d’exercice si je veux essayer le hand-spinner du petit malin sus-cité (la première fois j’ai dit oui. Pour toi lecteur.)
  •  le hand spinner trop spinné qui valdingue au travers de la classe
  • la compétition inopinée de spinning entre deux élèves, pour voir qui arriverait à faire tourner sa toupie le plus longtemps sur sa table (total désintérêt pour ma personne bis)
  • la recrudescence des bricolages plus traditionnels à base de ciseaux et de bouchons de stylos, car les élèves non équipés essaient de se fabriquer leur propre toupie avec… leur carte de cantine (true story. Si tu vois ton gamin rentrer avec un trou béant au milieu de sa carte tu sauras pourquoi.)
Bref, les arguments contre l’utilisation de ce petit objet en classe semblent déjà peser lourd dans la balance, don’t you think? Et je t’assure que ce n’est pas parce que l’inattention de mes élèves a mis un coup à mon égo, non : une mouche au plafond a de tout temps eu le même effet. Et je ne te parle pas du cas de l’araignée ou de l’abeille qui peut carrément te retourner une classe pendant toute l’heure.
Non, vraiment, je ne suis pas vexée par toute cette émulation, mais je t’avoue que ma patience n’est pas infinie. Et dans le cas précis du Hand Spinner, la limite fut trouvée cette semaine par l’élève acrobate qui a eu la riche idée de se la faire tourner sur le bout du nez façon Otarie du cirque Pinder alors qu’on était en train d’apprendre le fonctionnement des pronoms compléments.

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10 indispensables pour un voyage à Barcelone réussi

Comme tu le sais certainement parce que tu es abonné depuis fort longtemps à ma si brillante et hilarante page facebook et à mon non moins remarquable instagram (racolage scandaleux), pendant les vacances, l’Homme et moi étions à Barcelone.

Tous les deux.

Lardon-free.

!

Autant te dire que cela ne nous était pas arrivé depuis bientôt 7 ans, quand nous avions abandonné notre Niminus de 15 mois pour aller nous marier à Las Vegas (Quel toupet). Et comme nous fêtons cette année nos 15 ans d’amûûûr (big up à Thierry d’ADP), j’ai décidé de ce voyage un beau soir de février. Ah oui, que les choses soient claires : j’ai décidé. L’Homme a suivi tel le petit vieux que sa femme traine au voyage annuel du club du troisième âge. Pour te dire : le matin du départ je lui dis « tu mettras ta brosse à dents dans la trousse de toilette« , il n’a carrément pas l’idée d’ensuite mettre la trousse de toilette dans la valise. Genre elle va y sauter de son propre chef depuis le dessus de la commode. Voyez un peu le degré d’implication du mec.

Bref. J’avais donc passé de longues soirées à écumer les sites et blogs touristiques à la recherche de bons plans ou de visites incontournables, et voici une petite sélection de 10 choses qui sont selon moi à glisser impérativement dans ta valise (et non à oublier sur le dessus de la commode) pour un séjour réussi.

1. Un léger calmant dans ton bagage à main

Pour Bibiche qui tachycarde au décollage de l’avion. Je lui ai filé un petit sédatif PC quand j’ai pris conscience qu’il était en train de faire des exercices de respiration type préparation à l’accouchement. Au retour, j’avais pris soin de lui acheter un petit doudou à la cathédrale de Barcelone (c’est à dire un Saint Christophe. On n’est jamais trop prudent)

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Porte de la Sagrada Familia

2. Un bon guide de Barcelone

S’il est vraiment bon, il te dira de te rendre en centre ville depuis l’aéroport en métro car cela ne coûte que 4.50€ pour 30 à 40 minutes de trajet, et parce que la ligne sent bon la lessive à cet endroit (ne vous en faites pas, si vous aimez avoir vos petits repères vous ne serez pas dépaysés : de nombreuses stations possèdent comme partout ailleurs une traditionnelle odeur de pisse)

Le dindon futé te conseille également de t’offrir une splendide carte de métro 10 trajets, parce qu’elle coûte un peu moins de 10€ et qu’on peut l’utiliser à plusieurs (en la compostant plusieurs fois, évidemment)

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3. Un bon appareil photo

… dont tu sais te servir, parce que sinon la frustration sera là, particulièrement dans la Sagrada Familia et ses vitraux éblouissants. La légende raconte même qu’une certaine dinde aurait versé une petite larme en levant les yeux vers les voûtes soutenues par de majestueux arbres de granit. Bref : j’ai starkiffé.

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4. Des entrées pour tous les lieux touristiques où tu veux te rendre

Exemple : nous nous sommes pointés à la Sagrada Familia à midi, et tous les tickets de la journée avaient été vendus. Heureusement donc que j’avais réservé bien avant le départ, et pour moins cher en plus. La même chose est valable pour le parc Güell, le Camp Nou et les divers musées. Ne faites pas les cons, réservez.

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Improbable mais génialissime Jésus en parachute, Sagrada Familia.

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Escalier de la Tour de la Passion

4. Du Smecta

Histoire de profiter des jus de fruits frais du marché de La Boqueria à 1€50 et de goûter tous les parfums possibles. Quitte à avoir la chiasse. Je recommande fraise / coco, un régal. Nous y sommes passés à chaque occasion. Et en fin de journée ils écoulent le stock pour 1€!

20170424_132615J’en ai les papilles qui salivent et les intestins qui spasment.

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Tu peux aussi prendre des photos du parfait touriste.

5. Des tic-tac super menthe

Pour pouvoir manger des patatas bravas à l’aïoli à tous les repas. Et d’autres tapas évidemment, mais particulièrement des patatas bravas. Et quand tu seras en train de les savourer, tu pourras te dire que je vous jalouse, toi et ton haleine de saumon d’élevage (copyright Aldebert). Parce que franchement ça cartonne.

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6. Des $ou$

Parce que les magasins ouverts jusqu’à 22h c’est juste le Graal. Ou une cause de divorce pour ton mari qui t’attend à la sortie d’une cabine à 21h30 alors que vous n’avez pas encore mangé, et à qui tu tends un Tshirt en disant « sois brave, va me chercher la taille en dessous ».

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Cette robe. 12.99€ (de l’autre côté de la porte, Bibiche qui fulmine)

7. Des tickets pour le musée du Barça (voire pour un match si ton deuxième prénom est Crésus)

Pour renvoyer l’ascenseur à ton cher et tendre et lui offrir sa minute de gloire devant les ballons d’or du Dieu Messi. Pour voir le Dieu fouler le terrain par contre le prix n’est pas paradisiaque : tu ne trouveras pas de place à moins de 60€ (même Dieu doit faire son beurre)

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8. Des poumons tout neufs

Pour grimper au Parc Güell. Malgré les escalators en pleine rue, je peux te dire qu’il se mérite, le salopard. En même temps on ne peut pas passer à côté : c’est magique. Et ça créé des petits moments de partage quand tu souffles comme un boeuf en doublant des touristes allemands et que vous vous lancez un petit sourire entendu qui veut dire « toi aussi t’en chie, hein? »

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Là, c’est moi qui fait la pouf. En vrai j’avais les bronches qui sifflaient. J’ai l’endurance d’un chihuahua sur un tapis de course.

9. Des good shoes

Quitte à laisser un peu le style de côté, mais tout semble finalement assez proche sur le plan alors on se retrouve vite à faire de grands trajets à pieds. Tu vas même peut-être découvrir que de marcher en ville quand on n’a pas un lardon en poussette, un sac à langer de 10 kilos et un Niminus en trottinette à transbahuter, c’est finalement assez agréable. La promenade à son sens premier, quoi.

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Les téléphériques étant en grève au retour, nous sommes redescendus de Montjuïc à pied.

10. Sa relaxitude pour vivre à l’heure espagnole

On est en vacances, pas au boot camp : on se lève quand on veut, on mange ce qu’on veut, quand on veut! C’est le moment d’en profiter et d’oublier la ritournelle courgettes / compote / et un petit chocolat si t’as bien mangé tes courgettes. Nous on s’est même fait un deuxième petit déjeuner à la place du repas de midi. Les lardons auraient été enthousiasmés par le projet.

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Là dessous, y’a des pancakes. On ne se refuse vraiment rien.

Dernière chose…

Si ton compagnon de voyage cadre comme une savate : n’en change pas. Achète-toi plutôt l’une de ces immondes perches à selfie.

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Réalisé sans trucages. Copyright Bibiche 2017.

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Plus de photos de notre séjour à Barcelone sur mon instadinde!

 

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Test des gourdes isothermes C Mon Etiquette

J’adore voir le printemps revenir, pouvoir retourner lire au soleil, voir les petites fleurs qui poussent dans le jardin, et les lardons qui ratassent dehors toute la journée.

Le truc que je kiffe un peu moins? Qu’ils rentrent dans la maison toutes les 30 secondes avec leurs bottes pleines de terre pour un oui ou pour un non alors que je viens de passer l’aspi. Ce n’est pas une nouveauté 2017, je me souviens de ma propre mère qui hurlait quand je revenais de mes escapades parce que j’en ramenais plein la maison : de la terre, des feuilles, de l’herbe, du sable…

Oui oui, du sable. Je n’habitais pas en bord de mer, mais mon voisin avait une entreprise de maçonnerie et donc d’immenses tas de sable dans lesquelles tout le quartier allait faire des galipettes. Je rentrais donc avec du sable dans les cheveux, les oreilles, les ourlets du pantalon… Parfois l’été nous nous mettions même tous en culotte pour faire du saut en longueur!

Et dire qu’à l’époque, je trouvais ma mère psychorigide de se crisper dès que je passais le pas de la porte. Laisse moi te dire que depuis que je suis en charge de mon propre ménage, j’ai radicalement changé d’avis sur la question.

Bref revenons en à 2017 et aux lardons qui, eux, jouent dans le bac à sable du jardin (beaucoup moins fun que les dunes de mon enfance) et qui rentrent toutes les 5 minutes pour des raisons qui sont à mon avis les mêmes qu’il y a 30 ans : venir aux toilettes, venir se moucher, venir boire ou venir porter plainte contre le frère / la soeur qui lui a mis un coup de râteau. Vrai ou faux?

Je n’ai pas encore installé de toilettes sèches ni de palais de justice au fond du jardin, mais pour les mouchoirs et l’eau, j’ai trouvé la solution : j’envoie tout ça dehors avec eux.

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Il y a quelques mois, j’ai en effet reçu en test de super gourdes personnalisables. J’ai choisi parmi plus de 10 designs sur le site de C mon étiquette (des plumes pour le Niminus, des petits monstres pour le lardon), et j’ai ensuite pu ajouter du texte. Rien de bien original ici, j’ai opté pour le prénom des lardons. Et la bonne nouvelle, c’est qu’elles sont isothermes!

Nous les avons essayées dans de nombreuses situations : en pique-nique, en stage poney (le Niminus, pas moi), et j’ai également plusieurs fois subtilisé celle de ma fille pour l’emmener en classe. Le lardon, râpe, refuse de me prêter la sienne.

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Le système est bien fait car on ne peut pas refermer le bouchon si la valve est encore ouverte (comme à droite)

Ces jolies gourdes ont une capacité de 350ml (juste bien) et sont en inox, donc un peu lourdes, mais isothermes! Les lardons peuvent donc les emmener dans le jardin et avoir accès à de l’eau fraîche tout l’après-midi. Et ils lancent une mode : cet après-midi, le petit voisin est venu jouer avec sa gourde sous le bras. Avec les beaux jours qui reviennent et après l’infection urinaire du Niminus en début de mois, j’espère que cela les encouragera à boire d’avantage. Et vu qu’ils sont ces temps-ci horripilés par la bave des autres (genre si je croque leur gâteau ils n’en veulent plus car il est manifestement mortellement contaminé par ma bave de crapaud), ils sont ravis d’avoir chacun la leur!

Merci à C Mon Etiquette pour ce chouette test, la dinde approuve et les lardons aussi!

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Portrait sur le vif

Le lardon est entré depuis peu en pleine révolution artistique. Alors qu’il ne me dessinait jusque là que des grabouillis en m’affirmant après coup que c’était une fusée (ça en avait vaguement la forme), depuis quelques mois il gère le bonhomme patate. Et depuis ce moment là, j’essaie -vainement- de lui faire dessin le portrait de sa chère mère adorée. Il y a toujours quelque chose de touchant à se voir à travers les dessins de ses enfants. Le Niminus me dessinait toujours avec des cheveux incroyables, d’une longueur infinie et d’un volume de déesse. Elle m’habillait de robes à volants, de fleurs et de paillettes, et m’honorait même d’une couronne de reine sur la tête.

Désormais malheureusement elle adhère au courant réaliste : elle me dessine en crocs.

Je comptais donc résolument sur la relève pour voir à nouveau mon image sublimée par un petit être en adoration. Jusque ici donc, aucun succès. Malgré mes requêtes et mes supplications, le lardon n’a jamais voulu me tirer le portrait. Alors vous imaginez ma joie lorsque je suis rentrée du boulot et qu’il avait spontanément griffonné au stylo bille un portrait familial!

« tiens maman regarde j’ai dessiné la famille! »

« oh mais c’est génial ça! » dis-je, extatique. Nous avons observé l’oeuvre sur le champ.

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La mère sur le vif, Lardon, 2017 (4 ans)

Voilà. Je suis le personnage central, au visage rose bonbon et à la chevelure mystérieusement violette. J’esquisse un petit sourire de contentement qui n’est pas sans rappeler celui de la Monna Lisa. Pour son premier portrait, le lardon avait décidé de nous représenter dans une scène du quotidien. En effet, voici son analyse :

« Tu vois, là c’est moi. Je suis sur les WC, et toi tu m’essuies les fesses. Et là, c’est le Niminus qui ouvre la porte pour nous regarder »

Bon voilà. Le lardon fait dans l’hyperréalisme lui aussi. Pas d’idolâtrie, de mère-sirène à la chevelure flamboyante pour le lardon, pas de fleurs ni d’arc-en-ciels, juste une mère torcheuse de petits culs et des enfants sans pudeur. Le quotidien sans apparat. Au moins j’ai le sourire. La satisfaction du travail bien fait se lit sur mon visage. Qui sait, peut-être a-t-on enfin percé le secret de l’énigmatique sourire de la Joconde*?

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Niminus, 5 ans. J’ai même les boucles d’oreilles.

*Minute culture : l’aviez vous déjà remarqué? La Jonconde n’a pas (ou plus) de sourcils.

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Un homme improbable

Une fois n’est pas coutume, je ne vais pas vous parler des lardons, de nos dernières sorties ni même de ma petite personne ou de mon entrejambe qui ne faisait pas le fier il y a 8 ans tout pile (trending topic sur ma page facebook depuis samedi). Parce qu’aujourd’hui, c’est une journée spéciale. On a sorti la vaisselle des grands jours et on a même mis des petites serviettes dedans. Parce qu’aujourd’hui, c’est l’anniversaire d’un protagoniste secondaire de ce blog mais qui tient pourtant le premier rôle dans mon coeur depuis tant d’années.

… Je précise qu’il faut lire cette dernière phrase en ricanant sous cape. L’homme a en effet une petite tendance à la mièvrerie. Pas de bol pour lui : moi pas du tout. Par contre, je m’en amuse énormément. Pas de « mon coeur mon amoûûr » pour lui, je l’affuble plutôt de sobriquets ridicules que les enfants commencent d’ailleurs à reprendre : il y a quelques jours, le lardon a été surpris de me voir rentrer sans saluer son père dans la seconde. Il s’est exclamé : « Ben! Tu fais pas de bisous à Bibiche? » – rires hilares de l’assemblée (moi)

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Se geler les oreilles ou porter le bonnet de sa femme? Bibiche a tranché.

Comme vous l’aurez compris, le romantisme (auquel je suis à son grand regret hermétique) n’est pas l’atout séduction de L’Homme. Moi ce que j’aime, c’est rire. Et ce qui est formidable avec cet homme, c’est qu’il est drôle malgré lui : that’s the best kind!

C’est en effet un homme assez improbable. Un homme qui m’offre la même paire de boucles d’oreilles en double par ce que sur le site il avait renseigné un 2 dans la case « quantité » puisqu’il souhaitait acheter deux boucles d’oreilles.

Un homme qui mesure le mur et calcule savamment qu’il faudra poser neuf laies et demi de papier peint, et qui en achète donc dix rouleaux en se disant que quand même, la facture est rudement salée pour un mur de six mètres de long (tu m’étonnes).

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Se faire tremper ou utiliser le parapluie à paillettes? Bibiche a tranché.

Un homme qui rentre de courses tout fier de s’être acheté des tongs tout seul, se flattant du modèle choisi avec goût et expertise, puis qui déchante en voulant me faire un défilé de mode car il se rend compte qu’il a pris deux pieds droits.

Un homme qui a un peu trop tendance à s’emballer et qui cède vite à la panique quand il ne m’entend plus, parce qu’il a toujours peur que je « calanche dans un coin », particulièrement lorsque je suis dans le bain : il vient régulièrement vérifier que je suis encore à la surface. Même chose quand je me relève la nuit, il rapplique systématiquement à la manière d’un fidèle petit caniche pour vérifier que je puisse bien maintenir la position verticale. A sa défense, il m’a déjà rattrapée deux fois en pleine chute : fortiche Bibiche!

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Poule de luxe

C’est un Homme qui est à mes petits soins donc, qui se porte volontaire pour m’aider à me mettre des gouttes dans les yeux, puis qui m’enfile l’embout en plastique sous la paupière, persuadé de la précision de son geste médical, me rayant la cornée au passage et m’obligeant à me mettre de la pommade cicatrisante en plus des gouttes dans les yeux pendant plusieurs jours (j’ai kiffé)

Bref, j’ai à la maison un homme qui se mord les doigts quand il mange un sandwich, qui hurle de terreur au saut du lit quand il croit voir un serpent par terre alors que c’est une ceinture, ou qui fait n’importe quoi quand il téléphone pour s’occuper les mains, genre mettre un coup de ciseau dans un drap ou faire tournoyer la ficelle des stores et se coller l’embout en plastique dans l’oeil. Bref, un Homme improbable.

Improbable, mais formidable.

(zéro sarcasme)

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#BibicheForever

Photos issues de mon instadinde

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Des pompons pour encourager les bons comportements {éducation}

« Attention, si vous ne vous dépêchez pas de vous habiller vous n’aurez pas de dessin animé ce soir! »

Franchement, qui n’a jamais prononcé cette phrase pour tenter de faire s’activer les lardons qui sont encore en pyjama à 8h10 alors qu’il faut partir à l’école à 8h20? Et si par malheur l’enfant met les deux pieds dans le même sabot, le parent s’énerve tout seul, monte dans les tours, punit à tour de bras et finalement regrette de s’être emporté sitôt les enfants déposés à l’école. Et pour couronner le tout, le soir venu, le parent ne veut pas se démonter en revenant sur sa punition et les gamins se retrouvent privés d’écran même s’ils sont adorables tout le reste de la journée : c’est un système perdant-perdant. En tout cas, je me suis retrouvée dans cette situation de nombreuses fois et je me couchais toujours le soir en me disant que je n’avais pas super bien géré mon coup.

Puis en avril dernier, je suis tombée par hasard sur un site américain détaillant un système de « reward jar » (un bocal à récompenses) que nous expérimentons depuis avec les lardons.

[Attention : réflexion pédagogique] J’ai souvent lu qu’il ne fallait pas récompenser les enfants pour leurs bons comportements, ni pour leurs bons résultats scolaires. L’envie de bien se comporter, ou de bien travailler, ne doit pas être motivée extrinsèquement par la récompense (paye ton jargon de l’EN). On doit le faire pour le plaisir de s’améliorer et de tendre vers le mieux. C’est sûr que ce serait l’idéal, mais au quotidien, que ce soit à la maison ou au travail (où je donne des gommettes et des tampons smiley à mes élèves), je ne vois que des avantages à mettre les enfants dans une spirale de réussite, même s’il y a la carotte au bout.

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Les objectifs quotidiens

Pour commencer, nous leur avons présenté le système en leur demandant de trouver 3 objectifs chacun, facilement réalisables. Des petits trucs sur lesquels travailler pour que la vie de famille soit la plus sereine possible. En gros : de nous dire quels types de comportement nous faisaient généralement péter les plombs. Sans surprise, le lardon nous a dit qu’il pouvait s’engager à mettre ses chaussures tout seul (ce qu’il refusait de faire à l’époque à la maison et qui me faisait hurler tous les matins), à ne pas se relever le soir (ce qui nous faisait hurler tous les soirs) et à ne pas nous faire répéter les consignes 10 fois.

2Au bout d’un mois le problème « chaussures » avait été totalement réglé et nous sommes passés à la vitesse au dessus…

Le Niminus a quant à elle bien ciblé qu’on se fâchait bien souvent sur les devoirs qu’elle faisait en trainant la patte. Elle a eu plus d’objectifs différents que son frère au cours de l’année, en fonction de certaines mauvaises habitudes qui commençaient à s’installer, comme couper la parole ou sauter dans la maison (à longueur de journée, cela tape grandement sur le système)

Une fois les trois objectifs définis et notés sur les bocaux joliment décorés, nous avons pris l’habitude chaque soir avant le coucher de faire un petit bilan de la journée. Chaque enfant énonce les objectifs de sa journée et nous décidons ensemble s’ils ont été atteints. Ils gagnent donc un pompon à chaque réussite.

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Les pompons bonus

Les lardons participent à leur niveau aux tâches ménagères, en débarrassant la table et en vidant le lave vaisselle par exemple. Ils ne peuvent pas gagner de pompon pour cela car ce n’est pas une fleur qu’ils nous font mais un comportement normal. Mais lorsqu’ils décident d’eux-mêmes de faire un petit quelque chose de plus, l’Homme ou moi pouvons décider de leur attribuer un pompon bonus. Un rangement de chambre sans sommation de notre part, de placard à chaussures, aller se doucher en autonomie ou tout simplement lorsqu’il n’y a pas eu de conflit entre eux de la journée (autant vous dire que ce pompon est rarement attribué pendant les vacances!)

Les pompons… malus

Il est rare que nous reprenions les pompons durement gagnés, mais il y a une circonstance dans laquelle nous le faisons : la violence verbale ou physique. Là dessus j’avoue que je suis très chiante (et voilà, j’ai perdu 1 pompon pour le gros mot!)

Mais alors, à quoi ça sert ces pompons?

Les pompons gagnés deviennent alors leur monnaie d’échange. Bien souvent, cela nous permet de réguler le temps d’écran des lardons. Un dessin animé (environ 20 minutes) leur coûtera 4 pompons (2 chacun), alors qu’une vingtaine de minutes de jeu sur la tablette leur en coûtera 3. Nous avons aussi convenu avec eux d’autres récompenses plus onéreuses, comme des « sorties pokémon » (= jouer à Pokémon Go dans la rue) à 10 pompons ou un McDo à 30 pompons (ça régule également le Mc Do car en bientôt 1 an nous n’y sommes allés qu’une fois). L’Homme a également accepté de mettre un hamster sur la liste des récompenses, mais à ce jour il reste fort onéreux : 200 pompons. Sans la cage. L’Homme préfère ne prendre aucun risque.

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L’Homme dans le rôle du percepteur récupérant la taxe « dessin animé »

Je leur propose aussi parfois de contribuer en pompons lorsqu’ils me tannent pour acheter quelque chose : par exemple le Niminus a déjà perdu 3 élastiques (pour sauter à l’élastique), donc la dernière fois elle m’a donné des pompons pour que je lui en rachète un nouveau. Je trouve que cela contribue à lui apprendre la valeur de l’argent, et à prendre encore davantage soin de son matériel.

Le sujet épineux de la triche

Nous avons mis un point d’honneur à leur expliquer que ce système se basait sur la confiance et l’honnêteté, donc la réserve à pompons est dans un tiroir libre d’accès. A ce jour, je ne les ai jamais surpris à se servir dedans, ou dans le bocal de l’autre. Nous avons également été souvent surpris de la solidarité fraternelle qui se mettait en place lorsque l’un des enfants était à court de pompons pour un dessin animé : l’autre lui donnait de bon coeur l’un de ses pompons (en disant : allez, je te paye un dessin animé!)

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La sortie pokémon à 10 pompons faisant travailler les maths…

Le bilan

Bien entendu ce n’est pas une formule magique ou un remède miracle : à l’heure qu’il est le lardon est toujours en train de faire le bazar dans sa chambre et est déjà allé maintes fois dans le lit de sa soeur. Mais en mettant des mots avec eux sur les comportements qui généralement créent une situation tendue, nous arrivons globalement à travailler dessus et à les dépasser. En tout cas au bout d’un an, ils ne sont pas lassés du système qui a déjà subit de nombreuses évolutions. L’Homme est lui aussi convaincu, il aimerait d’ailleurs que j’accepte d’avoir mon propre bocal à objectifs (ranger ma chambre, ne pas laisser trainer mes boucles d’oreilles partout… la liste serait longue)

Bien sûr, ce système peut prendre de nombreuses formes, le bocal peut devenir boîte, les pompons (que vous trouverez dans tous les magasins de loisirs créatifs) peuvent être remplacés par d’autres petits objets comme des boutons, des coquillages… L’important étant qu’il y ait quand même de la diversité car les lardons adorent choisir les couleurs au gré de leurs envies.

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Enfin, je vous rappelle que mon souhait ici était uniquement de vous présenter une méthode qui fonctionne plutôt pas mal dans notre famille et à laquelle j’ai trouvé de nombreux bénéfices, notamment celui de beaucoup moins crier (il n’y a pas que les enfants qui s’améliorent 😉 ). Si vous pensez que cette méthode peut fonctionner avec vos enfants, je vous rappelle juste qu’il est important d’en établir les règles avec eux, en décidant ensemble de quelques objectifs simples à réaliser et des récompenses, et de toujours garder de la souplesse pour ne pas vous enfermer dans un système trop rigide.

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Le ballon militantiste

Hier matin, alors qu’un rayon de soleil faisait une furtive apparition et malgré un vent qui a véritablement fait décoller le Niminus sur quelques centimètres (cette enfant est en carton), nous sommes partis direction le centre-bourg pour prendre l’air et chasser le Pokémon.

Comme tu le sais, je ne suis pas sportive, mais je t’assure que cette activité fait travailler le cardio : il faut en effet être hyper alerte quand l’enfant en charge du Pokédex (= ton portable affublé d’une odieuse dragonne de cou) chasse le Pikachu sans regarder où il met les pieds et celui dont ce n’est pas encore le tour galope jusqu’à la prochaine intersection.

Hier était un jour de chasse semblable à tous les autres, sauf qu’au moment où ils débattent généralement pour savoir qui fera tourner le Pokéstop, le lardon a repéré d’un oeil ébahi le Saint Graal de tous les lardons du monde : un arbre à ballons. Tu sais, un arbre à ballons! Ce vil mât semblable à un porte-manteau que l’on trouve à l’entrée de tous les restaurants gastronomiques des familles (genre Flunch) et orné de mille ballons aux couleurs criardes au bout d’une mirifique tige en plastique. L’objet de toutes les convoitises, quoi!

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Je me suis d’abord demandé ce que faisait un tel présentoir devant la pharmacie de mon patelin. Sans mes lunettes, je ne pouvais pas lire le texte qui y était inscrit, mais les couleurs plutôt sérieuses des ballons et la police pas très funky collaient bien avec une pub pour un médoc pas très olé-olé, genre crème anti-hémorroïdes.

Les lardons ont voulu s’approcher, mais j’ai tout de suite opposé mon véto en avançant l’argument massue suivant : nous avions visité un restaurant étoilé l’avant-veille, donc en matière de tige à ballons qui traînent partout dans la baraque, nous étions déjà bien assez équipés.

Et puis, il y avait deux mecs un peu chelous à côté des ballons, et je n’avais en aucun cas envie qu’il me mettent le grappin dessus pour me sonder sur mes besoins en matière de crème à trou de balle (même s’il parait que ça marche du tonnerre contre les poches sous les yeux).

Eh bien figurez-vous que ces ballons n’étaient aucunement pharmaceutiques. Mais ils avaient quand même bien un lien avec les trous de balle, puisqu’ils étaient… politiques. En effet,  au moment même où mes yeux de taupiqueur (ceci est tout à fait un nom de Pokémon) ont réussi à faire la mise au point sur le texte des ballons,  le mec qui était en train de les arranger en algorithme bleu-blanc-rouge s’est mis à hurler « Filloooon! Tu vas te ramasser aux électioooons! » (ou autre éclat vocal à teneur philosophiquement semblable et qui rime avec -on)

Et le texte des ballons? Je vous le donne en mille :

Votez Macron!

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Bref. Nous passâmes prestement notre chemin pour nous rendre à notre destination initiale : le monument aux morts (qui est également un Pokéstop).

Et depuis, je repense beaucoup à ces militants 2017 et à la stratégie électorale de cette équipe de communication en imprimant des ballons-Macron, en les plaçant au bout de tiges en plastique puis en demandant à de jeunes militants d’aller les distribuer devant des pharmacies de campagne un samedi matin. J’ai plusieurs pistes, plus ou moins plausibles :

  • Ils pensent que les 3/6 ans ont le droit de vote et tentent de les soudoyer. Ils avaient bien pensé aux bonbons-Macron mais avaient peur du scandale politique lorsque le grand public apprendrait que des militants appâtaient les enfants dans les rues franc-comtoises en leur filant des bonbecs.
  • Le ballon offert à l’enfant n’est qu’un prétexte pour harponner les jeunes parents si dépourvus de sommeil qu’ils en deviennent un peu mous du neurone  – et donc fort manipulables.
  • Ils ont repris l’équipe de com’ qui avait persuadé Raffarin de devenir le disciple idéologique de Lorie et sa positive attitude. Grand moment de la vie politique française.
  • Ils vivent dans le monde de Charlotte aux Fraises (c’est à dire encore plus cul-cul la praloche que les Bisounous) et pensent réellement qu’un adulte lambda qui va chercher ses médocs pour sa sinusite chronique ou ses verrues plantaires un samedi matin serait tout bonnement enthousiasmé à l’idée de rentrer chez lui avec son petit sachet papier sous le bras et un ballon-Macron fièrement hissé au dessus de la tête.
  • Ils se disent que la jeune mère débordée qui passe devant ce troupeau de moutards se battant pour avoir le dernier ballon bleu se souviendra soudain qu’elle ne doit surtout pas oublier d’aller racheter sa pilule, et qu’elle leur offrira un vote de reconnaissance.
  • Ils pensent tout simplement que leur électorat cible est constitué principalement de gens malades. C’est vrai, peut-être que ce n’est pas la gastro saisonnière qui file la gerbe à toute la population, mais le climat politique actuel. Et ça ne va pas aller en s’arrangeant, regardez : l’électeur, non réjouit de se faire entuber de tous les côtés, ne peut désormais même plus aller acheter sa vaseline en paix.

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